6 septembre 2009


Selon le « Guide du candidat » fourni aux candidats par l’ADQ…

Le président du comité électoral a comme responsabilités :

a) de confectionner les bulletins de candidatures;
b) de recevoir et de confirmer les bulletins de candidatures;
c) la sélection du comité électoral;
d) de la sélection et de la formation du personnel électoral;
e) la reconnaissance des membres aptes à voter;
f) de l'élaboration et de l'actualisation de la liste électorale ainsi que d'autres taches connexes.

Voyons ensemble de quelle façon les tâches ont été accomplies. Tout d’abord, je n'apprendrai rien à personne en disant que je fais partie de l'équipe de Jeff Plante.

Dès le début, nous avons éprouvé des difficultés à nous procurer des bulletins de renouvellement (ARF). Cela a perduré jusqu'à ce que Jeff menace d'aviser les médias auprès du président du comité électoral. La permanence de l’ADQ nous les fournissait au compte-gouttes.

Cela a pris près de trois semaines à partir de la date officielle de mise en candidature de Jeff avant que l'on puisse avoir accès à la liste des membres, qui avait pourtant été remise depuis quelque temps déjà aux trois autres candidats.

De plus, il s'est passé plusieurs jours avant que Jeff soit affiché sur le site web de l'ADQ. En effet, le lien pour le financement a été non fonctionnel pendant plusieurs jours. Encore là, nous avons dû user de persuasion afin que cela soit corrigé. Par contre, cela a pris quelques heures après l’annonce de disqualification de Jeff pour que tout soit retiré. Le lien vers la page Twitter de Jeff a aussi été mal transcrit et cela a pris plus de deux semaines avant d’être enfin corrigé!

Ensuite, les questions du premier débat de la course le 23 août furent envoyées aux organisateurs des trois autres candidats avant le débat, mais envoyées à un simple bénévole de Jeff par courriel. Jeff a tout de même eu la gentillesse de conserver les questions écrites par les jeunes et maintenant, on lui dit que ce geste de sa part démontre qu’il n’y a pas eu faute grave.

Pour continuer, les bulletins de candidatures des quatre candidats furent tous déposés sans être estampillés à la réception, comme cela se fait partout ailleurs dans des courses de ce genre , que ce soit au municipal, au provincial ou au fédéral.

Lorsque nous avons demandé de vérifier les corrections du comité électoral, nous avons découvert que dans le bulletin de candidature, qui comprend en majorité les feuilles de signatures d’appuis, il y avait au-delà de 33% des feuilles qui comportaient des erreurs de vérifications (parfois même plusieurs erreurs par page) de la part du comité électoral. Ces erreurs sont de divers types. Par exemple, plusieurs membres étaient classés dans la mauvaise région, des membres tout juste renouvelés étaient toujours classés comme étant échus, ou de nouveaux membres étaient classés comme non-membres.

J’ai aussi eu l’occasion de vérifier les bulletins de candidatures des trois autres candidats. À leur lecture, j'ai aussi remarqué le même genre d'erreurs, ainsi que celle-ci, plus incohérente, du comité électoral qui avait accepté un appui dont plusieurs informations, ainsi que la signature sur le bulletin, étaient manquantes!

Lors de cette même vérification, on a refusé de me soumettre le nombre total de signatures par région pour chacun des bulletins. Ce fut Me Talbot, le président du comité électoral, qui m'annonça son refus par téléphone et ce, devant témoins. Le prétexte étant que les candidats ne savaient pas encore le nombre exact, mais que je pouvais tout de même, si je le désirais, prendre deux semaines pour tout compter!

Toutes ces irrégularités relèvent du président du comité électoral, l’avocat Pierre Eloi Talbot. Il a manqué à ses engagements en tant que président de la façon suivante.

Dans la confirmation de la recevabilité des bulletins de candidatures… Aucun bulletin ne fut estampillé, ce qui est digne d'un parti de république de bananes!;

Dans le choix et la formation du personnel… Les gens employés à la vérification ne possédaient pas les qualités de rigueur nécessaire à cet exercice et on peut en vérifier le résultat, par des dizaines d'erreurs relevées, et cela, chez chacun des candidats;

Dans l'élaboration d'une liste de membres à jour... Plusieurs membres furent notés comme non membres ou membre échus;

En ne respectant pas le délai pour confirmer les candidatures, soit le 24 août à 17:00.

Quand je regarde tous les manquements de ce président, je suis en droit de me questionner et de douter de sa capacité à procéder à la distribution des codes secrets qui permettront aux membres de voter, ainsi que de la légitimité du prochain chef qui sera élu le 18 octobre sous sa supervision.

Si l'ADQ a vraiment envie de jouer dans la cour des grands et de cesser d'être un troisième choix, elle doit cesser cet amateurisme qui règne depuis trop longtemps déjà!

Je demande par le fait même la démission de Me Pierre Eloi Talbot et cela, dans les délais les plus brefs, afin de minimiser les effets catastrophiques de sa présidence sur la formation politique.

Mise à jour 12 septembre 2009: Alors que Me Talbot insinuait que le coulage d'informations privées et confidentielles venait de Jeff Plante sur les ondes de Radiopirate, on apprend aujourd'hui qu'un autre cas de coulage d'informations privées et confidentielles, dont Me Talbot en est encore un acteur, est survenu, tel que relaté sur le blog de Joanne Marcotte.

12 août 2009

OH! QUE JE SUIS PAS SURPRISE!!!

en référence à mon texte du 25 avril sur l'insalubrité de l'hopital de Sorel.

Éclosion de C. Difficile

Sorel-Tracy, le 7 août 2009. –.La direction du CSSS Pierre-De Saurel souhaite informer la population de la MRC Pierre-De Saurel qu'il y a actuellement une éclosion de Clostridium difficile à l'Hôtel-Dieu de Sorel, que l'ensemble des mesures déjà en place ont été resserrées et sont appliquées de façon rigoureuse par tout le personnel et que la collaboration des visiteurs est demandée en vue d'optimiser les mesures de prévention et de contrôle. Nous rappelons aux visiteurs qui se présentent dans l’établissement de respecter les consignes d’hygiène, qui sont primordiales en tout temps, et de collaborer aussi en observant rigoureusement les mesures de prévention mises en place dans l'établissement, entre autres les sept consignes aux visiteurs

Une éclosion …

Nous tenons à préciser qu’il est rare que l’on puisse expliquer une situation d’éclosion par un seul facteur, car c’est presque toujours la combinaison de plusieurs facteurs qui est à l’origine d’une éclosion.

Actuellement, nous comptons 11 personnes ayant une infection de C. difficile qui sont rassemblées (cohortées) sur la même unité de soins. Malheureusement, depuis le début juin, quatre personnes qui présentaient un état de santé très précaire sont décédées. Toutefois, les analyses ne permettent pas d'établir si le décès est directement lié au C. difficile puisqu'il affecte une population âgée avec de multiples maladies sévères pouvant contribuer au décès. Quant aux autres patients, leur situation évolue positivement.

Des mesures rigoureuses…

« Nous travaillons en étroite collaboration avec la Direction de la santé publique et nous tenons à rassurer la population à l’effet qu’actuellement, l’ensemble des mesures reconnues sont appliquées de façon rigoureuse : investigation, suivi constant, audits et mesures de contrôle prescrites.

Nous sommes confiants que ces efforts donneront des résultats positifs très prochainement. », a affirmé M. Benoit Marchessault, directeur général du CSSS.

En dernier lieu, nous voulons rappeler toute l’importance de la collaboration de la population afin de s’assurer de bien suivre les sept consignes aux visiteurs, et ce, pour permettre aux usagers de recevoir les meilleurs traitements possibles dans un environnement sécuritaire

Les 7 consignes aux visiteurs :
• Lavage de mains au gel (en entrant et en sortant de l’établissement).

• Respect des heures de visite.

• Respect des limites du nombre de visiteurs (1 visiteur à la fois en période d’éclosion).

• Respect des mesures en cours pour les patients en isolement visités (gants et blouse + lavage de mains à l’eau et au savon).

• Pas de visite lorsque l’on présente fièvre, toux ou diarrhée.

• Limiter la visite des enfants de moins de 12 ans, si patient en isolement.

• Suivre les directives de l’agent de sécurité ou du personnel soignant pour permettre aux usagers de recevoir les meilleurs traitements possibles dans un environnement sécuritaire.

Pour toutes informations sur le C. difficile, n’hésitez pas à communiquer avec Info-Santé, au 811, ou rendez-vous sur le site du Centre de santé et services sociaux Pierre-De Saurel :
www.santemonteregie.qc.ca/sorel-tracy

Daniel Vincent

17 juin 2009



L'animateur de radio Jeff Plante se lance dans la course à la chefferie pour l'ADQ.

Il a fait le lancement officielle mardi le 16 juin, sous le thème lAction adroite, se distinguant ainsi des autres candidats de centre, centre-gauche.

Nous avons sincèrement essayé de convaincre Michel Kelly-Gagnon de se présenter comme candidat à la chefferie pour l'ADQ, mais en vain.

Nous avons vraiment besoin d'un candidat de DROITE , qui résistera aux pressions médiatiques, qui apportera une vrai maison à aire ouverte où l'on pourra se sentir libre, libre de penser,libre de choisir et où la famille prendra une place importante.

Je vous invite tous à joindre le groupe d'appui pour Jeff Plante.Le seul candidat de DROITE dans la course.

http://www.facebook.com/home.php?ref=home#/group.php?gid=82615536698

12 mai 2009

Comment on suit le développement d'un chantier au parti libéral?

Allez voir.... un 16 secondes instructif.



http://www.youtube.com/watch?v=4GW0JR6ZzBU

25 avril 2009

Je reviens de voir ma grand-mère qui a un faible taux de globules et une vrai pneumonie a l'Hôpital de Sorel.

L'hôpital est vraiment sale... les planchers ne sont lavés qu'une seule fois par semaine ,au 3 ième étage. Mon grand-père trouve disuctable qu'il lave avec de l'eau sale en plus!

La santé de nos ainées est très fragile et nous par les coupures dans l'entretien aggravons leurs condition, plutôt que de donner l'entretien au privé . Cela auras surement un effet sur la qualité du travail et les couts qui y sont rattachés

ça vaut la peine de s'y penché ne serait-ce que pour un meilleur entretien.

24 avril 2009

vivement le privé en santé


Selon une enquête de l’IEDM sur la mixité de la pratique médicale, le Québec se prive de l’équivalent de 790 médecins spécialistes les jours de semaine


Montreal, 22 avril 2009 - Le Québec pourrait réduire les listes d’attente des médecins spécialistes et maximiser leur offre d’heures disponibles si on les autorisait à travailler à la fois dans le secteur public et dans le secteur privé, ce qui ajouterait l’équivalent de 790 médecins spécialistes à temps plein les jours de semaine.

Dans une Note économique publiée par l’Institut économique de Montréal (IEDM), une auteure de cette enquête sur la mixité de la pratique médicale, l’économiste Julie Frappier, précise que «plus de la moitié (51%) des médecins spécialistes sont prêts à travailler 4 heures par semaine dans le secteur privé; cela, tout en souhaitant à 68% que le gouvernement impose un minimum de 35 heures de travail dans le secteur public avant d’offrir des heures dans le secteur privé».

Le vice-président et économiste en chef de l’IEDM, Marcel Boyer, conclut que «le Québec a les ressources pour augmenter l’accessibilité aux soins de santé; tant que l’ouverture à une plus grande participation du secteur privé – tout en préservant le rôle d’assureur de l’État – continue d’être bloquée, le gaspillage de ressources va se poursuivre».

Des médecins prêts à travailler plus

Les résultats de l‘enquête auprès des médecins spécialistes montrent qu’en plus d’être intéressés à travailler dans le secteur privé pendant la semaine, 38,6% et 30,4% d’entre eux sont prêts à offrir près de 4 heures en moyenne les soirs de semaine et les week-ends. Cela équivaut à l’ajout de 740 spécialistes à temps plein durant les soirs de semaine et à 1924 durant les fins de semaine. Ainsi, autoriser les médecins spécialistes à travailler à la fois dans le public et le privé permettrait de combler en bonne partie la pénurie de spécialistes.

Des ressources sous-utilisées

En juin dernier, l’IEDM a précisé dans une enquête que 54% des infirmières sont disposées à travailler les jours de semaine dans le secteur privé, en plus de leur semaine de travail normale dans le secteur public. En décembre 2007, une autre enquête de l’IEDM a révélé que les salles d’opération des hôpitaux du Québec sont utilisées à 50% de leur capacité les jours de semaine.

De nombreuses mesures seront nécessaires pour corriger la pénurie de médecins spécialistes. Par contre, les systèmes de santé provinciaux fonctionnent encore largement dans le cadre de la Loi canadienne sur la santé, qui s’oppose à des réformes qui pourraient améliorer l’accessibilité et alléger la pression sur les contribuables.

Le Canada est en queue du peloton des pays de l’OCDE pour l’accès aux médecins spécialistes. De nombreux États européens, tels que la France, l’Allemagne et la Suède, ont un système de santé mixte, où les fournisseurs privés en soins de santé peuvent apporter une contribution importante à la santé publique, augmenter l’efficacité du système et réduire considérablement les listes d’attente.

Méthodologie de l’enquête

L'échantillon étudié comprend 581 médecins spécialistes. L'enquête a utilisé deux formulaires: un questionnaire exhaustif affiché sur le Web et un questionnaire plus court mettant l'accent sur les paramètres de l'offre de temps en réserve. Ce dernier a été envoyé aux médecins par l'entremise des associations de médecins spécialistes qui ont accepté d'acheminer par courriel le questionnaire à leurs membres.

Les présidents des associations affiliées à la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) ont été approchés pour solliciter la participation de leurs membres. Après une revue de la littérature sur le sujet, 19 entrevues ont été menées avec les différents présidents de ces associations, afin de valider le cadre contextuel des soins de santé et les hypothèses de l'étude. Le questionnaire a été approuvé par cinq médecins avant le lancement de l'étude, afin d'assurer sa pertinence. Les médecins spécialistes du Québec ont ensuite été invités, sur une base volontaire, à remplir le questionnaire.

Les auteurs

La Note économique intitulée Médecins spécialistes au Québec: évaluation de l’offre de réserve a été préparée par Marcel Boyer, vice-président et économiste en chef de l’IEDM, et Julie Frappier, économiste de la santé et titulaire d’une maîtrise en économie de l’Université de Montréal.

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L’Institut économique de Montréal est un organisme de recherche et d’éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses études et ses conférences, l’IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché.

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Renseignements et demandes d’entrevues: André Valiquette, directeur des communications, Institut économique de Montréal, Tél. : (514) 273-0969 p. 2225 / Cell. : (514) 574-0969 / Courriel : avaliquette (@iedm.org)


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16 avril 2009

Bond du nombre de médecins non participants à la RAMQ : « Seul un système de santé mixte peut résoudre ce problème » -Éric Caire

2009-04-16, 15:45

« La démonstration n’est plus à faire : notre système de santé, par la surcharge de travail qu’il impose, étouffe littéralement nos médecins. Ce n’est pas une surprise de constater que les médecins fuient un réseau qui ne correspond pas à leurs attentes. Un système de santé mixte permettrait à tous les médecins non participants à la RAMQ, et à ceux qui songent à le devenir, d’exercer leur pratique dans un établissement public fort et de la compléter dans le privé. Cela permettra de préserver tous les services aux Québécois sans augmenter leur fardeau fiscal », a déclaré Éric Caire.

Le député de La Peltrie, qui remarque que les signaux en faveur d’un système de santé mixte ne cessent de se multiplier, invite le gouvernement libéral à s’ouvrir les yeux et à arrêter de nier la réalité comme il le fait depuis maintenant six ans. « Notre système de santé se retrouve dans seulement deux autres pays : Cuba et la Corée du Nord. Je pense que les Québécois méritent mieux et les médecins aussi », a plaidé le porte-parole adéquiste.

Rappelons qu’à la dernière législature de l’Assemblée nationale, l’Action démocratique du Québec avait déposé le projet de loi 392 sur la mixité de la pratique médicale. Cette démarche avait été appuyée par la Fédération des médecins spécialistes du Québec, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec et Fédération des médecins résidents du Québec. Cette dernière avait d’ailleurs déclaré que « la pratique mixte, telle que décrite dans le projet de loi no 392, constitue un exemple de la façon dont le système privé, lorsque bien encadré, peut renforcer le système public plutôt que de le mettre en péril »

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4 avril 2009


RIEN À AJOUTER... À PART QUE CELA AURAIT BIEN PU ÊTRE UN SAPIN

30 mars 2009

Ce qui m'irrite le plus n'est pas le cabinet qui s'est agrandit,mais plutôt le fait que 17 personnes soient payées plus par dérogations. voir le texte en référence.

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/200903/29/01-841419-explosion-de-la-masse-salariale-du-gouvernement-charest.php

La rémunération offerte au personnel politique est fixée selon des normes correspondant à celles en vigueur dans la fonction publique pour des postes équivalents.

Or, Québec ne respecte pas toujours ses propres normes, certains se voyant offrir un salaire bien supérieur au maximum autorisé.

C'est les cas présentement pour 17 employés politiques, qui ont cette chance de bénéficier d'une dérogation salariale.

Par exemple, en principe, un directeur de cabinet aura droit, à compter du 1er avril, à un salaire annuel maximal de 116 549 $. Mais quatre d'entre eux touchent en fait une rémunération plus alléchante, grâce à une dérogation aux normes autorisée par leur ministre.

Le recours à la dérogation n'est pas un phénomène nouveau. En 2005, le cabinet du premier ministre avait offert à Michel Guitard un revenu annuel de 170 000 $ pour exercer la fonction de directeur des communications, alors que le maximum permis était de 110 000 $.



http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/200903/30/01-841773-les-salaires-verses-au-personnel-politique-sement-lindignation.php


Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
Québec

Les fonctionnaires sont estomaqués et les partis d'opposition crient au scandale, après avoir pris connaissance des montants versés en salaires au personnel politique du gouvernement.

Il faut en conclure que le gouvernement Charest prend les contribuables québécois pour des «guichets automatiques», selon la chef par intérim de l'Action démocratique du Québec, Sylvie Roy.

«C'est absolument scandaleux», renchérit Sylvain Simard, le porte-parole de l'opposition officielle, en matière d'administration publique.

En ces temps économiques difficiles, «le gouvernement devrait être le premier à donner l'exemple», ajoute-t-il.

Leurs commentaires font suite aux révélations faites dimanche par La Presse Canadienne, selon lesquelles la masse salariale mise à la disposition des cabinets ministériels a augmenté de près de 30 pour cent depuis l'élection des libéraux en 2003, passant de 18,9 millions $ à 26,4 millions $.

Il n'en fallait pas plus pour que Mme Roy qualifie l'attitude du gouvernement en la matière de «mépris» envers la population et «d'insouciance». «C'est indécent», a-t-elle résumé, lundi, lors d'un entretien téléphonique.

Elle note aussi que le gouvernement a fait grimper la facture de salaires des employés politiques de 3,8 millions $, peu avant d'annoncer dernièrement une hausse de la taxe de vente et des tarifs pour 2011, et alors que les Québécois sont déjà lourdement taxés.

«La moutarde me monte au nez!», ajoute la députée, très en colère contre le gouvernement.

Du côté du Parti québécois, on juge surtout que le gouvernement fait preuve d'arrogance, en agissant de la sorte.

«C'est une autre manifestation qu'on sent tous de l'arrogance de ce troisième mandat libéral, (d'un gouvernement) qui se fiche absolument des contribuables», selon M. Simard.

Interrogé à ce propos, alors qu'il était en conférence de presse dans le dossier du CHUM, à Montréal, le premier ministre Jean Charest a défendu ses choix.

Il a dit qu'avec 18 ministres, son gouvernement précédent ne suffisait pas à la tâche. Il a donc fait passer le conseil des ministres de 18 à 26 membres, en décembre dernier, «et de toute évidence cela coûte plus cher».

Il a justifié ce choix par la taille du territoire québécois et le contexte économique.

«Je ne présenterai pas d'excuses pour cette décision, surtout en cette période de défis économiques», a-t-il dit.

Mais cela n'a pas convaincu les fonctionnaires du gouvernement, qui rappellent que le gouvernement a fixé lui-même, sans négocier, leurs salaires et conditions de travail.

Le porte-parole du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), Christian Daigle, s'est dit «estomaqué», en constatant ce qu'il qualifie de «double discours» du gouvernement.

Le SFPQ pense que le gouvernement devrait donner l'exemple sur le plan des dépenses, avant d'entreprendre la prochaine ronde de négociations du secteur public.

«Qu'on ne vienne pas nous dire après ça qu'il faut réduire la taille de l'État, en s'attaquant aux services directs à la population», poursuit-il, en mettant en garde la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, contre toute tentative de s'en prendre aux fonctionnaires lors de la prochaine ronde de négociations du secteur public.

«Elle devra regarder dans sa cour en premier avant de s'asseoir et négocier», a-t-il fait savoir, par voie de communiqué.