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Je suis un grand admirateur de Pierre Foglia. Ses papiers portent tous à réflexion. "La caméra pas cachée" est celui qui m'a touché droit au coeur. J'occupe un poste de préposé aux bénéficiares (PAB) depuis 24 ans dans un établissement du réseau de la santé. Je suis aussi impliqué syndicalement depuis 18 ans. Je suis donc a même de constater tous les aspects que comporte ce "job" qui est en fait une vocation. Comment rester insensible à la souffrance de mes semblables? Comment faire afin de continuer a donner mon 100% malgré les contraintes budgétaires imposées par les divers gouvernements? Comment dois-je réagir lorsque certains médias sensationalistes ne montrent que les mauvais côtés de mon métier? Il y a des jours ou j'ai envie de tout foutre en l'air, mais je suis toujours là. Pourquoi? Parce-que contrairement aux gestionnaires de carrière mes yeux voient la détresse et la dépendance dans le regard des patients. Et que dire des sourires et des remerciements que m'offrent ces mêmes patients? Eux qui me demandent: "Mais comment faite- vous pour courrir ainsi?" Ou encore: "Vous êtes patient, vous!" Oui c'est vrai je suis ainsi, c'est moi et j'en suis fier. Il est vrai que certaines personnes ne cadrent pas dans ce décor qui demande patience et compassion. Mais croyez-moi ils sont minoritaires. Le pire ennemi de la personne hospitalisée est nul autre que le gouvernement lui-même. Le réseau de la santé et le personnel qui le compose n'est pas rentable. Que fait-on à Québec? On coupe le plus possible. Ou? Dans tous les services. On coupe à l'entretien ménager, à la cuisine, aux soins-infirmiers mais rarement sinon jamais les postes cadres. Certaines personnes détentrices de postes cadres justifient leur généreux salaires en comptant les couches, en sermonnant un membre du personnel s'il utilise trop de gants ou s'il ose manger un repas qu'il vont jeter de toute façon. Les priorités sont-elles au bons endroits? Qu'en pensez-vous? Les gouvernements se succèdent et ne font que blâmer leurs prédécesseurs pour la pénurie de personnel, les listes d'attente, les civières de plus en plus nombreuses dans les corridors. Pendant qu'ils se chamaillent nous tenons ce foutu réseau à bout de bras depuis des décénnies. Que fait-on afin de nous remercier? On nous impose, via une loi spéciale adoptée sous-baîllon, nos conditions de travail et salariales jusqu'en 2010! Belle façon de nous motiver, non? On nous répète sans cesse que notre population est viellissante. On forme un comité de ci, on fait une étude de çela, mais finalement on ne fait que parler et nos ainés eux pendant ce temps se multiplient à vue d'oeil. Y aura t-il un jour un homme ou une femme politique qui réalisera que les personnes travaillant dans les CLSC, hôpitaux, CHSLD, centres de réadaptation ainsi qu'en résidences privées ne sont pas en usine mais dispensent des soins éssentiels à des êtres humains? Si vous connaissez cette personne donnez moi son nom, ça presse, car ella aura mon vote, c'est certain!
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12 juin 2007
28 avril 2007
La culture de camouflage de Couillard.
Cette « culture » a eu des conséquences bien avant le cas de Sainte-Justine, selon M. Caire. La bactérie C difficile, l'insalubrité dans les centres d'hébergement: tels sont autant d'exemples de ce que reproche le député adéquiste au ministre Philippe Couillard. M. Caire fonde ses accusations en rappelant que ce sont les médias qui ont mis au jour ces histoires, et non pas le ministère de la Santé.
http://www.radio-canada.ca/actualite/zone_libre/2007/04/27/001-ste-justine_accueil.asp
Les commentaires d'Eric Caire porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé
Bactérie pseudomonase à l'Hôpital Sainte-Justine: « Le ministre Couillard doit mettre fin à la culture de camouflage et de résignation dans le système de santé au Québec » Éric Caire
2007.04.27
Québec, 27 avril 2007) Le critique de l'Opposition officielle en matière de santé, monsieur Éric Caire, a fortement dénoncé la culture de camouflage et de résignation entretenue dans le système de santé par le ministre de la santé, Philippe Couillard. Le député adéquiste s'est questionné sur le rôle que le ministre de la Santé aurait dû jouer dans l'affaire des cas d'infection à la bactérie pseudomonase à l'hôpital Ste-Justine en 2004. « Le ministre était-il au courant de l'affaire ? Et s'il l'était, pourquoi n'en a-t-il pas informé la population ? Depuis 2003, le ministre entretient le flou et manque complètement de transparence envers les Québécois. Les citoyens soulèvent des questions et des inquiétudes légitimes mais Philippe Couillard ne semble pas s'en préoccuper. »
Suite à l'infection de plus de 50 nouveaux-nés et au décès de 6 d'entre eux à cause de la bactérie pseudomonase à l'hôpital Ste-Justine entre 2004 et 2005, Éric Caire s'est indigné de voir s'accumuler les cas de décès dus à l'insalubrité dans les hôpitaux québécois.
Éric Caire a sommé le ministre Couillard de mettre fin au camouflage et d'informer les Québécois sur l'état pitoyable des infrastructures en santé. « Le ministre Couillard entretient la méfiance et l'inquiétude en camouflant l'état réel de nos hôpitaux. Les cas d'infection dus à l'insalubrité s'accumulent et ça ne semble pas inquiéter le ministre qui se comporte comme si tout était sous contrôle. Il devra agir de façon responsable envers les Québécois. Même les parents des jeunes victimes de Sainte-Justine n'ont pas été informés de la cause du décès de leur enfant. Si ce n'est pas une culture de camouflage qui s'est installée dans le système, je me demande bien ce que c'est. »
Rappelant l'excellent travail déployé par le personnel de la santé à Ste-Justine comme dans tous les hôpitaux québécois, le député adéquiste a tout de même tenu à rappeler les nombreux cas d'infection qui se sont déclarés partout au Québec depuis 2004 tels les infections au C. difficile dans des dizaines d'hôpitaux et les conditions sanitaires dans les foyers pour personnes âgées.
http://www.radio-canada.ca/actualite/zone_libre/2007/04/27/001-ste-justine_accueil.asp
Les commentaires d'Eric Caire porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé
Bactérie pseudomonase à l'Hôpital Sainte-Justine: « Le ministre Couillard doit mettre fin à la culture de camouflage et de résignation dans le système de santé au Québec » Éric Caire
2007.04.27
Québec, 27 avril 2007) Le critique de l'Opposition officielle en matière de santé, monsieur Éric Caire, a fortement dénoncé la culture de camouflage et de résignation entretenue dans le système de santé par le ministre de la santé, Philippe Couillard. Le député adéquiste s'est questionné sur le rôle que le ministre de la Santé aurait dû jouer dans l'affaire des cas d'infection à la bactérie pseudomonase à l'hôpital Ste-Justine en 2004. « Le ministre était-il au courant de l'affaire ? Et s'il l'était, pourquoi n'en a-t-il pas informé la population ? Depuis 2003, le ministre entretient le flou et manque complètement de transparence envers les Québécois. Les citoyens soulèvent des questions et des inquiétudes légitimes mais Philippe Couillard ne semble pas s'en préoccuper. »
Suite à l'infection de plus de 50 nouveaux-nés et au décès de 6 d'entre eux à cause de la bactérie pseudomonase à l'hôpital Ste-Justine entre 2004 et 2005, Éric Caire s'est indigné de voir s'accumuler les cas de décès dus à l'insalubrité dans les hôpitaux québécois.
Éric Caire a sommé le ministre Couillard de mettre fin au camouflage et d'informer les Québécois sur l'état pitoyable des infrastructures en santé. « Le ministre Couillard entretient la méfiance et l'inquiétude en camouflant l'état réel de nos hôpitaux. Les cas d'infection dus à l'insalubrité s'accumulent et ça ne semble pas inquiéter le ministre qui se comporte comme si tout était sous contrôle. Il devra agir de façon responsable envers les Québécois. Même les parents des jeunes victimes de Sainte-Justine n'ont pas été informés de la cause du décès de leur enfant. Si ce n'est pas une culture de camouflage qui s'est installée dans le système, je me demande bien ce que c'est. »
Rappelant l'excellent travail déployé par le personnel de la santé à Ste-Justine comme dans tous les hôpitaux québécois, le député adéquiste a tout de même tenu à rappeler les nombreux cas d'infection qui se sont déclarés partout au Québec depuis 2004 tels les infections au C. difficile dans des dizaines d'hôpitaux et les conditions sanitaires dans les foyers pour personnes âgées.
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3 avril 2007
mettre fin au monopole public en santé
Le Devoir - Édition du mardi 03 avril 2007
Éminence grise de l'ADQ, le Dr Stephen Morgan fera le saut en politique fédérale avec les conservateurs
L'architecte de la position de l'Action démocratique du Québec en faveur du privé en santé, le Dr Stephen Morgan, s'apprête à faire le saut en politique fédérale avec les conservateurs. Son objectif: modifier la Loi canadienne de la santé afin de mettre fin au monopole public.
Imprimer
Le Dr Morgan a confirmé au Devoir que le Parti conservateur lui a proposé de briguer les suffrages sous sa bannière lors des prochaines élections. L'aventure intéresse celui qui se décrit comme «un homme de devoir». «Pour moi, ce qui est important, c'est que les idées que j'ai toujours défendues aillent de l'avant. Et si on m'a approché, c'est parce qu'on connaît mes idées. D'ailleurs, plusieurs des conseillers de M. Harper sont des adéquistes avec qui j'ai travaillé en 2002», explique le Dr Morgan.
Stephen Morgan est un ardent défenseur d'un changement en profondeur du système de santé. Devant le puits sans fond que sont devenus les services de santé au Québec (la santé accapare annuellement 43 % du budget provincial), mais aussi dans tout le pays, le Dr Morgan estime qu'il est temps de mettre fin à l'«hypocrisie».
«Le système canadien a besoin d'être adapté. C'est essentiel. Mais le problème avec la loi canadienne sur la santé, c'est qu'elle a une valeur identitaire et qu'il y a une religion anti-privé. Il y a aussi la crainte de l'ogre américain. Il faut trouver un juste milieu qui ressemble à ce que les pays européens ont réussi», soutient-il.
En 2002, le Dr Morgan a participé aux travaux de réflexion sur la santé au sein de l'ADQ, ce qui avait mené à la présentation d'un rapport intitulé En santé autrement. Il était même présenté comme le ministre de la Santé d'un éventuel gouvernement de l'ADQ. À l'approche des élections générales, il avait décidé de ne pas monter dans le train adéquiste.
Les adversaires péquistes et libéraux n'avaient pas tardé à prendre d'assaut l'ADQ et les changements proposés, n'hésitant pas à démoniser le chef Mario Dumont. La débâcle électorale de l'ADQ six mois plus tard avait forcé par la suite Mario Dumont à revoir ses propositions. Au cours de la récente campagne électorale, le chef adéquiste n'a pas présenté un plan d'action aussi précis qu'il y a quatre ans, se limitant à promettre l'ouverture de cliniques privées pour régler le problème des patients en attente d'une chirurgie. Il a toutefois réitéré sa vision d'un système mixte de santé.
Pour Stephen Morgan, l'importante percée de l'ADQ la semaine dernière «réhabilite une vision de la droite». Cela ouvre la porte à une contribution accrue du secteur privé, qui s'additionnerait aux services publics en place. Mais encore faut-il que l'ADQ forme le prochain gouvernement. «Je suis content parce que Mario Dumont est dans l'antichambre du pouvoir. Il a besoin d'à peu près deux ans pour se préparer», croit le Dr Morgan qui ajoute: «Être de droite, ce n'est pas être mesquin, ce n'est pas manquer d'empathie. C'est d'abord responsabiliser les individus. Mais aussi la décentralisation des pouvoirs».
C'est donc dans cet esprit que le Dr Morgan aborde la possibilité d'être candidat conservateur. Au cours des dernières semaines, deux dirigeants du Parti conservateur (PCC) ont communiqué avec lui, dont l'organisateur en chef pour le Québec, Pierre Coulombe. Au PCC, on refuse de confirmer ou d'infirmer les approches faites auprès du Dr Morgan; on se borne à dire que le travail de recrutement va bon train.
Un «vent nouveau»
Stephen Morgan est associé à l'heure actuelle à Santé Canada. Auparavant, le Dr Morgan qui est spécialisé en chirurgie, a travaillé à l'hôpital Saint-Luc. Il a également été directeur général de l'hôpital de Lachine. Dans la jeune soixantaine, il souhaite profiter du «vent nouveau» qui souffle sur les relations fédérales-provinciales depuis que Stephen Harper est premier ministre du Canada.
Selon lui, la loi canadienne de la santé est «trop rigide»; la présence des conservateurs est une occasion de l'assouplir. Du même coup, le gouvernement Harper pourrait concentrer ses activités en santé là où ses compétences sont requises (la santé animale, les épidémies potentielles et leurs conséquence sur le commerce international, par exemple). «Le rôle d'un gouvernement fédéral en santé, c'est d'abord de s'occuper de ses oignons. La loi canadienne de la santé balise l'aide fédérale en santé. Et elle est étouffante, elle est excessive», explique le Dr Morgan.
Il n'est pas question de se satisfaire de la loi 33 qui permet des chirurgies dans le secteur privé pour les genoux, les hanches et les cataractes. Pour le Dr Morgan, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, «a accouché d'une souris». «Le jugement Chaoulli, c'est une opportunité perdue parce qu'on pouvait ouvrir au privé de façon équilibrée. En se limitant à trois chirurgies, c'est l'aggravation de l'hypocrisie», soutient le Dr Morgan.
Un système de santé mixte où se croisent public et privé permettrait un contrôle des prix et le contrôle de la qualité d'une industrie aujourd'hui souterraine, croit-il. «C'est le "free for all". Le seul contrôle, c'est la loi du marché», assure-t-il.
Ce dernier prône notamment la mise en place d'un ticket modérateur, afin de freiner la surutilisation des services de santé. Déjà, il y a quatre ans, le Dr Morgan défendait l'idée selon laquelle l'accès aux médecins spécialistes devrait être payant à moins que le patient ne soit envoyé par un omnipraticien. Aux yeux du Dr Morgan, il est impensable qu'un pédiatre fasse de la vaccination ou que des parents se rendent aux urgences avec leur bébé fiévreux à cause d'une otite. Il suggère que l'on attribue davantage de responsabilités aux infirmières. «J'ai fait de la médecine pendant trente ans, 80 % de ce qui se présente dans une salle d'urgence, peut être réglé en 5-10 minutes par une infirmière», affirme le Dr Morgan.
Si le Dr Morgan décide de se lancer en politique fédérale, ce sera pour défendre ces idées. Et l'enthousiasme ne semble pas lui faire défaut.
Source: http://www.ledevoir.com/2007/04/03/138038.html
Éminence grise de l'ADQ, le Dr Stephen Morgan fera le saut en politique fédérale avec les conservateurs
L'architecte de la position de l'Action démocratique du Québec en faveur du privé en santé, le Dr Stephen Morgan, s'apprête à faire le saut en politique fédérale avec les conservateurs. Son objectif: modifier la Loi canadienne de la santé afin de mettre fin au monopole public.
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Le Dr Morgan a confirmé au Devoir que le Parti conservateur lui a proposé de briguer les suffrages sous sa bannière lors des prochaines élections. L'aventure intéresse celui qui se décrit comme «un homme de devoir». «Pour moi, ce qui est important, c'est que les idées que j'ai toujours défendues aillent de l'avant. Et si on m'a approché, c'est parce qu'on connaît mes idées. D'ailleurs, plusieurs des conseillers de M. Harper sont des adéquistes avec qui j'ai travaillé en 2002», explique le Dr Morgan.
Stephen Morgan est un ardent défenseur d'un changement en profondeur du système de santé. Devant le puits sans fond que sont devenus les services de santé au Québec (la santé accapare annuellement 43 % du budget provincial), mais aussi dans tout le pays, le Dr Morgan estime qu'il est temps de mettre fin à l'«hypocrisie».
«Le système canadien a besoin d'être adapté. C'est essentiel. Mais le problème avec la loi canadienne sur la santé, c'est qu'elle a une valeur identitaire et qu'il y a une religion anti-privé. Il y a aussi la crainte de l'ogre américain. Il faut trouver un juste milieu qui ressemble à ce que les pays européens ont réussi», soutient-il.
En 2002, le Dr Morgan a participé aux travaux de réflexion sur la santé au sein de l'ADQ, ce qui avait mené à la présentation d'un rapport intitulé En santé autrement. Il était même présenté comme le ministre de la Santé d'un éventuel gouvernement de l'ADQ. À l'approche des élections générales, il avait décidé de ne pas monter dans le train adéquiste.
Les adversaires péquistes et libéraux n'avaient pas tardé à prendre d'assaut l'ADQ et les changements proposés, n'hésitant pas à démoniser le chef Mario Dumont. La débâcle électorale de l'ADQ six mois plus tard avait forcé par la suite Mario Dumont à revoir ses propositions. Au cours de la récente campagne électorale, le chef adéquiste n'a pas présenté un plan d'action aussi précis qu'il y a quatre ans, se limitant à promettre l'ouverture de cliniques privées pour régler le problème des patients en attente d'une chirurgie. Il a toutefois réitéré sa vision d'un système mixte de santé.
Pour Stephen Morgan, l'importante percée de l'ADQ la semaine dernière «réhabilite une vision de la droite». Cela ouvre la porte à une contribution accrue du secteur privé, qui s'additionnerait aux services publics en place. Mais encore faut-il que l'ADQ forme le prochain gouvernement. «Je suis content parce que Mario Dumont est dans l'antichambre du pouvoir. Il a besoin d'à peu près deux ans pour se préparer», croit le Dr Morgan qui ajoute: «Être de droite, ce n'est pas être mesquin, ce n'est pas manquer d'empathie. C'est d'abord responsabiliser les individus. Mais aussi la décentralisation des pouvoirs».
C'est donc dans cet esprit que le Dr Morgan aborde la possibilité d'être candidat conservateur. Au cours des dernières semaines, deux dirigeants du Parti conservateur (PCC) ont communiqué avec lui, dont l'organisateur en chef pour le Québec, Pierre Coulombe. Au PCC, on refuse de confirmer ou d'infirmer les approches faites auprès du Dr Morgan; on se borne à dire que le travail de recrutement va bon train.
Un «vent nouveau»
Stephen Morgan est associé à l'heure actuelle à Santé Canada. Auparavant, le Dr Morgan qui est spécialisé en chirurgie, a travaillé à l'hôpital Saint-Luc. Il a également été directeur général de l'hôpital de Lachine. Dans la jeune soixantaine, il souhaite profiter du «vent nouveau» qui souffle sur les relations fédérales-provinciales depuis que Stephen Harper est premier ministre du Canada.
Selon lui, la loi canadienne de la santé est «trop rigide»; la présence des conservateurs est une occasion de l'assouplir. Du même coup, le gouvernement Harper pourrait concentrer ses activités en santé là où ses compétences sont requises (la santé animale, les épidémies potentielles et leurs conséquence sur le commerce international, par exemple). «Le rôle d'un gouvernement fédéral en santé, c'est d'abord de s'occuper de ses oignons. La loi canadienne de la santé balise l'aide fédérale en santé. Et elle est étouffante, elle est excessive», explique le Dr Morgan.
Il n'est pas question de se satisfaire de la loi 33 qui permet des chirurgies dans le secteur privé pour les genoux, les hanches et les cataractes. Pour le Dr Morgan, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, «a accouché d'une souris». «Le jugement Chaoulli, c'est une opportunité perdue parce qu'on pouvait ouvrir au privé de façon équilibrée. En se limitant à trois chirurgies, c'est l'aggravation de l'hypocrisie», soutient le Dr Morgan.
Un système de santé mixte où se croisent public et privé permettrait un contrôle des prix et le contrôle de la qualité d'une industrie aujourd'hui souterraine, croit-il. «C'est le "free for all". Le seul contrôle, c'est la loi du marché», assure-t-il.
Ce dernier prône notamment la mise en place d'un ticket modérateur, afin de freiner la surutilisation des services de santé. Déjà, il y a quatre ans, le Dr Morgan défendait l'idée selon laquelle l'accès aux médecins spécialistes devrait être payant à moins que le patient ne soit envoyé par un omnipraticien. Aux yeux du Dr Morgan, il est impensable qu'un pédiatre fasse de la vaccination ou que des parents se rendent aux urgences avec leur bébé fiévreux à cause d'une otite. Il suggère que l'on attribue davantage de responsabilités aux infirmières. «J'ai fait de la médecine pendant trente ans, 80 % de ce qui se présente dans une salle d'urgence, peut être réglé en 5-10 minutes par une infirmière», affirme le Dr Morgan.
Si le Dr Morgan décide de se lancer en politique fédérale, ce sera pour défendre ces idées. Et l'enthousiasme ne semble pas lui faire défaut.
Source: http://www.ledevoir.com/2007/04/03/138038.html
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24 février 2007
«Est-ce que la santé est vraiment une priorité pour nos politiciens durant la campagne électorale?»
http://www.cyberpresse.ca/article/20070223/CPACTUALITES/702230831/6050/CPACTUALITES
Les médecins dénoncent les plans régionaux d'effectifs médicaux
Émilie Côté
La Presse
Il faudra s'y faire, la pénurie de médecins ne sera pas réglée avant 2015. Mais le gouvernement aggrave le problème en diminuant le nombre de médecins dans les hôpitaux universitaires pour les mettre en poste en région. La Fédération des médecins spécialistes et la Fédération des médecins résidents du Québec sonnent l'alerte.
En conférence de presse, la FMSQ et la FMRQ ont remis en question les plans régionaux d'effectifs médicaux (PREM). Depuis 2003, le ministère de la Santé produit un plan chaque année afin de répartir équitablement les médecins dans la province.
Les fédérations admettent qu'il y a une pénurie de médecins, autant dans les centres universitaires que dans les hôpitaux éloignés des grands centres. «C'est une réalité que nous ne pouvons pas changer, soutient le Dr Gaétan Barrette, président de la FMSQ. Mais on ne peut pas résoudre les deux problématiques en même temps.»
Dans le PREM de 2007, on annonce que des départs ne seront pas remplacés dans les hôpitaux universitaires, au profit de postes en région. «L'objectif est louable, mais la conséquence est grave», avertit le Dr Barrette. Si un enfant de l'Abitibi souffre de leucémie, il sera traité à Sainte-Justine, même s'il y a un pédiatre de plus à son hôpital, a-t-il illustré. «Il ne faut pas juste placer un pédiatre en région. Il faut une équipe et un milieu d'expertise», a ajouté la Dre Thérèse Côté-Boileau, présidente de l'Association des pédiatres du Québec.
La FMSQ craint particulièrement pour les services universitaires de pédiatrie, d'anesthésie, de radiologie diagnostique et d'hémato-oncologie. Le Dr Barrette parle «d'effet domino». «Ce sont des spécialités qui sont pivots dans un hôpital. Dès que vous touchez à ces spécialités-là, vous diminuez l'offre de service pour la population de la région, et conséquemment, pour la population du Québec.»
Les PREM nuisent également à la formation des nouveaux médecins, souligne le Dr Martin Bernier, président de la FMRQ. Chaque année, le ministère de la Santé dévoile son plan trop tard, «rendant impossible la planification de recrutement».
«Depuis quelques années, c'est devenu pratique courante que les médecins qui sont sur le point de prendre leur retraite s'entendent avec leur résident remplaçant», poursuit-il. Avec le nouveau PREM, le médecin sortant doit remettre sa démission, effective le 30 novembre de l'année en cours. «On ne peut pas demander à un médecin qui pratique de démissionner cette année, parce que cette année, on recrute un résident, qui lui, va partir en fellow (surspécialisation clinique) et revenir dans deux ans, a commenté le Dr Barrette. On crée un trou de deux ans dans les effectifs, donc on baisse les services.»
Promesses libérales
En conférence de presse, le Dr Barrette a également commenté la promesse libérale d'embaucher 1500 médecins d'ici 2012. Ce n'est pas une promesse, considère-t-il, mais une réalité. «Selon l'annonce, essentiellement, les étudiants en médecine qui sont actuellement dans les programmes vont réussir leur examen. On est très content, ironise-t-il. C'est comme nous annoncer que, pour les cinq prochaines années, le soleil va se lever tous les matins... à l'est!»
Jean Charest promet également aux Québécois la garantie d'être opérés dans un délai de six mois. Pour cela, il faudra plus de lits, donc plus d'argent, plaide le Dr Barrette. «Le bloc opératoire est la première chose qui ralentit dans un hôpital quand l'urgence déborde. L'urgence déborde car il manque de lits aux étages.»
«Est-ce que la santé est vraiment une priorité pour nos politiciens durant la campagne électorale?» s'interroge le président de la FMSQ.
Seul le Parti libéral a affirmé que la santé était sa priorité, signale le radiologiste. «Mais il a annoncé le statu quo budgétaire. C'est clair qu'il n'y aura pas d'amélioration dans le système de santé.»
Les médecins dénoncent les plans régionaux d'effectifs médicaux
Émilie Côté
La Presse
Il faudra s'y faire, la pénurie de médecins ne sera pas réglée avant 2015. Mais le gouvernement aggrave le problème en diminuant le nombre de médecins dans les hôpitaux universitaires pour les mettre en poste en région. La Fédération des médecins spécialistes et la Fédération des médecins résidents du Québec sonnent l'alerte.
En conférence de presse, la FMSQ et la FMRQ ont remis en question les plans régionaux d'effectifs médicaux (PREM). Depuis 2003, le ministère de la Santé produit un plan chaque année afin de répartir équitablement les médecins dans la province.
Les fédérations admettent qu'il y a une pénurie de médecins, autant dans les centres universitaires que dans les hôpitaux éloignés des grands centres. «C'est une réalité que nous ne pouvons pas changer, soutient le Dr Gaétan Barrette, président de la FMSQ. Mais on ne peut pas résoudre les deux problématiques en même temps.»
Dans le PREM de 2007, on annonce que des départs ne seront pas remplacés dans les hôpitaux universitaires, au profit de postes en région. «L'objectif est louable, mais la conséquence est grave», avertit le Dr Barrette. Si un enfant de l'Abitibi souffre de leucémie, il sera traité à Sainte-Justine, même s'il y a un pédiatre de plus à son hôpital, a-t-il illustré. «Il ne faut pas juste placer un pédiatre en région. Il faut une équipe et un milieu d'expertise», a ajouté la Dre Thérèse Côté-Boileau, présidente de l'Association des pédiatres du Québec.
La FMSQ craint particulièrement pour les services universitaires de pédiatrie, d'anesthésie, de radiologie diagnostique et d'hémato-oncologie. Le Dr Barrette parle «d'effet domino». «Ce sont des spécialités qui sont pivots dans un hôpital. Dès que vous touchez à ces spécialités-là, vous diminuez l'offre de service pour la population de la région, et conséquemment, pour la population du Québec.»
Les PREM nuisent également à la formation des nouveaux médecins, souligne le Dr Martin Bernier, président de la FMRQ. Chaque année, le ministère de la Santé dévoile son plan trop tard, «rendant impossible la planification de recrutement».
«Depuis quelques années, c'est devenu pratique courante que les médecins qui sont sur le point de prendre leur retraite s'entendent avec leur résident remplaçant», poursuit-il. Avec le nouveau PREM, le médecin sortant doit remettre sa démission, effective le 30 novembre de l'année en cours. «On ne peut pas demander à un médecin qui pratique de démissionner cette année, parce que cette année, on recrute un résident, qui lui, va partir en fellow (surspécialisation clinique) et revenir dans deux ans, a commenté le Dr Barrette. On crée un trou de deux ans dans les effectifs, donc on baisse les services.»
Promesses libérales
En conférence de presse, le Dr Barrette a également commenté la promesse libérale d'embaucher 1500 médecins d'ici 2012. Ce n'est pas une promesse, considère-t-il, mais une réalité. «Selon l'annonce, essentiellement, les étudiants en médecine qui sont actuellement dans les programmes vont réussir leur examen. On est très content, ironise-t-il. C'est comme nous annoncer que, pour les cinq prochaines années, le soleil va se lever tous les matins... à l'est!»
Jean Charest promet également aux Québécois la garantie d'être opérés dans un délai de six mois. Pour cela, il faudra plus de lits, donc plus d'argent, plaide le Dr Barrette. «Le bloc opératoire est la première chose qui ralentit dans un hôpital quand l'urgence déborde. L'urgence déborde car il manque de lits aux étages.»
«Est-ce que la santé est vraiment une priorité pour nos politiciens durant la campagne électorale?» s'interroge le président de la FMSQ.
Seul le Parti libéral a affirmé que la santé était sa priorité, signale le radiologiste. «Mais il a annoncé le statu quo budgétaire. C'est clair qu'il n'y aura pas d'amélioration dans le système de santé.»
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11 janvier 2007
un projet visant a réduire les listes d'attente pour les enfants.
Le jeudi 11 janvier 2007
Harper lance un projet sur l'attente des enfants pour des chirurgies
Presse Canadienne
Toronto
Le gouvernement du Canada établit un projet pilote visant à réduire les listes d'attente pour les chirurgies pédiatriques au Canada.
Le premier ministre Stephen Harper précise que le projet d'une durée de 15 mois établira une base de données pancanadienne sur les attentes en chirurgie auxquelles sont soumis les enfants, dans le but d'établir ultérieurement une liste de garanties d'attente raisonnable en pédiatrie.
Le projet risque toutefois de heurter les susceptibilités des provinces qui, déjà, gèrent des programmes de réduction d'attente chirurgicale dans cinq secteurs d'intervention, dont les chirurgies cardiaques et de la hanche, et l'enlèvement des cataractes.
La ministre ontarienne des Affaires intergouvernementales, Marie Bountrogianni, estime que ce projet pilote n'est qu'une insignifiante contribution à la santé des quelque trois millions d'enfants de sa province. L'initiative subit aussi d'autres critiques, à propos de sa trop faible ampleur dont l'impact sur les listes d'attente risque d'être limité.
http://www.cyberpresse.ca/article/20070111/CPACTUALITES/70111087/1019/CPACTUALITES#haut
Harper lance un projet sur l'attente des enfants pour des chirurgies
Presse Canadienne
Toronto
Le gouvernement du Canada établit un projet pilote visant à réduire les listes d'attente pour les chirurgies pédiatriques au Canada.
Le premier ministre Stephen Harper précise que le projet d'une durée de 15 mois établira une base de données pancanadienne sur les attentes en chirurgie auxquelles sont soumis les enfants, dans le but d'établir ultérieurement une liste de garanties d'attente raisonnable en pédiatrie.
Le projet risque toutefois de heurter les susceptibilités des provinces qui, déjà, gèrent des programmes de réduction d'attente chirurgicale dans cinq secteurs d'intervention, dont les chirurgies cardiaques et de la hanche, et l'enlèvement des cataractes.
La ministre ontarienne des Affaires intergouvernementales, Marie Bountrogianni, estime que ce projet pilote n'est qu'une insignifiante contribution à la santé des quelque trois millions d'enfants de sa province. L'initiative subit aussi d'autres critiques, à propos de sa trop faible ampleur dont l'impact sur les listes d'attente risque d'être limité.
http://www.cyberpresse.ca/article/20070111/CPACTUALITES/70111087/1019/CPACTUALITES#haut
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