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27 novembre 2007

http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/
archives/2007/11/20071127-091606.html


Un nouveau dossier sur les dentistes .

Vous verrez dans les liens, la crainte qui monte chez le ministre Couillard de voir les dentistes refusés la carte soleil .

Il y a deja plus de 4 ans que l'association des chirurgiens dentaire , essaient de négocier avec le gouvernement une entente.

COMMENT PEUT-IL ÊTRE SURPRIS de les voir prendre des moyens de pressions maintenant.

Je dis aux dentistes LET'S GO! je vous appuis... et j'espère que cette crainte généralisée par les parents réveillera ce peuple qui est hypnotisé par le bon Dr. couillard.

15 juin 2007

Couillard le menteur!

Le ministre Couillard a induit la Chambre en erreur dans le dossier du 388
PAR JOCELYNE RICHER

QUEBEC (PC) - Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a induit en erreur l'Assemblée nationale, mardi, en prétendant avoir visité un centre de traitement pour psychotiques où il n'a, en fait, jamais mis les pieds.

Ce faisant, il a jeté de l'huile sur le feu et accru le climat de tension déjà élevé entre le gouvernement et Le 388, une ressource en santé mentale de Québec menacée de fermeture.

Une des coordonnatrices du centre, Lucie Cantin, estime que la déclaration du ministre en Chambre s'inscrit dans toute une "série de mensonges" que le ministre et les autorités gouvernementales ont proférés au cours des derniers jours dans le dossier du 388.

"Je n'en reviens pas!", a-t-elle déclaré, se montrant "estomaquée" par l'attitude du ministre Couillard, lors d'une entrevue téléphonique à la Presse Canadienne, mercredi.

"On ne peut pas laisser les gens dire n'importe quoi. Il n'est jamais venu ici", a soutenu Mme Cantin, d'autant plus choquée que Le 388, qui lutte depuis 2002 pour sa survie, a multiplié depuis des années des demandes de rencontres avec le ministre, qui sont toutes restées lettre morte.

Mardi, en réponse à une question de la députée de Taschereau, Agnès Maltais, quant au sort réservé au 388 par le gouvernement, le ministre Couillard s'est levé pour affirmer qu'il connaissait bien cette ressource pour jeunes adultes psychotiques, qui bénéficient d'un traitement basé sur la psychanalyse.

"Je suis moi-même allé visiter le centre. Il s'y fait effectivement du bon travail", a-t-il déclaré en Chambre.

Mercredi, questionnée à savoir à quel moment le ministre s'y était rendu, sa porte-parole a vérifié puis expliqué que le ministre s'était "trompé".

Il a confondu Le 388 avec le Faubourg Saint-Jean, une autre ressource en santé mentale de Québec, qu'il a visitée en compagnie du directeur du Centre hospitalier Robert-Giffard, Michel Gervais, a-t-elle expliqué.

Le ministre n'a d'ailleurs aucun projet à court terme de visiter ce centre, plongé au coeur d'une controverse avec Robert-Giffard, auquel il est rattaché contre son gré.

Par ailleurs, la nomination d'un conciliateur chargé de rapprocher les deux parties se fait toujours attendre.

Encore là, du côté du 388, les attentes sont plus que modestes.

"C'est une grosse farce", selon Mme Cantin, persuadée que les dés sont pipés.

"Ils sont tous dans la même clique", a-t-elle ajouté, en parlant du ministre Couillard, du directeur de Robert-Giffard et du directeur de l'Agence de la santé et des services sociaux de la capitale nationale, Michel Fontaine, à qui incombe le mandat de trouver un conciliateur, qui doit, en principe remettre un rapport d'ici le 30 juin.

Mme Cantin dénonce le manque de sérieux de la démarche, se demandant bien comment, en quelques jours, un conciliateur pourrait arriver à dénouer une impasse qui dure depuis au moins cinq ans.

Déjà, en 2002, un groupe d'experts, mandaté par le ministère de la Santé, en était venu à la conclusion que les positions - et les approches cliniques - étaient "irréconciliables". Il proposait de séparer les deux institutions.

Vu la particularité de sa mission, Le 388 revendique un statut d'établissement privé sans but lucratif.

"Intégrer Le 388 à Robert-Giffard équivaut à le démanteler", selon elle.

La direction estime que Robert-Giffard a pris divers moyens - déclassification des professionnels, absence de budget pour rénover le bâtiment - pour le démanteler de l'intérieur.

"C'est du harcèlement", ajoute-t-elle.

Le centre, qui accueille une centaine de jeunes adultes psychotiques de la région de Québec, a développé une approche novatrice basée sur la psychanalyse plutôt que la psychiatrie traditionnelle.



http://info.branchez-vous.com/Nationales/070613/N0613198U.html

26 mai 2007

Les médecins étrangers au Québec Un jour, l'histoire vous jugera durement

(Au Dr Gaétan Barette, président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec).

La lecture de vos déclarations dans les journaux, au cours des derniers jours, choque royalement les communautés culturelles du Québec et les Québécois. En effet, le débat suscité au Québec par les accommodements raisonnables et le corporatisme de plusieurs ordres professionnels, dont le vôtre, montrent éloquemment que le Québec ne tire pas le maximum des immigrants qui sont venus y vivre. Vous partagez une responsabilité à cet égard. Un jour, l'histoire vous jugera durement!

Par ailleurs, vous savez pertinemment que la majorité des médecins étrangers, qui conduisent des taxis, à Montréal, sont compétents. La situation est grave. À ce sujet, il y a des médecins diplômés dans les pays occidentaux, notamment la France, la Belgique, qui ne peuvent pas exercer leur profession ici.

Par contre, les médecins québécois qui vont pratiquer en Afrique ne rencontrent pas cette résistance corporatiste irrationnelle et inhumaine. Un gynécologue, un obstétricien, un ophtalmologue, un pédiatre, un chirurgien, un anesthésiste... est un médecin spécialiste, peu importe son origine, le corps humain étant le même. Un stage d'adaptation à la technologie et aux maladies spécifiques est bien entendu nécessaire et utile.

Rappelez-vous que vos «médecins sans frontières» et vos «médecins du monde» ne connaissent pas les maladies tropicales, pour ne citer que cet exemple, et, en outre, qu'ils ont un obstacle de taille : ils ne connaissent pas la langue parlée par leurs patients! Si j'étais avocat, je n'hésiterais pas de dire qu'il est criminel de laisser mourir nos soeurs et frères humains québécois, pour vos intérêts corporatistes, plutôt que de les laisser être soignés par des médecins étrangers! La même logique vaut pour les infirmiers et infirmières étrangers qui, dans certains de nos pays, posaient même des actes médicaux, fait sur lequel les vôtres sont sérieusement en retard. Vous préférez gardez vos malades dans les corridors, intérêts corporatistes obligent !


Vos déclarations belliqueuses nous ont aidés

Par ailleurs, j'aimerais vous remercier. Vos déclarations belliqueuses dans les médias nous ont aidés à nous prendre en main. Ainsi, nous avons décidé de fonder un groupe de pression. Il s'agit du FDBR Lobby Group Inc. C'est un groupe de représentation des intérêts. Il s'agit d'une organisation non partisane. À l'heure actuelle, nous avons des représentants à Québec, à Montréal, à Toronto, à New York, à Londres, à Bruxelles et à Abidjan.

Notre groupe est unique en son genre. D'une part, il est le premier lobby dédié à l'analyse des problèmes économiques des Québécois d'origine africaine et à la recherche des solutions optimales à l'extrême pauvreté qui affecte les Québécois. D'autre part, il s'appuie, plus que jamais, sur la création d'une synergie entre professionnels disponibles sur le terrain dans les pays africains et ceux de l'extérieur de l'Afrique intéressés par l'avancement économique de ce continent.

L'objectif premier du lobby est de faire les représentations auprès des décideurs politiques et économiques afin de les éveiller, entre autres, à l'expertise académique, ignorée, des chauffeurs de taxi et des médecins diplômés à l'extérieur du Canada. Curieusement, le politicien qui nous écoute avec respect est Mario Dumont!

En vous remerciant, j'aimerais vous rappeler que nous sommes tous immigrants ici. Il est donc temps de construire le Québec ensemble. C'est le message que les Québécois ont envoyé aux leaders politiques le 26 mars dernier. Mario Dumont l'a compris. Par contre, le Parti québécois et le Parti libéral n'ont pas encore compris ce message. Vous devez donc vous réveiller et permettre aux immigrants de toutes les origines de contribuer à la construction de ce beau pays qu'est le Québec.

*L'auteur est conseiller stratégique du FDBR Lobby Group Inc.
Il est également professeur de science politique au Centre d'études collégiales de Montmagny et il a été conseiller à l'intervention nationale à l'Office des personnes handicapées du Québec. Il pilotait les dossiers relatifs aux accommodements raisonnables

15 mai 2007

L’urgence de Maisonneuve-Rosemont: lieu propice à l’éclosion d’infections nosocomiales

L’urgence de Maisonneuve-Rosemont: lieu propice à l’éclosion d’infections nosocomiales

(Copie d’une lettre ouverte adressée au ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard)

Monsieur le ministre,

Les journaux de fin de semaine rapportent que vous êtes fatigué d’être politiquement incommodé par les problèmes d’infections nosocomiales, telle la C difficile, qui ne cessent de surgir dans nos hôpitaux. Face à cette situation désagréable, vous avez donc incité fortement les membres de l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux, réunis en congrès il y a quelques jours, à accentuer leurs efforts pour rendre les hôpitaux plus propres en faisant «laver les murs, les plafonds et les planchers» de leurs établissements.

Un récent séjour comme patient à l’urgence de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, de Montréal, m’a cependant démontré, qu’au délà de la propreté des locaux, les conditions dans lesquelles sont hospitalisés - souvent durant plusieurs jours - la plupart des patients qui y sont admis constituent un terrain on ne peut plus fertile pour le développement de telles infections.

Les plus à plaindre sont certes les nombreux patients qui doivent séjourner sur des civières installées le long des corridors de l’urgence, un endroit parfois bruyant et balayé de forts courants d’air où circulent sans arrêt durant la journée les employés de l’hôpital comme les visiteurs de l’extérieur. Ne jouissant d’aucune intimité, dépourvus de services sanitaires à proximité, ces derniers, parqués comme du bétail, constituent une illustration saisissante de ce qu’on peut s’imaginer quand on parle de médecine de guerre. On se croirait dans le Tiers-Monde!

Heureusement, je n’ai séjourné que quelques heures dans le corridor. On m’a transporté dans une grande salle, appelée l‘annexe, pouvant accueillir quelque 25 patienta allongés sur des civières isolées par des rideaux. Cette salle est toujours bondée. Là, on a droit aux services d’infirmières souvent débordées; d’où leur haut taux de roulement.

Un séjour à l’annexe est certes préférable au corridor, mais c’est loin d’être satisfaisant pour un malade en phase aiguë. Il n’y a qu’une toilette et aucun endroit pour se laver, pas de chaises non plus pour accueillir les proches qui se présentent à votre chevet. Là, sont regroupés, pêle-mêle, des personnes affectées des maladies les plus diverses. Il y a aussi des mourants et surtout des patients dont l’urgence sert de porte d’entrée pour accéder à un établissement de soins prolongés. Plusieurs de ces derniers ont l’esprit dérangé et perturbent le sommeil des autres.

Pendant mon séjour dans ce capharnaüm, du 6 au 9 mai, ma voisine de gauche est décédée après trois jours d’agonie. N’aurait-on pu lui trouver une chambre pour qu’elle vive ses derniers moments dans la dignité ? Est-ce acceptable qu’au Québec en 2007 une salle d’urgence serve comme mouroir? Une de mes cousines était aussi décédée dans la même urgence, il y a quelques années, après plus d’une semaine d’hospitalisation.

Quant à ma voisine de droite, une dame de 87 ans très lucide, elle était hospitalisée depuis une semaine pour une pneumonie. On l’a d’abord reléguée dans le corridor où elle était en proie aux courants d’air. Puis on l’a mise en isolement pour vérifier si elle avait la C difficile. Au bout de cinq jours, on l’a retournée dans le corridor. Elle a dû faire venir un responsable et plaider vigoureusement sa cause pour pouvoir être transférée à l’annexe. Drôle de façon de remercier une personne qui avait fait bénéficier l’hôpital de ses activités de bénévolat pendant sept ans!

Il me fait toutefois plaisir de souligner que j’ai reçu des soins de qualité et que le personnel était dévoué. En somme, mon expérience m’a permis de constater que, lors de la phase initiale du séjour qui dure trop longtemps, les soins sont dispensés dans un environnement gravement déficient, ce qui est loin de faciliter une éventuelle guérison. Un manque d’accessibilité chronique, particulièrement dans les grands hôpitaux montréalais où les lits ne sont pas assez nombreux ou ne sont pas libérés assez vite une fois les soins aigus terminés, est probablement à la source de cette situation déplorable qui perdure depuis de trop nombreuses années.

Monsieur le ministre, je ne vous ai probablement rien appris de nouveau, mais il fallait que je témoigne de la détresse et de la souffrance dont j’ai été le témoin lors de mon récent séjour à l’urgence de Maisonneuve-Rosemont. J’espère que ce témoignage contribuera à ce que dans la bureaucratie de notre système de santé on cesse enfin de considérer comme inévitable une situation proprement inacceptable. Les citoyens qui sont passés par là, eux, ne comprennent pas cette attitude fataliste qui dénote un très faible niveau de compassion. Certains comme moi en sont même indignés.

L’ex-occupant de la civière no 76,
Paul Cliche

Pris sur le blog :
http://www.latribuduverbe.com/archives/
2007/05/lurgence_de_maisonneuverosemon.html

8 mai 2007

La classe moyenne aura accès à des services de santé privés accessibles

Pour la CSN, le rôle que doit jouer le secteur privé dans le système de
santé est une question qui regarde toutes les Québécoises et tous les
Québécois. Cela doit être débattu de façon ouverte et transparente. Or, la
passivité du gouvernement à cet égard risque de placer la société québécoise
devant un fait accompli. "Le docteur Chaoulli va jusqu'à réclamer de la
transparence aux hôpitaux où il référera ses clients, notamment à l'égard des
moyens pris pour combattre les infections nosocomiales. C'est un véritable
ministère parallèle qu'il nous propose, constate Denise Boucher. La ligne
entre le privé et le public n'a jamais été aussi mince et floue. Il est grand
temps que le ministre Couillard sonne la fin de la récréation et pose des
balises claires."


Que faudra-t-il comme débandade au système public pour que le ministre de la Santé et des Services sociaux Philippe Couillard se rende compte qu'il a commis une bourde dans sa réponse à l'arrêt de la Cour suprême et qu'il doit reculer dès maintenant,
avant qu'il ne soit trop tard, en abrogeant la loi 33", poursuit Mme Chabot.
http://www.newswire.ca/fr/releases/
archive/May2007/07/c5960.html


Mais sincèrement je ne crois pas que le ministre Couillard a ce qu'il faut pour régler le privé ,il s'est refusé à considérer de façon objective, le jugement Chaoulli.

http://www.newswire.ca/fr/releases/
archive/May2007/07/c5560.html

La classe moyenne aura accès à des services de santé privés accessibles jusqu'à
présent aux VIPs promet maintenant Chaoulli.

28 avril 2007

La culture de camouflage de Couillard.

Cette « culture » a eu des conséquences bien avant le cas de Sainte-Justine, selon M. Caire. La bactérie C difficile, l'insalubrité dans les centres d'hébergement: tels sont autant d'exemples de ce que reproche le député adéquiste au ministre Philippe Couillard. M. Caire fonde ses accusations en rappelant que ce sont les médias qui ont mis au jour ces histoires, et non pas le ministère de la Santé.


http://www.radio-canada.ca/actualite/zone_libre/2007/04/27/001-ste-justine_accueil.asp


Les commentaires d'Eric Caire porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé

Bactérie pseudomonase à l'Hôpital Sainte-Justine: « Le ministre Couillard doit mettre fin à la culture de camouflage et de résignation dans le système de santé au Québec » Éric Caire
2007.04.27
Québec, 27 avril 2007) Le critique de l'Opposition officielle en matière de santé, monsieur Éric Caire, a fortement dénoncé la culture de camouflage et de résignation entretenue dans le système de santé par le ministre de la santé, Philippe Couillard. Le député adéquiste s'est questionné sur le rôle que le ministre de la Santé aurait dû jouer dans l'affaire des cas d'infection à la bactérie pseudomonase à l'hôpital Ste-Justine en 2004. « Le ministre était-il au courant de l'affaire ? Et s'il l'était, pourquoi n'en a-t-il pas informé la population ? Depuis 2003, le ministre entretient le flou et manque complètement de transparence envers les Québécois. Les citoyens soulèvent des questions et des inquiétudes légitimes mais Philippe Couillard ne semble pas s'en préoccuper. »

Suite à l'infection de plus de 50 nouveaux-nés et au décès de 6 d'entre eux à cause de la bactérie pseudomonase à l'hôpital Ste-Justine entre 2004 et 2005, Éric Caire s'est indigné de voir s'accumuler les cas de décès dus à l'insalubrité dans les hôpitaux québécois.

Éric Caire a sommé le ministre Couillard de mettre fin au camouflage et d'informer les Québécois sur l'état pitoyable des infrastructures en santé. « Le ministre Couillard entretient la méfiance et l'inquiétude en camouflant l'état réel de nos hôpitaux. Les cas d'infection dus à l'insalubrité s'accumulent et ça ne semble pas inquiéter le ministre qui se comporte comme si tout était sous contrôle. Il devra agir de façon responsable envers les Québécois. Même les parents des jeunes victimes de Sainte-Justine n'ont pas été informés de la cause du décès de leur enfant. Si ce n'est pas une culture de camouflage qui s'est installée dans le système, je me demande bien ce que c'est. »

Rappelant l'excellent travail déployé par le personnel de la santé à Ste-Justine comme dans tous les hôpitaux québécois, le député adéquiste a tout de même tenu à rappeler les nombreux cas d'infection qui se sont déclarés partout au Québec depuis 2004 tels les infections au C. difficile dans des dizaines d'hôpitaux et les conditions sanitaires dans les foyers pour personnes âgées.

28 mars 2007

Couillard déconnecté de la réalité

Nous avons un gros probleme qui traine depuis des années les dentistes spécialistes pour enfants.. pedodontistes..... Il ne peuvent traiter dans des delais medicalement requis les enfants a cause des quotas.

Couillard a juste a leur permettent de travailler dans un parallelle public et privé et le tour est jouer ... au lieu de 3 mois on tomberais a 3 semaines... imaginez un enfants qui a des abces dans sa petite bouche qui pleure, qui ne peut plus manger, qui en vient a faire de l'anémie des infections de sang, cela peut meme causer la mort. Couillard pris d'une bonne idée dit qu'il va prioriser ces services a l'hopital... a l'hopital on pourras traiter 3 enfants par jour alors qu'en clinique privé on en traite 8 par jour alors les listes ne feront que s'allonger ... en ce moment nous avons 18 mois d'attente dans les 2 grands hopitaux....

le plus CON dans son histoire c'est que la machine pour prendre les radiologies de la bouche a Ste-Justine est brisée depuis la Mi-Janvier,,, on s'en va ou avec un ministre aussi deconecter de la réalité!

19 février 2007

Les dentistes se disent sous-payés

http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2007/02/20070217-091900.html

Honoraires remboursés par la RAMQ
Les dentistes se disent sous-payés
Chantal Maltais
Le Journal de Montréal
17/02/2007 09h19

Les chirurgiens dentistes du Québec en ont assez de soigner des prestataires d'aide sociale ou des enfants pour des honoraires qu'ils jugent dérisoires.

Le problème que rencontrent les 3600 membres de l'Association des chirurgiens dentistes du Québec (ACDQ) concerne les honoraires versés par le régime public lorsque les soins sont prodigués à des enfants de 0 à 9 ans ou à des prestataires de l'aide sociale.



Selon eux, les honoraires accordés par la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) couvrent à peine leurs frais d'exploitation (salaires des employés, loyer ou hypothèque, coûts reliés aux mesures d'hygiène et d'asepsie, etc.).

Le ministre Couillard

Compte tenu des sommes versées par la RAMQ et de l'augmentation annuelle moyenne de 3,5 % des frais d'exploitation auxquels doivent faire face les dentistes, leur taux horaire, lorsqu'ils traiteront ces clientèles, sera de 4 $ de l'heure en 2009, affirme l'ACDQ.

«En quatre ans, le ministre Couillard n'a jamais trouvé le temps de nous rencontrer. C'est à se demander si la santé dentaire est importante pour lui», a dénoncé la Dre Chantal Charest, présidente de l'ACDQ, hier, en point de presse à Québec.

«Ce que nous remet le gouvernement est investi à 85 % pour couvrir nos frais d'exploitation, et parfois même plus. Il ne reste alors au dentiste qu'une rémunération personnelle inadéquate», estime la Dre Charest.

Urgence

Ainsi, selon un dentiste qui préfère garder l'anonymat, une personne qui vient en consultation d'urgence pour une dent cassée paiera en moyenne 50 $ avec les radiographies. Pour la même consultation, la RAMQ ne donne que 19,25 $.

«Pour une prothèse complète, par exemple le dentier d'en haut, le gouvernement va rembourser 518 $, alors que sans compter nos frais d'exploitation, juste en frais de laboratoire, ça nous coûtera de 250 $ à 300 $», affirme un chirurgien dentiste de la région de Québec.

Le ministre Philippe Couillard n'a pas retourné les appels du Journal, hier.

«Le ministre ne les commentera pas publiquement»,

Selon de ministère
Les dentistes doivent mieux administrer leurs affaires
Charles Rooke
Journal de Québec
18/02/2007 08h23


Alors que les chirurgiens-dentistes se disent sous-payés, le ministère de la Santé affirme qu'ils doivent mieux administrer leurs revenus.

«Il y a beaucoup d'actes qu'ils peuvent faire en pratique privée. C'est à eux de gérer leurs affaires», signale Isabelle Merrizi, attachée de presse du ministre de la Santé, Philippe Couillard.

Les chirurgiens-dentistes ont dénoncé, vendredi, les honoraires versés par le régime public lorsqu'ils soignent des enfants de moins de neuf ans ou des prestataires d'aide sociale.

Selon eux, les sommes allouées par la Régie de l'assurance maladie du Québec couvrent à peine leurs frais d'exploitation.

Au ministère de la Santé, on dit que des négociations sont en cours pour régler le déséquilibre.

«Le ministre ne les commentera pas publiquement», dit Mme Merrizi.

L'Association des chirurgiens-dentistes du Québec a demandé en décembre de rencontrer le ministre de la Santé, M. Couillard.

La rencontre n'a toujours pas eu lieu.

«C'est un délai normal compte tenu de la situation des négociations avec le ministère», dit l'attachée de presse de Philippe Couillard.


http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2007/02/20070218-082300.html

7 février 2007

Urgences: «C'est clair que ça se détériore»

Une salle d'attente bondée. Des patients couchés des heures sur une civière. Du personnel débordé. Des couloirs bondés. Les urgences ne vont pas mieux qu'avant. C'est le constat que font des médecins sur le terrain. Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, voit pourtant une lueur d'espoir à l'horizon.

Après une légère amélioration, la situation se détériore dans les urgences. Au point où elle atteint presque le niveau qui avait cours en 2002-2003, avant l'arrivée au pouvoir des libéraux.

L'année 2006-2007 est particulièrement difficile. C'est ce que révèle une compilation faite par le Comité de coordination national des urgences, que La Presse a obtenue.

Les données disponibles fournissent un portrait depuis le 1er avril 2006 -début de l'année financière- jusqu'à décembre. Les statistiques fournies depuis 2002-2003 montrent aussi l'évolution de la situation.

Le portrait d'ensemble montre une légère amélioration, suivie d'une nouvelle dégradation.

«C'est clair que ça se détériore. Nous sommes déçus et inquiets», commente d'ailleurs le Dr Alain Vadeboncoeur, président de l'Association des spécialistes en médecine d'urgence du Québec.

Même si l'année 2006-2007 n'est pas encore terminée, il est clair que la durée moyenne de séjour dans les urgences a légèrement augmenté, comparativement à l'an dernier. La durée moyenne de séjour indique le nombre d'heures qu'un patient passe sur une civière aux urgences avant de recevoir son congé ou d'être hospitalisé dans une unité de soins.

Pour l'année en cours, qui se termine le 31 mars, cette durée moyenne est de 15,8 heures. L'an dernier, elle était de 15,2 heures.

Le Dr Vadeboncoeur travaille aux urgences de l'Institut de cardiologie de Montréal. Il constate tous les jours les problèmes qui se vivent sur le terrain. De façon générale, le personnel est débordé et fatigué. Les urgences sont bondées. Des patients sont couchés dans les couloirs.

«La situation est très pénible actuellement de l'avis de tout le monde qui travaille dans le milieu», soutient le Dr Vadeboncoeur.



Hausse de l'affluence



Au cours des quatre dernières années, la fréquentation des hôpitaux n'a cessé d'augmenter. Il y a près de 20 % plus de patients qu'il y en avait en 2002-2003. L'augmentation de personnes âgées est de 13 %.

Cette année, un virus respiratoire, suivi de la gastroentérite et maintenant de l'influenza saisonnière, finissent de compliquer la situation. Surtout pour la clientèle âgée, plus vulnérable.

L'Association des médecins d'urgence du Québec fait le même constat. Malgré les efforts, le bilan final reste sensiblement le même qu'en 2002-2003.

«Pour nous, c'est une grande déception, lance le Dr Laurent Vanier, président de l'UMQ. Il y a certainement des mesures qui ont fonctionné parce que sinon, la situation serait forcément pire que celle que l'on vit actuellement. Mais nous demeurons dans un contexte où ce n'est pas suffisant pour satisfaire des normes minimales de pratique.»

Le gouvernement a dégagé plusieurs millions de dollars pour enrayer le problème d'engorgement dans les urgences. En décembre, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a annoncé une injection supplémentaire et immédiate de 16 millions. Cet argent servira surtout à rendre plus de lits disponibles. Mais s'il manque de personnel, notamment en soins infirmiers, il est impossible d'ouvrir de nouveaux lits.



Durée des séjours



De façon générale, la durée moyenne des séjours aux urgences n'a pas diminué entre 2002-2003 et aujourd'hui. Elle était de 15,9 heures il y a quatre ans. Elle est maintenant de 15,8 heures. Plus d'un patient sur cinq passe 24 heures ou plus aux urgences. Le pourcentage est même plus important qu'en 2002-2003. Il était alors de 20,2 %. Il est aujourd'hui de 21,1 %. La seule bonne nouvelle pour ces malades est qu'ils passent un peu moins de temps sur une civière, en attente d'un congé ou d'une hospitalisation. Il y a quatre ans, ils attendaient en moyenne 46 heures. Aujourd'hui, ils patientent quatre heures de moins.

Le gouvernement Charest surveille surtout les séjours de 48 heures et plus aux urgences. C'est-à-dire les patients qui passent plus de deux jours sur une civière des urgences.

On note une légère amélioration depuis 2002-2003. Le pourcentage de ces patients est passé de 6,1 % à 5,5 % cette année. Par contre, la moyenne de ce séjour se situe à plus de 68 heures, ce qui est encore long.

Plus de la moitié des 16 régions du Québec ont vu leur situation se dégrader au cours des dernières années. L'Outaouais et la Mauricie-Centre-du-Québec connaissent de grosses difficultés, la première en ce qui a trait aux séjours de 24 heures ou plus et la seconde, pour la durée moyenne du séjour aux urgences.

Même si leur situation s'est quelque peu détériorée, des régions comme la Capitale-Nationale, la Gaspésie et Chaudière-Appalaches maintiennent le cap. La durée moyenne du séjour se situe autour de 12 heures, soit l'objectif fixé par le gouvernement. Un objectif que bien peu d'hôpitaux atteignent.

Du côté de Montréal, la situation s'est détériorée cette année. Par contre, la métropole se classe mieux qu'en 2002-2003. Mais c'est encore là et dans les environs que les pires problèmes d'engorgement existent aux urgences.

Des données encourageantes se dessinent malgré tout. Même si la clientèle aux prises avec des problèmes de santé mentale ne cesse d'augmenter, la durée moyenne de séjour aux urgences pour ces patients a diminué au cours des quatre dernières années. Mais elle frôle encore les 20 heures.



Peu d'évolution dans les urgences du Québec entre 2002-2003 et 2006-2007



Durée moyenne du séjour / % séjour de 24 h ou plus / % séjour de 48 h et plus

2002-2003: 15,9 h / 20,20% / 6,10%

2003-2004: 16,3 h / 21,40% / 6,70%

2004-2005: 15,7 h / 20,60% / 5,60%

2005-2006: 15,2 h / 19,60% / 4,80%

2006-2007: 15,8 h / 21,10% / 5,50%

* Selon le Comité de coordination nationale des urgences.

Hôpital Sainte-Justine: les infirmières n’en peuvent plus

Confrontées à un problème de déficit de personnel depuis plus de six ans, les infirmières de l’hôpital Sainte-Justine sont au bord de l’épuisement. Et certaines se disent prêtes à faire de la prison pour refuser l’ordre de leur employeur à travailler davantage.

« Le gouvernement nous laisse la responsabilité de trouver des solutions, ce qui est inacceptable », dit Francine Lévesque, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux, une des branches de la CSN.

Hier matin, en conférence de presse, Mme Lévesque et deux autres représentantes des infirmières n’en finissaient plus de multiplier les exemples pour illustrer les problèmes de surmenage dans l’institution.

Selon elle, l’hôpital pédiatrique, qui célèbre son centenaire cette année, connaît une pénurie d’infirmières depuis 2000. Or, en dépit d’efforts communs entre le personnel et l’employeur, on est incapable de surmonter le problème. Actuellement, l’institution compterait environ 1200 infirmières mais 168 postes sont affichés.

Pour combler les quarts de travail, l’hôpital oblige les infirmières à offrir des gardes (jours de disponibilité) et affiche des horaires d’heures supplémentaires pré-autorisés. Certaines employées se font avertir avec seulement une heure d’avis qu’elles doivent faire un quart de travail supplémentaire.

« L’employeur nous avait parlé de mesures temporaires mais elles s’éternisent, dénonce Suzanne Nobile, présidente du syndicat. Celles qui n’acceptent ce qu’on leur demande en surtemps font face à des mesures disciplinaires. »

Le syndicat demande une rencontre avec le ministre de la Santé, Philippe Couillard, l’Agence de santé et des services sociaux de Montréal et l’Ordre des infirmières pour trouver des solutions.

Une semaine de travail normale est de 36,25 heures. Or, certaines infirmières feraient jusqu’au double du temps dans une semaine, dénonce-t-on. Une telle situation a un impact sur la qualité des soins et sur la conciliation travail-famille.

Le syndicat prétend qu’au cours de chacune des deux dernières années, la direction a dû payer 10 000 heures de travail en heures supplémentaires. Or, 10 000 heures divisées par 1200 infirmières donne un lot supplémentaire de 8,33 heures travaillées… en un an. Confronté à ses propres chiffres, le syndicat a eu de la difficulté à s’expliquer clairement.



Pas la pire



« Mathématiquement, la situation à Sainte-Justine n’est pas la plus aiguë », lance Christiane Rouleau, responsable de la main-d’œuvre à l’Agence de santé et des services sociaux de Montréal. Tous les centres hospitaliers de courte durée de l’île de Montréal font face à une grave pénurie d’infirmières et aussi d’autres métiers de la santé.

Le fait que 40 % des infirmières travaillant dans l’île n’y résident pas, le coût des loyers et la multiplication des offres de travailler en région où dans des conditions moins stressantes, expliquent ce manque à gagner, dit-elle. Depuis quelques années, des moyens ont été pris pour faire face à la crise, comme l’augmentation des cohortes de diplômés et des primes additionnelles en heures supplémentaires. « Mais il n’y a pas de solutions à court terme », dit Mme Rouleau.

Hier, La Presse rappelait que dans l’ensemble du Québec, quelque 1500 postes d’infirmières étaient à pourvoir et que si rien n’était fait, 19 000 postes seraient vacants en 2019-2020.

De passage hier à Laval, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a reconnu l’ampleur du problème. Mais, a-t-il ajouté, la solution ne passe pas uniquement par un rehaussement des salaires et des conditions de travail. Il faut aussi repenser la définition des tâches des infirmières, par rapport aux médecins et aux auxiliaires, de même que la reconnaissance du poste d’infirmière praticienne.

De son côté, la présidente de l’Ordre des infirmières du Québec, Ginette Desrosiers, affirme que le ministère de la Santé doit cesser de gérer ce problème de pénurie en jonglant avec des chiffres globaux. « Il faut davantage de planification sectorielle », dit-elle. Cela signifie que le ministère doit identifier les secteurs de la profession où les manques sont les plus criants et agir en priorité en fonction de ces secteurs.

3 février 2007

Des spécialités laissées-pour-compte

Tristan Péloquin

La Presse


Les efforts pour réduire les délais de traitement dans les hôpitaux canadiens ont eu un effet pervers. En concentrant leurs ressources dans cinq secteurs, les provinces ont créé des enfants pauvres dans d’autres spécialités médicales, estime une majorité de médecins canadiens.

Ce constat, tiré d’une enquête publiée hier par l’Association médicale canadienne (AMC), fait suite à un investissement 5,5 milliards par Ottawa depuis 2004 afin de réduire partout au pays les délais de traitement pour le cancer, les soins cardiaques, l’imagerie diagnostique, les remplacements d’articulations et les chirurgies de la cataracte.

Après consultation auprès de quelque 4100 médecins répartis dans toutes les provinces, l’Association médicale affirme que 55 % de ses membres croient que cette stratégie de réduction des délais a créé des spécialités médicales « nantie » et d’autres « démunies ».


Ce sont les médecins de famille, les omnipraticiens et les chirurgiens généralistes qui ont noté le plus grand nombre d’effets négatifs liés à la stratégie fédérale. À l’inverse, les médecins travaillant dans les cinq spécialités ciblées ont noté un effet positif, jugeant avoir accès à plus de ressources qu’avant.

La recherche n’indique pas quelles spécialités ont le plus souffert du déplacement des ressources vers les cinq secteurs ciblés. « Il faudra fouiller cette question en recueillant de nouvelles données », a indiqué hier le président de l’AMC, Colin McMillan.

« Mon expérience comme médecin de famille m’indique que ce sont tous les secteurs qui sont touchés, a toutefois avancé la présidente du conseil d’administration de l’AMC, Louise Cloutier. Si j’ai un patient qui a besoin de soins dans un secteur qui n’est pas prioritaire, il attend clairement plus longtemps que celui qui entre dans la cible. »

Pour le président de la Fédération des médecins spécialistes, Gaétan Barrette, le constat de l’AMC est « relativement troublant ». « Quand le fédéral a annoncé qu’il allait mettre des millions pour réduire l’attente, on s’est tout de suite réjouis. Ce que l’étude démontre, c’est que l’argent n’a pas été dépensé pour améliorer la capacité des secteurs cibles ; il n’y a pas eu de nouveaux effectifs médicaux, pas plus d’équipement ni de ressources matérielles. On a simplement déplacé des ressources d’un secteur à l’autre. »

Les conclusions de l’AMC ne surprennent cependant pas Nadeem Ismaël, spécialiste des questions liées à la santé à l’Institut Fraser. « Dans tous les pays qui ont adopté des cibles de réduction de temps d’attente, on a vu des déplacements semblables, dit-il. En Grande-Bretagne, par exemple, ça s’est traduit par la disparition presque totale des secteurs où les délais d’attente étaient excellents ; les listes courtes se sont transformées en listes d’attente moyennes ou longues. »



Québec prétend faire mieux



Fait à noter, l’étude présentée hier ne comporte pas de ventilation par province. Les médecins Québecois y sont d’ailleurs sous-représentés, avec 14 % du total des répondants, alors qu’ils représentent 26 % du nombre total de médecins au Canada.

Au bureau du ministre de la Santé, Philippe Couillard, on assure que le phénomène mis en lumière par l’AMC ne s’applique pas à la réalité des hôpitaux québécois. « Nos listes d’attente ont toutes diminué simultanément. Il y a encore du travail à faire, mais c’est clairement possible de mener la bataille sur plusieurs fronts à la fois », affirme la porte-parole, Isabelle Merizzi, citant en exemple les données sur les chirurgies générales d’un jour dans la région de la capitale nationale, dont le délai d’attente est passé de 7,9 mois à 6,1 mois depuis l’arrivée des libéraux au pouvoir.


http://www.cyberpresse.ca/article/20070131/CPACTUALITES/70131022/5025/CPDMINUTE

une improvisation totale sur fond de magouille

Le vendredi 02 février 2007


Une coalition dénonce la mixité en santé

Presse Canadienne

Montréal


Une coalition dénonce les zones grises qui se développent dans le système de santé au Québec, particulièrement à Montréal, et demande à la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ), au ministre de la Santé Philippe Couillard et au gouvernement fédéral de voir à ce que les lois soient respectées.

Ces intervenants des milieux juridique, médical et syndical réclament du ministre Couillard qu'il cesse de se fermer les yeux sur certaines pratiques, comme celles ayant cours à la clinique Rockland, une nouvelle clinique privée de Montréal où deux catégories de médecins (des médecins du réseau public et des médecins non rémunérés par la RAMQ) pratiquent sous le même toit et collectent de l'argent de leurs patients.

«Nous avons tous entendu le ministre Couillard dire que les patients eux-mêmes devraient se plaindre de la situation, ce qui m'apparaît une démission honteuse de la responsabilité des pouvoirs publics en vertu de la loi sur l'administration québécoise», a fait valoir vendredi, en conférence de presse, la juriste Marie-Claude Prémont, de l'Université McGill.

«Nous demandons aujourd'hui que la RAMQ s'assure que les règles inscrites dans la loi québécoise soient respectées. Nous demandons en outre au gouvernement fédéral de prendre ses responsabilités dans ce dossier», a-t-elle renchéri.

Aux yeux du professeur François Béland, du département d'administration de la santé de l'Université de Montréal, de telles cliniques à financement mixte «mangent à deux râteliers».
Pour le président de la FTQ, Henri Massé, il s'agit d'«une improvisation totale sur fond de magouille».

Simon Turcotte, coordonnateur du groupe Médecins pour l'accès à la santé et médecin résident en chirurgie dans les hôpitaux du CHUM, a pour sa part fait valoir qu'il est «urgent que soit précisé dans quelle direction est entraîné le système de santé».

«À Montréal, particulièrement, prolifèrent des nouveaux modèles de cliniques privées où, pour avoir accès à des soins couverts par l'assurance maladie publique, on facture directement aux patients des frais souvent astronomiques. Ce qui est en jeu, même si certains politiciens banalisent la situation, est le principe d'équité qui veut que les citoyens aient accès aux soins de santé nécessaires en fonction de leurs besoins et non de leur capacité à payer ces soins», a avancé M. Turcotte.

Pour Mme Prémont, un principe doit prévaloir: les fonds publics doivent servir à tous et tout médecin doit choisir son camp, le public ou le privé, la pratique médicale mixte étant prohibée.

«Le médecin ne peut pas obtenir des fonds publics et exiger des fonds privés et il est interdit que les deux catégories de médecins se retrouvent sous un même toit», a-t-elle avancé.

«Les pratiques que l'on observe signifient qu'on subventionne à partir de fonds publics des pratiques privées restreintes à certains. C'est ce qui pose un problème majeur et c'est la raison pour laquelle la coalition se mobilise et exige l'intervention des pouvoirs publics», a-t-elle ajouté.

Plus tôt cette semaine, le ministre Couillard a fait savoir qu'il a demandé à la RAMQ de vérifier deux aspects du mode de fonctionnement de la clinique privée Rockland.

Cette clinique toute neuve abrite une clinique de médecine familiale, dont les médecins ne participent pas au régime public, ainsi que des services semi-privés d'anesthésie et de chirurgie ambulatoire. D'autres services de santé connexes doivent se greffer à l'ensemble.

Le ministre avait dit s'inquiéter de la coexistence dans une même clinique de médecins participant et non participant à l'assurance-maladie.


http://www.cyberpresse.ca/article/20070202/CPACTUALITES/70202172/5032/CPACTUALITES

29 janvier 2007

une zone grise dans les cliniques privé

Cyberpresse | Opinions


L'ouverture la semaine dernière de la clinique Rockland MD a relancé le débat sur le rôle du secteur privé en santé. Des experts ont soutenu que les frais imposés par cette clinique étaient «illégaux», le Parti québécois a parlé de «dérive». Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a soutenu qu'il n'y avait là rien de nouveau ou d'inquiétant. Qu'en est-il?

Comme M. Couillard et une majorité de Québécois, nous sommes favorables à un rôle accru pour la pratique médicale privée. Cependant, nous croyons essentiel que cette ouverture au privé soit limitée, transparente et contrôlée, afin de prévenir tout abus ou dérapage. Cela exige que les règles soient claires. Or, l'ouverture de Rockland MD a permis de constater qu'elles ne le sont pas du tout.

Il existe déjà au Québec des établissements de santé privés où sont offertes diverses chirurgies. La particularité de Rockland MD - de même que d'une autre clinique du genre ouverte il y a quelques mois à Laval -, c'est que la chirurgie comme telle, l'acte médical, est à la charge de l'État tandis que le patient doit payer de sa poche des frais accessoires pouvant s'élever à plusieurs centaines de dollars. Des juristes estiment que cette façon de faire viole les lois québécoise et canadienne sur la santé. Selon eux, quand l'État paie un acte médical, il doit payer la totalité des coûts, de sorte que tous les patients soient sur le même pied, peu importe leurs moyens financiers.




Le ministre Couillard rétorque que la Loi sur l'assurance maladie et l'entente régissant la rémunération des médecins spécialistes permettent à ces derniers d'imposer, lorsqu'ils travaillent en cabinet privé, des frais accessoires. L'entente en question prévoit en effet qu'un spécialiste «peut demander au malade compensation pour certains frais de pratique», précisant que «ces frais comprennent les médicaments et les agents anesthésiques».

Jusqu'à aujourd'hui, ce texte était interprété de manière restrictive : les seuls frais accessoires autorisés étaient ceux relatifs aux médicaments et anesthésiants administrés en cabinet privé. En réalité toutefois, le libellé de l'entente n'exclut pas d'autres frais; il dit seulement que les frais de pratique «comprennent» les médicaments et anesthésiants. Les cliniques semi-privées sont-elles en droit de faire payer par leurs patients le salaire de leurs infirmières, l'équipement, le loyer, leur marge de profit? Il y a là une grande zone grise.

Adoptée en décembre dernier, la loi 33 encadrera la pratique des cliniques chirurgicales privées, désormais appelées «centres médicaux spécialisés». Elles devront obtenir un permis, satisfaire des normes de qualité élevées, afficher de manière bien visible les frais qu'elles exigent de leurs patients. C'est une amélioration notable par rapport au vide qui existait jusque là. Mais en raison du flou législatif décrit plus haut, les malades ne sauront toujours pas clairement pour quels services et biens les cliniques ont le droit d'exiger compensation. Et comme on prévoit que peu de cliniques du genre ouvriront leurs portes, le patient pourra difficilement comparer les prix. Il se retrouvera à la merci de l'appétit financier des propriétaires des cliniques.

Le ministre de la Santé et la Fédération des médecins spécialistes doivent donc s'entendre au plus tôt sur une définition exhaustive des frais accessoires et sur des ordres de grandeur jugés raisonnables. Le Québec est à l'aube d'un ajustement important du fonctionnement de son système de santé. Si on ne veut pas rater ce virage, il faut que les règles soient claires pour tous.

28 janvier 2007

Comment ça marche les cliniques privés de Couillard?

M. Couillard doit intervenir
Jean-Robert Sansfaçon
Édition du samedi 27 et du dimanche 28 janvier 2007
Mots clés : soins médicaux, Philippe Couillard, Médecin, santé, Québec (province)


L'ouverture à Montréal d'un complexe privé de soins médicaux comportant un bloc opératoire où les spécialistes refilent les frais de fonctionnement aux patients tout en étant payés par l'État constitue une brèche qui n'est prévue nulle part dans la réforme Couillard. À moins d'une intervention rapide de la part du ministre et de la Régie de l'assurance maladie, il faudra se résoudre à croire que ce gouvernement a trompé la population.

La loi 33 a été étudiée tout l'automne en commission parlementaire avant d'être adoptée par l'Assemblée nationale à la fin de la session. On se rappellera que cette loi est la réponse du gouvernement à l'arrêt Chaoulli par lequel la Cour suprême ordonnait à Québec d'autoriser les individus à contracter une assurance privée qui leur donnerait accès à des services privés lorsque l'attente risquerait de mettre leur santé en danger.

Dans sa réponse à cet arrêt de la cour, le gouvernement a résisté à la tentation d'étendre les assurances privées à tous les soins couverts par le régime public, ce qui aurait signé l'avènement d'un réseau privé complet, parallèle au réseau public. Seulement trois catégories de soins seront assurables: le remplacement de la hanche et du genou et les cas de cataractes.

Cela étant dit, le ministre Couillard a profité de l'occasion pour introduire d'autres changements au régime actuel. Ainsi, la loi garantira désormais l'accès à certains soins bien définis, dont les trois énumérés ci-dessus, dans un délai prescrit, ainsi que le transfert du patient vers un autre établissement, public ou privé au besoin, lorsque l'hôpital ne pourra pas respecter les délais.

Par ailleurs, la loi ouvre la porte à la création de «cliniques médicales spécialisées» (CMS), nouveau nom donné à certaines cliniques privées qui existent déjà et à d'autres qu'il reste à créer. En fait, on prévoit qu'il y aura deux grandes catégories de cliniques médicales spécialisées:

- La première sera constituée de centres entièrement privés dont les médecins se sont retirés du système public et font des interventions chirurgicales plus complexes qu'en cabinet médical traditionnel. Des centres comme celui du Dr Duval, par exemple, cet orthopédiste bien connu qui oeuvre en dehors du système public, ou encore les cliniques privées de chirurgie esthétique appartiennent à ce premier groupe. C'est ce que certains appellent «le privé-privé».

C'est donc dire que désormais, tous les centres où des spécialistes font des interventions complexes devront obtenir un permis de CMS privée et suivre des règles plus strictes que par le passé, par exemple nommer un directeur médical et offrir la totalité des soins pré et post-opératoires, le tout à la charge du patient ou de son assureur (pour la hanche, le genou ou la cataracte).

- Au contraire, la seconde catégorie de CMS regroupera des cliniques dont tous les médecins, spécialistes pour la plupart, participent au régime public mais pratiquent des interventions d'une certaine complexité qui les différencient du cabinet traditionnel d'omnipraticiens.

Ici, les choses se compliquent un peu, car cette seconde catégorie de CMS pour médecins payés par la RAMQ se divise elle-même en deux catégories:

- Les CMS «associées», créées par des équipes de spécialistes à la demande d'un hôpital qui leur garantira par contrat un volume d'interventions déterminé dans des domaines tout aussi déterminés (par exemple, la cataracte ou le genou, voire, au besoin, autre chose qu'il reste à définir). Dans ces «CMS associées», sortes de supercliniques destinées à désengorger les hôpitaux comme le suggérait le rapport Clair, les patients n'auront rien à payer mais devront avoir été référés par l'hôpital.

- Quant à l'autre catégorie de CMS, sans affiliation celles-là, il s'agira de cliniques mises sur pied à l'initiative de médecins spécialistes rémunérés par la RAMQ pour faire des interventions chirurgicales (intervention d'un jour ou même davantage, possiblement avec hébergement) mais où les patients devront assumer certains coûts, tels ceux des médicaments et des produits anesthésiants, comme c'est déjà le cas en cabinet médical.

***

Dans le contexte de cette réforme, où se situe le nouveau complexe «intégré» Rockland MD dont nous apprenions la création cette semaine dans Le Devoir? Nulle part, devons-nous répondre à la lumière de ce que nous en savons. Il s'agit, dit-on, d'un complexe formé d'une clinique familiale entièrement privée et d'un bloc opératoire semi-privé où les médecins participants sont payés par la RAMQ pour chaque intervention chirurgicale pratiquée mais facturent aussi certains frais qui vont bien au-delà des médicaments et des produits anesthésiants. À plus d'un égard, ce complexe contrevient à la fois au texte et au principe de la loi 33 adoptée le mois dernier.

D'une part, la cohabitation sous un même toit de médecins participants et non participants au régime public est interdite par la loi, qui assure l'étanchéité des systèmes. D'autre part, le fameux bloc opératoire privé ne pourra jamais devenir une «CMS associée» à un hôpital puisque la loi limite le travail de ce type de clinique à des interventions précises, choisies par l'hôpital, et parce qu'elle interdit formellement la facturation de frais accessoires aux patients.

Reste la possibilité d'obtenir un permis de CMS publique, mais sans affiliation, où les soins médicaux sont pris en charge par la RAMQ, et la facturation de certains frais accessoires, très limités, par le patient. Mais voilà, à l'heure actuelle, seules certaines interventions plus complexes sont autorisées en dehors du milieu hospitalier, et seuls les coûts de certains frais accessoires peuvent être refilés aux malades. Or le centre Rockland MD facture la totalité de ses dépenses de fonctionnement, y compris le coût des équipements et les salaires du personnel, ce qui contrevient tout à fait à la loi.

***

En apprenant cette nouvelle, le ministre Philippe Couillard a réagi très froidement, voire avec sarcasme, laissant entendre qu'il n'interviendrait pas. Voilà une attitude contraire à ce que laissaient prévoir ses interventions rassurantes en commission parlementaire. Dans un contexte de pénurie de spécialistes, l'entrée en scène de mini-hôpitaux privés où des médecins pratiquent des interventions chirurgicales remboursées par la RAMQ tout en refilant leurs frais de fonctionnement aux patients correspond en tout point à la définition d'un système à deux vitesses.

Qu'on crée des cliniques associées pour désengorger les hôpitaux à moindre coût, l'idée a du sens. Mais il n'a jamais été question d'hôpitaux privés où la rémunération du spécialiste est à la charge de l'État et les frais de fonctionnement à la charge des patients. Voilà le genre de réforme que les libéraux eux-mêmes ont toujours refusé d'envisager. Si leur intention a changé depuis la dernière campagne électorale, ils devaient l'inscrire noir sur blanc dans le projet de loi adopté en décembre. Or un tel débat n'a pas eu lieu et l'investisseur privé, tout médecin qu'il soit, n'est pas autorisé à faire indirectement ce que la loi lui interdit. Si l'idée consiste à créer un précédent pour forcer le ministre à prendre acte d'un fait accompli, c'est encore plus inacceptable. Au gouvernement d'agir, sans quoi on pourra l'accuser d'avoir trompé la population.

j-rsansfacon@ledevoir.com

25 janvier 2007

Déshabiller Pierre pour habiller Jacques

Libre-Opinion: Péril pour les cliniques externes de pédopsychiatrie

Nicole Nadeau, Pédopsychiatre, Clinique externe de pédopsychiatrie, Hôpital Sainte-Justine
Sylvaine De Plaen, Pédopsychiatre, Clinique externe de pédopsychiatrie, Hôpital Sainte-Justine

Édition du lundi 22 janvier 2007
Mots clés : Philippe Couillard, Plan d'action en santé mentale, médecins psychiatres, Médecin, santé, Québec (province)


Nous joignons nos voix à celles de nos collègues pédopsychiatres de Québec ainsi qu'à celle du président de l'Association des médecins psychiatres du Québec, cités récemment dans Le Devoir («Les Psychiatres s'insurgent», 15 janvier 2007), pour dénoncer le Plan d'action en santé mentale 2005-10 du ministre de la Santé Philippe Couillard.

Constatant, tout comme nous d'ailleurs, l'insuffisance des ressources en santé mentale de l'enfant, le ministre a cru bon y remédier en sabrant les équipes de pédopsychiatrie (les deuxième et troisième ligne) pour aller garnir les équipes de santé mentale de la première ligne: déshabiller Pierre pour habiller Jacques.

Au cours des dernières années, nous avons eu à travailler dans un réseau de santé mentale de plus en plus dépourvu des ressources nécessaires pour répondre adéquatement aux besoins des enfants qui consultent nos cliniques externes de pédopsychiatrie. Cette situation a entraîné une restriction toujours plus grande des services offerts, tant en matière de disponibilité que de durée, chaque équipe comptant sur une autre pour assurer ce moyen ou long terme dont plus personne ne semble pouvoir prendre la responsabilité.

Nous estimons avoir fait des efforts considérables afin de rentabiliser l'utilisation des ressources humaines disponibles et d'articuler nos services spécialisés de pédopsychiatrie avec ceux de la première ligne, c'est-à-dire les CLSC, le réseau scolaire et les services sociaux. Le Plan d'action en santé mentale ne reconnaît pas ces efforts et impose de façon unilatérale des compressions de personnel spécialisé au sein même des cliniques externes de pédopsychiatrie.

Expertise mise à mal

Grâce à nos équipes de professionnels très qualifiés, nous avons développé une expertise tant dans la dispensation de soins directs en pédopsychiatrie que dans le travail de liaison (les soins indirects) entre la pédopsychiatrie et la première ligne. Le maintien de la qualité et de l'expertise des cliniques externes de pédopsychiatrie dépend du bon fonctionnement de nos équipes multidisciplinaires, condition essentielle pour travailler la complexité de nos situations cliniques.

Pour pratiquer de façon adéquate et selon les standards de notre profession, nous avons besoin des professionnels des disciplines connexes que sont la psychologie, la neuropsychologie, l'orthophonie, l'ergothérapie, la psychomotricité, le service social, la psychopédagogie, la psychoéducation, tant pour diagnostiquer que pour traiter nos patients. Ces professionnels sont essentiels à notre fonctionnement, ils sont nos équipements spécialisés. Demanderait-on à un neurochirurgien de continuer à opérer tout en le délestant de son plateau technique?

Comment pouvons-nous assister au démantèlement de nos équipes de professionnels et à la perte d'une expertise unique sans nous indigner? Comment ferons-nous pour recevoir des enfants toujours plus atteints dans leur fonctionnement, donc nécessitant davantage de temps et d'expertise professionnelle, si nos services sont ainsi dégarnis?

Nos professionnels ne doivent pas aller combler des ressources déficientes, mais plutôt servir d'appui aux intervenants de première ligne tout en conservant leur implication dans nos services, condition essentielle au maintien de notre propre fonctionnement.

Spécialité fragile

La pédopsychiatrie demeure une spécialité fragile, trop souvent remise en question. Pourtant, nous savons que les problèmes non traités pendant l'enfance et l'adolescence peuvent persister jusqu'à l'âge adulte et entraver sérieusement le fonctionnement des individus atteints.

À notre avis, c'est le maintien même de notre champ de travail qui risque de se trouver compromis par le plan d'action du ministre Couillard. En restreignant de plus en plus le rôle de pédopsychiatre à celui de consultant, dépourvu de l'expérience et de la responsabilité du suivi clinique, ce plan d'action appauvrira notre discipline plutôt que de l'enrichir, et ce, au détriment des patients.

Les services aux enfants ne doivent pas faire l'objet d'une expérimentation au nom d'une idéologie qui semble opposer la notion de santé mentale à celle de pédopsychiatrie, sans tenir compte de la complexité des réalités cliniques auxquelles nos équipes de pédopsychiatrie sont quotidiennement confrontées et des besoins des premiers concernés, nos jeunes patients et leurs familles. Le Plan d'action en santé mentale vise la mauvaise cible en attaquant les équipes de pédopsychiatrie plutôt que le manque chronique de ressources destinées aux enfants en difficulté.

19 janvier 2007

Philippe Couillard fait son bilan

Philippe Couillard fait son bilan: "Philippe Couillard fait son bilan

Le député de Mont-Royal et ministre de la Santé, Philippe Couillard, a reçu les médias locaux dans son bureau de circonscription, vendredi dernier, histoire de faire un retour sur la dernière année, ainsi que sur le premier mandat du gouvernement libéral. (Photo: Geneviève Allard) Philippe Couillard fait son bilan
En présence des médias locaux, vendredi dernier, le député provincial de Mont-Royal, Philippe Couillard, a fait un retour sur les accomplissements du gouvernement québécois durant son premier mandat.
À l’aube du déclenchement officiel de la campagne électorale, M. Couillard a qualifié ce bilan d’«exercice annuel». Pour le ministre de la Santé et des Services sociaux, les actions à Mont-Royal ont été diverses.

Que ce soit le projet d’agrandissement de l’école Dunrae Gardens, l’éventuelle rénovation de la piscine Pierre-Laporte ou l’ébauche d’une maison de la culture, le représentant de Mont-Royal à Québec garde l’œil ouvert sur les initiatives de la municipalité.

Dans le cas des demandes de financement pour la piscine et la maison de la culture, M. Couillard attend toujours une décision du ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Jean-Marc Fournier , ainsi que de la ministre de la Culture et des Communications, Line Beauchamp, qui sont en charge des dossiers.

«Il faut voir si le projet se qualifie et si oui, quel est le pourcentage de financement disponible. Je suis là pour aider la population, mais il faudra toutefois que les résidants décident», dit-il en faisant référence à l’éventuelle construction d’une maison de la culture, sujet qui divise la population de Mont-Royal.

En ce qui concerne la gestion de l’agglomération, Philippe Couillard soutient être à l’écoute des revendications de Mont-Royal et des recommandations de la mairesse, Vera Danyluk. «La structure est complexe et il y a de l’insatisfaction dans ce dossier, reconnaît-il, mais je transmets toujours l’information à Nathalie Normandeau [ministre des Affaires municipales].»

M. Couillard mentionne qu’une structure du style de celle de l’agglomération est nécessaire, mais pourrait être plus souple. Le député libéral dit aussi s’être entretenu avec des représentants du secteur Glenmount, qui souhaiteraient voir leur quartier réintégrer Ville de Mont-Royal plutôt que de demeurer au sein de l’arrondissement Côte-des-Neiges—Notre-Dame-de-Grâce. «L’initiative doit venir de Mont-Royal», fait-il savoir.
Un regard global
Pour Phillippe Couillard, le bilan du gouvernement est positif, même si le travail n’est pas terminé. Parmi les grands accomplissements de l’équipe libérale, il souligne l’augmentation de la cote de crédit du Québec, de même que le règlement du dossier de l’équité salariale.

M. Couillard indique en outre que le taux de chômage est à son plus bas niveau en 30 ans, et que 50 000 personnes de moins sont bénéficiaires de l’aide sociale depuis le début du mandat des libéraux à l’Assemblée nationale.
«Notre priorité demeure toujours la santé, et en deuxième l’éducation», rappelle-t-il, avant de confirmer qu’il sera de nouveau candidat aux prochaines élections provinciales.

17 janvier 2007

Québec prescrit le dégel des prix des médicaments

http://www.cyberpresse.ca/article/20070117/CPACTUALITES/70116254/0


PAS DE GRATUITÉ POUR LES ASSISTÉS SOCIAUX
Denis Lessard

La Presse

Québec

Après des années de représentations auprès du gouvernement du Québec, les pharmaceutiques vont pouvoir crier victoire. Gelés depuis 1994, les prix des médicaments reconnus par le régime public d’assurance pourront augmenter à compter du mois d’avril.

Québec annoncera d’ici un mois un accord de trois ans avec les pharmaceutiques. Les médicaments inscrits sur la liste de la Régie d’assurance maladie du Québec pourront ainsi être majorés au niveau de l’inflation, une hausse qui sera couverte par le régime d’assurance publique qui couvre 3,2 millions de Québécois.

Rien n’empêchera toutefois le manufacturier de monter ses prix au-delà de l’inflation, ce sera alors au consommateur –même s’il est assuré par le régime gouvernemental– de régler la note.


Selon les informations obtenues par La Presse auprès de l’industrie et de l’administration publique, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, va annoncer en février sa nouvelle «politique du médicament» après une consultation marathon qui s’est étendue sur plusieurs mois en 2006.


Mais la politique s’est aussi préparée dans les officines du ministère du Développement économique. Québec a développé «un partenariat avec l’industrie pharmaceutique» affirme-t-on en haut lieu. Le gouvernement a accepté l’argumentaire de l’industrie et, bien qu’il soit impossible à chiffrer précisément, Québec inclut même l’impact fiscal des recettes majorées des compagnies comme retombées positives de sa politique.

Cette politique n’a pas encore pris le chemin des comités ministériels, le passage obligé avant une présentation au Conseil des ministres. Cela compliquera le travail des limiers mandatés cette semaine par les conseillers de Jean Charest pour tenter d’identifier la source de nombreuses fuites récentes à La Presse.

Seul filet de sécurité pour les 3,2 millions d’assurés au régime public d’assurance, le gouvernement se réserve le droit de révoquer l’entente avant son échéance de trois ans, si le comportement des compagnies fait dérailler les prix. Mais même au sein des pharmaceutiques, on convient sous le couvert de l’anonymat qu’après 12 ans de disette, «l’appétit sera fort» dans l’industrie. D’autant plus que les filiales canadiennes de multinationales sont constamment pressées par leurs maisons mères pour hausser leurs prix… et vite.

Les médicaments coûtent 40% de plus aux États-Unis, et des sociétés publiques américaines songent désormais à s’approvisionner au Canada. Le Québec a toujours eu comme politique de payer le prix le plus bas – il n’inscrit pas sur la liste un médicament s’il est vendu moins cher ailleurs au Canada, une stratégie qui tend à maintenir à la baisse les prix partout au pays.

Mécanique
Pour 2007, par exemple, le taux d’inflation prévu est de 2,07%. Québec augmentera d’autant sa couverture mais si le prix d’un médicament montait plus vite, l’assuré devra couvrir la différence.

Actuellement, un assuré du régime public d’assurance ne peut payer plus que 950 $ par année pour ses médicaments. Par exemple, si sa facture de pharmacie est de 100 $ par mois –1200 $ par année–, le gouvernement assume 250 $. Québec couvrira les hausses jusqu’à l’inflation, 2% par exemple, mais si le médicament prescrit augmentait de 10%, l’assuré se retrouverait avec une facture de près de 100 $ de plus par année.

Avec la nouvelle stratégie, le plafond de contribution deviendra bien théorique car l’assuré devra payer les hausses qui dépassent l’inflation.

Jusqu’ici des hausses exceptionnelles avaient été acceptées par Québec, mais le gouvernement conservait le droit d’expulser de la liste des médicaments reconnus, les produits haussés, sans avoir eu le feu vert du Conseil du médicament et du gouvernement.

Un fonds financé par l’industrie

Soucieux de réduire l’impact de sa décision sur les finances publiques, Québec a obtenu que l’association des pharmaceutique crée un fonds d’entre 30 et 50 millions de dollars sur trois ans, pour permettre au gouvernement d’éponger «en grande partie» les hausses de primes du régime public d’assurance. On est perplexe devant ces promesses de l’industrie ; quand François Legault était ministre de la Santé, elles s’étaient engagées à produire 100 millions d’économies en disciplinant la consommation, ce qui ne s’est jamais réalisé.

Avant de pouvoir en augmenter le prix, un médicament devra avoir été inscrit depuis un certain temps sur la liste approuvée par Québec. Au début des discussions, le ministre Couillard voulait réserver ce privilège aux remèdes inscrits depuis cinq ans et plus. Une version de la politique prévoyait trois ans, un délai qui aurait encore diminué dans une version plus récente.

En dépit du gel des prix, la facture globale de médicaments payée par Québec a constamment augmenté – jusqu’à 15 % par année, à cause des nouvelles molécules et du vieillissement de la population. Le régime d’assurance publique payait 1,1 milliard pour des pilules en 1997, lors de sa création. La facture était passée à 2,6 milliards en 2004.



Triomphe modeste S.V.P.

Dans l’industrie, on indique que le gouvernement a déjà passé son message. Les multinationales doivent se garder de crier victoire publiquement. C’est que politiquement, le virage risque d’être difficile à emprunter pour le gouvernement.

Car tout en donnant le feu vert aux hausses, le ministre Couillard devra annoncer une mauvaise nouvelle pour les bénéficiaires de l’aide sociale. Contrairement aux engagements pris par le PLQ, Québec n’assurera pas la gratuité des médicaments pour toutes les personnes recevant l’aide sociale – celles qui ont des contraintes lourdes à l’emploi en bénéficient déjà. La gratuité pour tous les bénéficiaires représentait une facture de 16 millions, mais les études sont nombreuses pour sonner l’alarme quant aux risques de surconsommation de médicaments pour ces clientèles vulnérables, explique-t-on.

Québec voulait donner de l’oxygène aux pharmaceutiques québécoises qui, depuis des années, font l’objet de pressions intenses de la part des sièges sociaux, souvent américains. La pression à la baisse que le gel québécois infligeait aux prix avait des conséquences dans les autres provinces canadiennes. C’était même une des sources du clivage important entre les prix des médicaments au Canada et aux États-Unis – on parle de 40 % environ.

15 janvier 2007

les listes d'attente chiffrées

La liste d'attente en santé baisse de 13 %
Par Jean-Marc Tremblay

L'annonce d'un investissement supplémentaire de 3,9M $ pour réduire les listes d'attente en chirurgie faite par le ministre de la Santé Philippe Couillard en octobre dernier, rapporte déjà ses dividendes.

En effet, le nombre de patients en attente d'une chirurgie (d'un jour et avec hospitalisation) dans les cinq hôpitaux de la région a diminué de 13 %. Cela représente 554 cas en moins lors des trois derniers mois de 2006, passant de 4432 à 3878. Pourtant, le total de personnes en attente entre janvier et octobre avait connu une légère hausse de 177, soit 4255 à 4432.

L'annonce du ministre Philippe Couillard en octobre rapporte déjà des résultats avec une diminution de 13 % des listes d'attente.

Le nombre de chirurgies d'un jour, qui avait augmenté de 22 entre janvier et octobre, a subi une baisse de 10 % entre octobre et décembre, passant de 3073 à 2642. Du côté des chirurgies avec hospitalisation, l'amélioration a été de 14 % (-131) avec 1229 en décembre comparativement à 1360 en octobre. Il y avait eu une hausse de 156 cas lors des dix mois précédents avec 1204 personnes en attente en janvier 2006.

C'est à l'Hôpital de Chicoutimi que l'on note la plus grosse amélioration sur les listes d'attente avec une diminution totale de 441 cas (-20 %), avec 1868 patients en décembre, comparativement à 2309 en octobre, et 2187 en janvier 2006. À Jonquière, il ne reste que 69 personnes en attente d'une chirurgie d'un jour (comparativement à 127 en octobre et 176 en janvier), et 32 en chirurgie avec hospitalisation (+2 par rapport au mois d'octobre et - 21 comparativement à janvier).

Spécialités

Du côté des spécialités, les chirurgies générales ont été les plus actives avec une baisse de 102 noms sur les listes d'attente en trois mois pour un total de 600. Suivent dans l'ordre l'urologie (-78), l'otorhinologie (-67), l'orthopédie (-61), l'ophtalmologie (-57), et la gynécologie (-52).

Finalement, toutes ces performances ont également permis de diminuer le nombre de cas en attente en dehors du délai raisonnable de six mois. En effet, en décembre dernier, on y retrouvait 850 cas (dont 578 à Chicoutimi), 99 de moins qu'en octobre, et 315 de moins qu'en janvier.

http://www.hebdosquebecor.com/rej/01142007/rej_01142007_A13.shtml

12 janvier 2007

Couillard pas très chaud au projet pilote de Harper

Le jeudi 11 janvier 2007

Philippe Couillard, ministre de la Santé.


Couillard prudent à l'annonce d'un projet-pilote d'Ottawa en chirurgie
Presse Canadienne

Montréal


Le ministre québécois de la Santé, Philippe Couillard, réagit avec prudence au projet-pilote fédéral visant à réduire les listes d'attente en chirurgie pédiatrique au Canada.

Le ministre soutient que toute annonce positive pour le système de santé est toujours bien accueillie, notamment s'il s'agit en bout de ligne d'un investissement supplémentaire pour améliorer l'accès à la chirurgie.

Toutefois, en entrevue téléphonique à NTR, il a pris soin de rappeler à ses collègues fédéraux que le Québec demeure entièrement libre d'établir ses propres choix et priorités en matière de santé. Il n'est donc pas question pour le Québec, selon le ministre Couillard, d'adhérer à des normes ou des programmes pan-canadiens.

Le projet-pilote annoncé jeudi à Toronto par le premier ministre Stephen Harper est d'une durée de 15 mois. Il doit établir une base de données pan-canadienne sur les attentes en chirurgie auxquelles sont soumis les enfants, dans le but d'élaborer ultérieurement une liste de garanties d'attente raisonnable en pédiatrie.

Les provinces gèrent déjà des programmes de réduction d'attente chirurgicale dans cinq secteurs d'intervention, dont les chirurgies cardiaques et de la hanche, et l'enlèvement des cataractes.

Certains semblent critiquer l'initiative d'Ottawa en raison d'une ampleur trop faible et d'un impact qui risque d'être limité sur les listes d'attente.

Ainsi, la ministre ontarienne des Affaires intergouvernementales, Marie Bountrogianni, n'y voit qu'une insignifiante contribution à la santé des quelque trois millions d'enfants de sa province.

http://www.cyberpresse.ca/article/20070111/CPACTUALITES/70111131/5025/CPDMINUTE



A mon avis il serait très mal vu de ne pas adhérer a un programme pan-Canadiens de réductions d'attente des chirurgies pour les enfants!

On a beau avoir un programme de réduction des listes d'attente pour les opérations des genoux ou de la hanches qui favorisent un traitement plus rapide pour les gens qui ont souvent un probleme d'obésité(voir le texte sur les opérations des genoux et des hanches),ou encore des cataractes qui profite plus aux ainés.Qu'est-ce que l'on a pour améliorer l'attente de 3200 enfants en réadaptation? Qu'est-ce qu'on a pour réduire l'attente en soins de santé dentaire qui sont hors des délais acceptables?

Vous devriez vous inspirer des normes Canadiennes de la santé qui sont souvent plus sévères qu'au Québec.... après tout nous sommes aussi Canadien!

On doit juger le gouvernement présent sur le rendement de son mandat, avec ses promesses d'éliminer l'attente!.... et bien on attend encore un changement significatif pour les patients, et non pas une nouvelle façon de calculer nos temps d'attentes acceptables, ou de se servir de nouveaux termes comme salle de debordement pour déplacer les chiffres dans une autre colonnes!

Vous voulez etre jugé sur votre dernier mandat et bien moi je dis ÉCHEC TOTAL .... et ne compter pas sur moi pour vous offrir un deuxieme mandat qui vous donnerait droit a votre pension!