Aucun message portant le libellé chsld. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé chsld. Afficher tous les messages

12 juin 2007

les préposés aux bénificiaires

Ce message est pris sur le blog
http://espace.canoe.ca/jean298/blog/



Je suis un grand admirateur de Pierre Foglia. Ses papiers portent tous à réflexion. "La caméra pas cachée" est celui qui m'a touché droit au coeur. J'occupe un poste de préposé aux bénéficiares (PAB) depuis 24 ans dans un établissement du réseau de la santé. Je suis aussi impliqué syndicalement depuis 18 ans. Je suis donc a même de constater tous les aspects que comporte ce "job" qui est en fait une vocation. Comment rester insensible à la souffrance de mes semblables? Comment faire afin de continuer a donner mon 100% malgré les contraintes budgétaires imposées par les divers gouvernements? Comment dois-je réagir lorsque certains médias sensationalistes ne montrent que les mauvais côtés de mon métier? Il y a des jours ou j'ai envie de tout foutre en l'air, mais je suis toujours là. Pourquoi? Parce-que contrairement aux gestionnaires de carrière mes yeux voient la détresse et la dépendance dans le regard des patients. Et que dire des sourires et des remerciements que m'offrent ces mêmes patients? Eux qui me demandent: "Mais comment faite- vous pour courrir ainsi?" Ou encore: "Vous êtes patient, vous!" Oui c'est vrai je suis ainsi, c'est moi et j'en suis fier. Il est vrai que certaines personnes ne cadrent pas dans ce décor qui demande patience et compassion. Mais croyez-moi ils sont minoritaires. Le pire ennemi de la personne hospitalisée est nul autre que le gouvernement lui-même. Le réseau de la santé et le personnel qui le compose n'est pas rentable. Que fait-on à Québec? On coupe le plus possible. Ou? Dans tous les services. On coupe à l'entretien ménager, à la cuisine, aux soins-infirmiers mais rarement sinon jamais les postes cadres. Certaines personnes détentrices de postes cadres justifient leur généreux salaires en comptant les couches, en sermonnant un membre du personnel s'il utilise trop de gants ou s'il ose manger un repas qu'il vont jeter de toute façon. Les priorités sont-elles au bons endroits? Qu'en pensez-vous? Les gouvernements se succèdent et ne font que blâmer leurs prédécesseurs pour la pénurie de personnel, les listes d'attente, les civières de plus en plus nombreuses dans les corridors. Pendant qu'ils se chamaillent nous tenons ce foutu réseau à bout de bras depuis des décénnies. Que fait-on afin de nous remercier? On nous impose, via une loi spéciale adoptée sous-baîllon, nos conditions de travail et salariales jusqu'en 2010! Belle façon de nous motiver, non? On nous répète sans cesse que notre population est viellissante. On forme un comité de ci, on fait une étude de çela, mais finalement on ne fait que parler et nos ainés eux pendant ce temps se multiplient à vue d'oeil. Y aura t-il un jour un homme ou une femme politique qui réalisera que les personnes travaillant dans les CLSC, hôpitaux, CHSLD, centres de réadaptation ainsi qu'en résidences privées ne sont pas en usine mais dispensent des soins éssentiels à des êtres humains? Si vous connaissez cette personne donnez moi son nom, ça presse, car ella aura mon vote, c'est certain!


Repondez lui sur son blog !

3 janvier 2007

les dents c'est important pour les gens en CHSLD aussi.

Oubliée dans les CHSLD
Yannick DonahueJournal de Québec30/12/2006 08h25

L'Association dentaire canadienne (ADC), qui regroupe 18 000 dentistes au pays, s'inquiète de la piètre santé dentaire des bénéficiaires en CHSLD et demande au gouvernement du Québec d'intervenir en adoptant une politique de santé dentaire pour les aînés en institution.
Directeur des services professionnels à l'ADC, Benoit Soucy constate que davantage de personnes âgées entrant en CHSLD possèdent encore leurs dents naturelles alors que la plupart d'entre elles portaient un dentier il n'y a pas si longtemps.
Faute d'entretien, ces personnes qui ont soigné leur dentition toute leur vie doivent trop souvent se les faire arracher un an après leur admission.
L'ADC dénonce ce laisser-aller et réclame que l'État mette en place une stratégie afin que cesse la détérioration de la santé buccodentaire des résidants des CHSLD.
«Ce problème n'est pas unique au Québec, précise M. Soucy. Il affecte toutes les provinces du Canada. Ces milieux de vie assistés ne sont pas équipés pour prendre soin de la santé dentaire de leurs résidants», déplore-t-il.
Selon lui, le personnel de ces établissements éprouve des problèmes à assurer les mesures d'hygiène buccale des patients en perte d'autonomie.
«Le personnel n'a pas le temps, pas la formation, pas les outils nécessaires. L'hygiène dentaire se retrouve en bas de la liste des tâches à accomplir. Alors, elle ne se fait pas», décrie-t-il.
M. Soucy demande à ce qu'un examen dentaire soit réalisé à l'admission d'un bénéficiaire puis un second six mois plus tard, afin de voir s'il y a eu un changement et pour apporter les correctifs au besoin.
Il réclame aussi que le ministère de la Santé fasse la promotion de la dentisterie gériatrique. «Il y a un sérieux problème de main-d'oeuvre, s'attriste-t-il. Ce n'est pas facile de trouver des dentistes qui acceptent d'aller pratiquer en CHSLD.»
Benoit Soucy se désole de ne pas avoir de statistiques officielles pour appuyer les dires de son association. D'ailleurs, il déplore que le gouvernement n'oblige pas la compilation annuelle du taux de carie, chiffres qu'il considère comme essentiels pour guider les actions des intervenants du milieu.
Or, se réjouit-il, le gouvernement fédéral mène actuellement une enquête sur la santé des Canadiens et elle inclut la santé dentaire des résidants des CHSLD. Les résultats seront connus dans deux ans. Il jure qu'ils refléteront ce qu'il dénonce maintenant.
«Des programmes d'hygiène dentaire existent pour les jeunes»
Le réseau de la santé aimerait pouvoir offrir plus de soins dentaires aux aînés en CHSLD.
Alain-Philippe Lemieux, directeur des services professionnels au CSSS de la Vieille Capitale, appuie l'idée d'une politique nationale de soins dentaires pour les personnes âgées vivant en CHSLD. «Des programmes d'hygiène dentaire existent pour les jeunes, affirme-t-il. On ne retrouve pas cela pour les aînés dans l'offre de services de soins prévue par le ministère de la Santé du Québec.»
Il reconnaît que l'hygiène dentaire est laissée à la discrétion des bénéficiaires. «Certains résidants le font, d'autres pas. Nous leur rappelons l'importance de se brosser les dents. Par contre, nous ne le faisons pas à leur place.» Rappelons que la santé dentaire en CHSLD ne constitue pas un service assuré par le MSSS.
Le CSSS Québec-Nord se dit également en faveur d'une telle politique. André Roy, directeur des services médicaux, croit que le gouvernement devrait penser à la gratuité pour les retraités qui, admet-il, gardent leurs dents plus longtemps qu'avant. «Si on rendait ces services accessibles pour les bénéficiaires, ils auraient une meilleure santé buccodentaire.» Toutefois, cela se traduirait par une inévitable hausse des effectifs.
«Je ne crois pas que les bénéficiaires soient soumis à une extraction de dents un an après leur admission», déclare M. Roy. Il faut dire que son centre possède un service de dentisterie qui dessert la clientèle en perte d'autonomie, mis à part le secteur de Charlesbourg qui n'a pas encore droit à ce privilège.
Aucun examen dentaire n'est effectué annuellement à son centre. «Les équipes soignantes se chargent du dépistage», explique-t-il. Ainsi, des infirmières auxiliaires retirent le tartre aussi bien qu'elles ajustent les prothèses.
À l'Agence de santé de la Capitale-Nationale, le porte-parole Pierre Lafleur assure que tous les efforts sont déployés pour que les aînés gardent leurs dents naturelles. Il conteste cependant le constat fait par l'ADC. Selon lui, au moins la moitié des personnes qui entrent en CHSLD présentent des problèmes de santé dentaire.
En revanche, il reconnaît que le défi des dix prochaines années sera effectivement celui des soins dentaires. «Nous accueillerons une génération qui a démontré plus d'intérêt pour la santé dentaire que la précédente», dit-il.
M. Lafleur indique que la Direction de la santé publique de la région de Québec oeuvre à développer un programme de formation sur l'hygiène dentaire pour les préposés aux bénéficiaires, afin de leur montrer notamment comment brosser les dents ou passer la soie dentaire aux personnes en perte d'autonomie. «Elle travaille aussi à développer un programme en dentisterie gériatrique», mentionne-t-il.

http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2006/12/20061230-082500.html