15 mars 2007

Dumont dit vouloir mettre fin à l'hypocrisie du système



ACTUALITÉS
Santé
Dumont dit vouloir mettre fin à l'hypocrisie du système
Jocelyne Richer
Presse Canadienne (PC) 15/03/2007 14h53
Le chef de l'ADQ, Mario Dumont
© PC
Un gouvernement adéquiste mettrait fin à «l'hypocrisie» du système de santé et faciliterait les choses pour les patients prêts à payer pour obtenir des soins.


C'est ce qu'a rappelé ce matin le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, lors d'une entrevue à l'animateur Paul Arcand, sur les ondes du 98,5.

Le système actuel est le pire des deux mondes, selon lui, parce qu'il prétend être gratuit et public, tout en laissant «entrer le privé par la porte d'en arrière».

«Les gens qui le veulent et qui peuvent payer vont laisser la place aux suivants sur les listes d'attente», a-t-il ajouté, rappelant qu'il favorisait un système mixte privé-public.

La réaction de M. Dumont survient au moment où on apprend qu'une entreprise propose à ses clients, en échange d'une somme d'au moins 290 $, d'éviter les listes d'attente en leur trouvant un rendez-vous avec un médecin spécialiste en 72 heures.

Le programme de l'ADQ préconise que les patients puissent avoir accès à des cliniques privées, s'ils sont prêts à payer, «tant et aussi longtemps qu'on exige des médecins qu'ils fassent leur pratique publique en priorité», a dit M. Dumont.

Avec un gouvernement adéquiste, les médecins n'auraient donc pas à se désaffilier du système d'assurance-maladie pour pratiquer dans une clinique privée, comme c'est le cas actuellement.

11 mars 2007

Charest se fait contredire par son député

Charest se fait contredire par son député

Sylvain Larocque

Presse Canadienne

Sherbrooke

Le chef libéral Jean Charest s'est fait ramener à la dure réalité du terrain, dimanche, quand son député rebelle Pierre Paradis l'a contredit sur le bilan du gouvernement en matière de santé.

À l'occasion d'un brunch dans la circonscription de M. Charest, M. Paradis a aussi laissé entendre que devant la montée de l'Action démocratique, le Parti libéral devait répondre plus directement aux attentes des nationalistes.

«Quand vous regardez notre bulletin de santé, les gens savent que nous avons fait du bon travail, mais peut-être pas aussi bon que nous le prétendons», a lâché le député de Brome-Missisquoi devant des journalistes.

Pour illustrer son constat, Pierre Paradis a soutenu qu'aux urgences de l'hôpital Brome-Missisquoi-Perkins, en Montérégie, il y avait en moyenne 20 patients sur civières en 2003 et qu'il y en a aujourd'hui 15. M. Paradis a estimé que la situation s'était tout simplement «stabilisée», saluant néanmoins l'«effort surhumain» du ministre de la Santé, Philippe Couillard.




«Vous ne pouvez pas dire aux gens que le problème a été réglé, a-t-il estimé. Je peux dire aux gens qu'il a cessé de se détériorer et qu'il s'est amélioré un petit peu. Les gens veulent entendre la vérité.»

Il s'agit d'une critique directe du message central de M. Charest durant cette campagne, à savoir que les libéraux ont «redressé» le système de santé, même si beaucoup de travail reste à faire.

En conférence de presse, le chef libéral a refusé de commenter directement les propos de Pierre Paradis, se contentant de répéter que son gouvernement avait réduit certaines listes d'attente, «mis le système en réseau» et créé deux nouvelles facultés de médecine. Il a soutenu que son parti était le seul à faire du dossier sa priorité.

«On a un bilan impressionnant en santé et on a fait tout ce qui est humainement possible pour pouvoir redresser la situation», a-t-il affirmé aux côtés de plusieurs députés des Cantons-de-l'est et de la Montérégie, sauf M. Paradis.

Jean Charest martèle ce message dans presque tous ces discours, ce qui ne soulève jamais l'enthousiasme des foules, y compris chez les fervents libéraux, contrairement à d'autres sujets.

Preuve de l'animosité qui existe entre le clan Charest et M. Paradis, des officiels libéraux ont pris la peine de téléphoner à l'hôpital de Brome-Missisquoi, dimanche après-midi, afin de vérifier la véracité de ses informations. Résultat: selon le PLQ, il y avait dimanche 14 patients sur civières aux urgences de l'hôpital alors que la capacité est de 16 personnes.

«Sur la priorité de la santé, mon équipe s'entend parfaitement», a juré le chef libéral.

Nationalistes

Pierre Paradis s'est aussi permis, dimanche, de suggérer que M. Charest se rapproche des nationalistes tentés par l'ADQ et le Parti québécois.

«Ce que je lis pour le moment sur le terrain, c'est que les gens en région sont dans certains cas des nationalistes mous ou même assez durs, donc il faut que la position du Parti libéral du Québec, si on veut les rattraper d'ici la fin de la campagne, traduise correctement les sentiments de ces gens», a commenté le député.

M. Paradis a dit qu'il ne faisait pas directement allusion aux déclarations controversées de son chef sur la partition du Québec, mais il a glissé que certains électeurs «trouvaient nos positions peut-être un petit peu plus rigides sur le plan constitutionnel». Il a salué les «mises au point» et les «clarifications» apportées récemment par le ministre Benoît Pelletier, sans préciser à quoi il faisait référence.

Là-dessus, le premier ministre a assuré que son parti avait tout pour répondre aux aspirations des nationalistes.

«Rarement dans l'histoire du Québec aura-t-on été témoins d'une période où les Québécois auront fait autant de gains à l'intérieur du système fédéral», a-t-il martelé, en parlant des accords Québec-Ottawa des dernières années, qui ont totalisé 14 milliards $ d'après lui.

Pierre Paradis et Jean Charest sont à couteaux tirés depuis que le chef libéral s'est abstenu d'inclure le député montérégien dans son cabinet, en 2003. Depuis, leurs désaccords ont été nombreux, notamment sur la privatisation d'une partie du Mont Orford.

Un autre libéral de marque, l'ancien premier ministre Daniel Johnson, a assisté au brunch de Sherbrooke. Il s'est toutefois refusé à tout commentaire sur la campagne de M. Charest.

Quelques dizaines de manifestants des milieux syndicaux et étudiants ont accueilli le chef libéral à son arrivée à l'événement de dimanche, auquel ont assisté plus de 1000 partisans, ce qui en fait la plus importante foule libérale depuis le début de la campagne.

2 mars 2007

Des dentistes menacent le régime d'assurance maladie

Des dentistes menacent le régime d'assurance maladie

Des dentistes pédiatriques menacent de quitter le régime public d'assurance maladie à la mi-mars afin de protester contre les plafonds salariaux imposés.

Les dentistes ne peuvent facturer plus de 74 000 dollars par trimestre à la Régie de l'assurance maladie. Le montant comprend les salaires ainsi que les frais médicaux.

L'Association des chirurgiens dentistes demande l'abolition des plafonds salariaux pour les dentistes.

En vidéo, écoutez le reportage de Harold Gagné.

http://lcn.canoe.com/lcn/sciencesetmedecine/sciences/archives/2007/02/20070226-204008.html

la carie dentaire cause 1 décès!

Bad toothache proves deadly for boy

Mary Otto
Washington Post
Mar. 2, 2007 04:39 PM
WASHINGTON - Twelve-year-old Deamonte Driver died of a toothache.

http://www.azcentral.com/offbeat/articles/0302dental-death02-ON.html

28 février 2007

les promesses liberal en santé

Le Mardi 27 février 2007

Promesse tenue!

Les libéraux promettent qu’à la fin d’un éventuel second mandat, «le Québec comptera 1500 médecins en exercice de plus qu’aujourd’hui». Les électeurs québécois peuvent compter là-dessus: cette promesse-là sera tenue. Et elle le sera… même si le PLQ n’est pas réélu! En effet, les nouveaux médecins qui arriveront sur le marché du travail au cours des cinq prochaines années sont déjà à l’université. Il est donc évident que, quel que soit le parti au pouvoir, ils seront bientôt à l’oeuvre.

Les libéraux soutiennent que le PQ est en grande partie responsable des problèmes d’accès aux soins parce que, lorsqu’il était aux affaires, il a à la fois diminué le nombre d’admissions en médecine et mis en place un programme d’incitation à la retraite des professionnels de la santé. Ce sont des faits difficilement contestables. Cependant, les péquistes se sont vite rendus compte de leur erreur.

Dès 1999, le gouvernement a entrepris de hausser le nombre de places ouvertes dans les facultés de médecin. De 1999 à la fin du mandat du PQ, ce nombre était passé de 406 à 666. Arrivés au pouvoir, les libéraux n’ont fait que continuer dans cette direction, le nombre d’admissions passant à plus de 750. Ainsi, des médecins qui arriveront sur le marché du travail au cours des cinq prochaines années, bon nombre auront entrepris leur formation… alors que le Parti québécois était au gouvernement.

Jusqu’à quel point les patients verront-ils une amélioration concrète dans l’accès aux services de santé, à la suite de cet ajout substantiel du nombre de médecins? Difficile à dire. D’une part, les besoins augmentent avec le vieillissement de la population. De plus, il est admis que les jeunes médecins ne travaillent pas autant d’heures que leurs aînés, qualité de vie oblige.

Le nombre de médecins n’est pas vraiment un enjeu de cette campagne, puisqu’il augmentera quoi qu’il arrive. À moins de vouloir sanctionner encore une fois une erreur pour laquelle les péquistes ont déjà payé en 2003…



http://blogues.cyberpresse.ca/pratte/?p=22#more-22

24 février 2007

«Est-ce que la santé est vraiment une priorité pour nos politiciens durant la campagne électorale?»

http://www.cyberpresse.ca/article/20070223/CPACTUALITES/702230831/6050/CPACTUALITES

Les médecins dénoncent les plans régionaux d'effectifs médicaux

Émilie Côté

La Presse

Il faudra s'y faire, la pénurie de médecins ne sera pas réglée avant 2015. Mais le gouvernement aggrave le problème en diminuant le nombre de médecins dans les hôpitaux universitaires pour les mettre en poste en région. La Fédération des médecins spécialistes et la Fédération des médecins résidents du Québec sonnent l'alerte.

En conférence de presse, la FMSQ et la FMRQ ont remis en question les plans régionaux d'effectifs médicaux (PREM). Depuis 2003, le ministère de la Santé produit un plan chaque année afin de répartir équitablement les médecins dans la province.

Les fédérations admettent qu'il y a une pénurie de médecins, autant dans les centres universitaires que dans les hôpitaux éloignés des grands centres. «C'est une réalité que nous ne pouvons pas changer, soutient le Dr Gaétan Barrette, président de la FMSQ. Mais on ne peut pas résoudre les deux problématiques en même temps.»

Dans le PREM de 2007, on annonce que des départs ne seront pas remplacés dans les hôpitaux universitaires, au profit de postes en région. «L'objectif est louable, mais la conséquence est grave», avertit le Dr Barrette. Si un enfant de l'Abitibi souffre de leucémie, il sera traité à Sainte-Justine, même s'il y a un pédiatre de plus à son hôpital, a-t-il illustré. «Il ne faut pas juste placer un pédiatre en région. Il faut une équipe et un milieu d'expertise», a ajouté la Dre Thérèse Côté-Boileau, présidente de l'Association des pédiatres du Québec.








La FMSQ craint particulièrement pour les services universitaires de pédiatrie, d'anesthésie, de radiologie diagnostique et d'hémato-oncologie. Le Dr Barrette parle «d'effet domino». «Ce sont des spécialités qui sont pivots dans un hôpital. Dès que vous touchez à ces spécialités-là, vous diminuez l'offre de service pour la population de la région, et conséquemment, pour la population du Québec.»

Les PREM nuisent également à la formation des nouveaux médecins, souligne le Dr Martin Bernier, président de la FMRQ. Chaque année, le ministère de la Santé dévoile son plan trop tard, «rendant impossible la planification de recrutement».

«Depuis quelques années, c'est devenu pratique courante que les médecins qui sont sur le point de prendre leur retraite s'entendent avec leur résident remplaçant», poursuit-il. Avec le nouveau PREM, le médecin sortant doit remettre sa démission, effective le 30 novembre de l'année en cours. «On ne peut pas demander à un médecin qui pratique de démissionner cette année, parce que cette année, on recrute un résident, qui lui, va partir en fellow (surspécialisation clinique) et revenir dans deux ans, a commenté le Dr Barrette. On crée un trou de deux ans dans les effectifs, donc on baisse les services.»



Promesses libérales



En conférence de presse, le Dr Barrette a également commenté la promesse libérale d'embaucher 1500 médecins d'ici 2012. Ce n'est pas une promesse, considère-t-il, mais une réalité. «Selon l'annonce, essentiellement, les étudiants en médecine qui sont actuellement dans les programmes vont réussir leur examen. On est très content, ironise-t-il. C'est comme nous annoncer que, pour les cinq prochaines années, le soleil va se lever tous les matins... à l'est!»

Jean Charest promet également aux Québécois la garantie d'être opérés dans un délai de six mois. Pour cela, il faudra plus de lits, donc plus d'argent, plaide le Dr Barrette. «Le bloc opératoire est la première chose qui ralentit dans un hôpital quand l'urgence déborde. L'urgence déborde car il manque de lits aux étages.»

«Est-ce que la santé est vraiment une priorité pour nos politiciens durant la campagne électorale?» s'interroge le président de la FMSQ.

Seul le Parti libéral a affirmé que la santé était sa priorité, signale le radiologiste. «Mais il a annoncé le statu quo budgétaire. C'est clair qu'il n'y aura pas d'amélioration dans le système de santé.»

22 février 2007

YouTube - Radoter en santé

YouTube - Radoter en santé






J'ai trouvé sur le site de Youtube un vidéo assez démonstratif des propositions et des positions du gouvernemnt libéral provincial.

Je souhaite sincerement que vous ne vous laisserez pas berner par de vaines promesses qui seront oubliés le lendemain des élections!

19 février 2007

Les dentistes se disent sous-payés

http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2007/02/20070217-091900.html

Honoraires remboursés par la RAMQ
Les dentistes se disent sous-payés
Chantal Maltais
Le Journal de Montréal
17/02/2007 09h19

Les chirurgiens dentistes du Québec en ont assez de soigner des prestataires d'aide sociale ou des enfants pour des honoraires qu'ils jugent dérisoires.

Le problème que rencontrent les 3600 membres de l'Association des chirurgiens dentistes du Québec (ACDQ) concerne les honoraires versés par le régime public lorsque les soins sont prodigués à des enfants de 0 à 9 ans ou à des prestataires de l'aide sociale.



Selon eux, les honoraires accordés par la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) couvrent à peine leurs frais d'exploitation (salaires des employés, loyer ou hypothèque, coûts reliés aux mesures d'hygiène et d'asepsie, etc.).

Le ministre Couillard

Compte tenu des sommes versées par la RAMQ et de l'augmentation annuelle moyenne de 3,5 % des frais d'exploitation auxquels doivent faire face les dentistes, leur taux horaire, lorsqu'ils traiteront ces clientèles, sera de 4 $ de l'heure en 2009, affirme l'ACDQ.

«En quatre ans, le ministre Couillard n'a jamais trouvé le temps de nous rencontrer. C'est à se demander si la santé dentaire est importante pour lui», a dénoncé la Dre Chantal Charest, présidente de l'ACDQ, hier, en point de presse à Québec.

«Ce que nous remet le gouvernement est investi à 85 % pour couvrir nos frais d'exploitation, et parfois même plus. Il ne reste alors au dentiste qu'une rémunération personnelle inadéquate», estime la Dre Charest.

Urgence

Ainsi, selon un dentiste qui préfère garder l'anonymat, une personne qui vient en consultation d'urgence pour une dent cassée paiera en moyenne 50 $ avec les radiographies. Pour la même consultation, la RAMQ ne donne que 19,25 $.

«Pour une prothèse complète, par exemple le dentier d'en haut, le gouvernement va rembourser 518 $, alors que sans compter nos frais d'exploitation, juste en frais de laboratoire, ça nous coûtera de 250 $ à 300 $», affirme un chirurgien dentiste de la région de Québec.

Le ministre Philippe Couillard n'a pas retourné les appels du Journal, hier.

«Le ministre ne les commentera pas publiquement»,

Selon de ministère
Les dentistes doivent mieux administrer leurs affaires
Charles Rooke
Journal de Québec
18/02/2007 08h23


Alors que les chirurgiens-dentistes se disent sous-payés, le ministère de la Santé affirme qu'ils doivent mieux administrer leurs revenus.

«Il y a beaucoup d'actes qu'ils peuvent faire en pratique privée. C'est à eux de gérer leurs affaires», signale Isabelle Merrizi, attachée de presse du ministre de la Santé, Philippe Couillard.

Les chirurgiens-dentistes ont dénoncé, vendredi, les honoraires versés par le régime public lorsqu'ils soignent des enfants de moins de neuf ans ou des prestataires d'aide sociale.

Selon eux, les sommes allouées par la Régie de l'assurance maladie du Québec couvrent à peine leurs frais d'exploitation.

Au ministère de la Santé, on dit que des négociations sont en cours pour régler le déséquilibre.

«Le ministre ne les commentera pas publiquement», dit Mme Merrizi.

L'Association des chirurgiens-dentistes du Québec a demandé en décembre de rencontrer le ministre de la Santé, M. Couillard.

La rencontre n'a toujours pas eu lieu.

«C'est un délai normal compte tenu de la situation des négociations avec le ministère», dit l'attachée de presse de Philippe Couillard.


http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2007/02/20070218-082300.html