Le jeudi 11 janvier 2007
Philippe Couillard, ministre de la Santé.
Couillard prudent à l'annonce d'un projet-pilote d'Ottawa en chirurgie
Presse Canadienne
Montréal
Le ministre québécois de la Santé, Philippe Couillard, réagit avec prudence au projet-pilote fédéral visant à réduire les listes d'attente en chirurgie pédiatrique au Canada.
Le ministre soutient que toute annonce positive pour le système de santé est toujours bien accueillie, notamment s'il s'agit en bout de ligne d'un investissement supplémentaire pour améliorer l'accès à la chirurgie.
Toutefois, en entrevue téléphonique à NTR, il a pris soin de rappeler à ses collègues fédéraux que le Québec demeure entièrement libre d'établir ses propres choix et priorités en matière de santé. Il n'est donc pas question pour le Québec, selon le ministre Couillard, d'adhérer à des normes ou des programmes pan-canadiens.
Le projet-pilote annoncé jeudi à Toronto par le premier ministre Stephen Harper est d'une durée de 15 mois. Il doit établir une base de données pan-canadienne sur les attentes en chirurgie auxquelles sont soumis les enfants, dans le but d'élaborer ultérieurement une liste de garanties d'attente raisonnable en pédiatrie.
Les provinces gèrent déjà des programmes de réduction d'attente chirurgicale dans cinq secteurs d'intervention, dont les chirurgies cardiaques et de la hanche, et l'enlèvement des cataractes.
Certains semblent critiquer l'initiative d'Ottawa en raison d'une ampleur trop faible et d'un impact qui risque d'être limité sur les listes d'attente.
Ainsi, la ministre ontarienne des Affaires intergouvernementales, Marie Bountrogianni, n'y voit qu'une insignifiante contribution à la santé des quelque trois millions d'enfants de sa province.
http://www.cyberpresse.ca/article/20070111/CPACTUALITES/70111131/5025/CPDMINUTE
A mon avis il serait très mal vu de ne pas adhérer a un programme pan-Canadiens de réductions d'attente des chirurgies pour les enfants!
On a beau avoir un programme de réduction des listes d'attente pour les opérations des genoux ou de la hanches qui favorisent un traitement plus rapide pour les gens qui ont souvent un probleme d'obésité(voir le texte sur les opérations des genoux et des hanches),ou encore des cataractes qui profite plus aux ainés.Qu'est-ce que l'on a pour améliorer l'attente de 3200 enfants en réadaptation? Qu'est-ce qu'on a pour réduire l'attente en soins de santé dentaire qui sont hors des délais acceptables?
Vous devriez vous inspirer des normes Canadiennes de la santé qui sont souvent plus sévères qu'au Québec.... après tout nous sommes aussi Canadien!
On doit juger le gouvernement présent sur le rendement de son mandat, avec ses promesses d'éliminer l'attente!.... et bien on attend encore un changement significatif pour les patients, et non pas une nouvelle façon de calculer nos temps d'attentes acceptables, ou de se servir de nouveaux termes comme salle de debordement pour déplacer les chiffres dans une autre colonnes!
Vous voulez etre jugé sur votre dernier mandat et bien moi je dis ÉCHEC TOTAL .... et ne compter pas sur moi pour vous offrir un deuxieme mandat qui vous donnerait droit a votre pension!
12 janvier 2007
11 janvier 2007
comment porter plainte à un ordre professionnel?
Lorsque vous croyez qu’un professionnel a fait preuve d’incompétence ou de négligence à votre égard, a enfreint une loi ou un règlement professionnels ou vous a causé des dommages, vous avez des recours auprès de son ordre professionnel ou des tribunaux civils. Selon le cas, vous pouvez bénéficier d’un recours auprès de chacune de ces deux instances. Lorsque vous vous adressez à l’ordre professionnel, le syndic de l’ordre fait enquête sur la conduite du professionnel et le Comité de discipline dispose de la plainte si celle-ci est confirmée par le syndic.
Selon le cas, vous bénéficiez d’un recours auprès du syndic de l’ordre professionnel visé ou des tribunaux. Parfois, les faits ou les manquements du professionnel peuvent justifier que vous vous adressiez en même temps au syndic de l’ordre pour ce qui concerne la conduite du professionnel et aux tribunaux pour lui réclamer des dommages et intérêts.
Vous pouvez donc signaler, habituellement par écrit, au syndic d’un ordre professionnel toute conduite que vous estimez contraire aux règles déontologiques ou aux autres devoirs et obligations imposés par la législation professionnelle. Lorsqu’il reçoit une telle plainte, le syndic est obligé de faire enquête. Il communique en général avec le professionnel pour lui demander sa version de la situation, et il étudie le dossier.
Lorsque le syndic décide de porter plainte au Comité de discipline, il achemine une requête écrite en ce sens exposant la nature et les circonstances de l’infraction reprochée au professionnel. Le professionnel a ensuite le droit de contester par écrit les fautes que vous lui reprochez et d’être représenté par un avocat devant le Comité de discipline.
Après avoir entendu toute la preuve, le Comité de discipline rend sa décision et établit si le professionnel a commis ou non une infraction à ses obligations imposées par les lois professionnelles.
Lorsque le professionnel est déclaré coupable, une autre audience a lieu pour déterminer la sanction devant lui être imposée. Après avoir entendu le syndic et le professionnel, le Comité de discipline peut imposer les sanctions suivantes :
une réprimande;
une radiation temporaire ou permanente du tableau de l’ordre;
une amende variant entre 600 $ et 6 000 $ pour chaque infraction;
l’obligation de vous remettre une somme d’argent que le professionnel détenait pour vous;
une révocation de son permis;
une révocation de permis de spécialiste;
une limitation ou une suspension du droit d’exercer des activités professionnelles.
Il se peut que la faute que vous reprochez à un professionnel vous ait occasionné des frais ou causé des dommages. Dans ce cas, vous pouvez lui réclamer une indemnité financière. En premier lieu, vous devez vous adresser au professionnel en cause, en le faisant vous-même ou par l’entremise d’un avocat. Il s’agit à cette étape de réclamer directement au professionnel, par voie de mise en demeure, les dommages et intérêts auxquels vous croyez avoir droit.
Si cette démarche n’aboutit pas, vous devez alors avoir recours aux tribunaux et faire la même réclamation. Si la somme que vous demandez au professionnel ne dépasse pas les 7 000 $, vous pouvez vous adresser vous-même à la Division des petites créances de la Cour du Québec . Au-delà de cette somme, votre demande devra être introduite en Cour du Québec (division civile) pour une réclamation de moins de 70 000 $ et en Cour supérieure pour une réclamation de 70 000 $ et plus. Il est fortement recommandé d’être représenté par avocat devant ces deux cours.
http://www.educaloi.qc.ca/loi/nos_autres_capsules/103/
Selon le cas, vous bénéficiez d’un recours auprès du syndic de l’ordre professionnel visé ou des tribunaux. Parfois, les faits ou les manquements du professionnel peuvent justifier que vous vous adressiez en même temps au syndic de l’ordre pour ce qui concerne la conduite du professionnel et aux tribunaux pour lui réclamer des dommages et intérêts.
Vous pouvez donc signaler, habituellement par écrit, au syndic d’un ordre professionnel toute conduite que vous estimez contraire aux règles déontologiques ou aux autres devoirs et obligations imposés par la législation professionnelle. Lorsqu’il reçoit une telle plainte, le syndic est obligé de faire enquête. Il communique en général avec le professionnel pour lui demander sa version de la situation, et il étudie le dossier.
Lorsque le syndic décide de porter plainte au Comité de discipline, il achemine une requête écrite en ce sens exposant la nature et les circonstances de l’infraction reprochée au professionnel. Le professionnel a ensuite le droit de contester par écrit les fautes que vous lui reprochez et d’être représenté par un avocat devant le Comité de discipline.
Après avoir entendu toute la preuve, le Comité de discipline rend sa décision et établit si le professionnel a commis ou non une infraction à ses obligations imposées par les lois professionnelles.
Lorsque le professionnel est déclaré coupable, une autre audience a lieu pour déterminer la sanction devant lui être imposée. Après avoir entendu le syndic et le professionnel, le Comité de discipline peut imposer les sanctions suivantes :
une réprimande;
une radiation temporaire ou permanente du tableau de l’ordre;
une amende variant entre 600 $ et 6 000 $ pour chaque infraction;
l’obligation de vous remettre une somme d’argent que le professionnel détenait pour vous;
une révocation de son permis;
une révocation de permis de spécialiste;
une limitation ou une suspension du droit d’exercer des activités professionnelles.
Il se peut que la faute que vous reprochez à un professionnel vous ait occasionné des frais ou causé des dommages. Dans ce cas, vous pouvez lui réclamer une indemnité financière. En premier lieu, vous devez vous adresser au professionnel en cause, en le faisant vous-même ou par l’entremise d’un avocat. Il s’agit à cette étape de réclamer directement au professionnel, par voie de mise en demeure, les dommages et intérêts auxquels vous croyez avoir droit.
Si cette démarche n’aboutit pas, vous devez alors avoir recours aux tribunaux et faire la même réclamation. Si la somme que vous demandez au professionnel ne dépasse pas les 7 000 $, vous pouvez vous adresser vous-même à la Division des petites créances de la Cour du Québec . Au-delà de cette somme, votre demande devra être introduite en Cour du Québec (division civile) pour une réclamation de moins de 70 000 $ et en Cour supérieure pour une réclamation de 70 000 $ et plus. Il est fortement recommandé d’être représenté par avocat devant ces deux cours.
http://www.educaloi.qc.ca/loi/nos_autres_capsules/103/
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un projet visant a réduire les listes d'attente pour les enfants.
Le jeudi 11 janvier 2007
Harper lance un projet sur l'attente des enfants pour des chirurgies
Presse Canadienne
Toronto
Le gouvernement du Canada établit un projet pilote visant à réduire les listes d'attente pour les chirurgies pédiatriques au Canada.
Le premier ministre Stephen Harper précise que le projet d'une durée de 15 mois établira une base de données pancanadienne sur les attentes en chirurgie auxquelles sont soumis les enfants, dans le but d'établir ultérieurement une liste de garanties d'attente raisonnable en pédiatrie.
Le projet risque toutefois de heurter les susceptibilités des provinces qui, déjà, gèrent des programmes de réduction d'attente chirurgicale dans cinq secteurs d'intervention, dont les chirurgies cardiaques et de la hanche, et l'enlèvement des cataractes.
La ministre ontarienne des Affaires intergouvernementales, Marie Bountrogianni, estime que ce projet pilote n'est qu'une insignifiante contribution à la santé des quelque trois millions d'enfants de sa province. L'initiative subit aussi d'autres critiques, à propos de sa trop faible ampleur dont l'impact sur les listes d'attente risque d'être limité.
http://www.cyberpresse.ca/article/20070111/CPACTUALITES/70111087/1019/CPACTUALITES#haut
Harper lance un projet sur l'attente des enfants pour des chirurgies
Presse Canadienne
Toronto
Le gouvernement du Canada établit un projet pilote visant à réduire les listes d'attente pour les chirurgies pédiatriques au Canada.
Le premier ministre Stephen Harper précise que le projet d'une durée de 15 mois établira une base de données pancanadienne sur les attentes en chirurgie auxquelles sont soumis les enfants, dans le but d'établir ultérieurement une liste de garanties d'attente raisonnable en pédiatrie.
Le projet risque toutefois de heurter les susceptibilités des provinces qui, déjà, gèrent des programmes de réduction d'attente chirurgicale dans cinq secteurs d'intervention, dont les chirurgies cardiaques et de la hanche, et l'enlèvement des cataractes.
La ministre ontarienne des Affaires intergouvernementales, Marie Bountrogianni, estime que ce projet pilote n'est qu'une insignifiante contribution à la santé des quelque trois millions d'enfants de sa province. L'initiative subit aussi d'autres critiques, à propos de sa trop faible ampleur dont l'impact sur les listes d'attente risque d'être limité.
http://www.cyberpresse.ca/article/20070111/CPACTUALITES/70111087/1019/CPACTUALITES#haut
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8 janvier 2007
lettre d'un medecin a Charest
http://www.cyberpresse.ca/article/20061220/CPSOLEIL/61220113/5287/CPOPINIONS
Vais-je aller en prison?
Rosaire Vaillancourt, md frcsc
Chirurgien thoraciqueHôpital Laval, Québec
(À Jean Charest)D’entrée de jeu, je vous demanderai de ne pas pelleter ma lettre dans la cour de Monsieur Couillard. C’est vraiment à vous que je m’adresse. De plus, je vous rassure et vous confirme que cette lettre, une initiative personnelle n’est pas téléguidée par la FMSQ, bien que je supporte la légitime défense dont ils font preuve depuis votre loi de cet été. Je sais qu’il y a de lourdes pénalités prévues pour toute action concertée de la part des spécialistes qui diminuerait l’offre de service aux patients. Avez-vous prévu l’action concertée pour nous forcer à ralentir?En effet, alors que depuis cinq ans et demi que je pratique à l’Hôpital Laval, en chirurgie thoracique, j’opérais 165 à 170 patients par année, en date du 22 décembre prochain, dernière journée opératoire en 2006 pour moi, j’aurai opéré 30 patients de moins qu’en 2005, soit 140. Vais-je aller en prison?
Un cercle vicieux
À ma défense, je vous dirai que la règle d’or qu’on nous force à respecter le plus possible à la salle d’opération, ce n’est pas d’opérer le plus de patients possibles ou selon les besoins cliniques, mais bien de finir d’opérer avant 16h! Ce n’est pas de la mauvaise volonté ni administrative ni des infirmières ni des anesthésiologistes. Le sous-financement chronique fait qu’il manque de personnel et le manque de personnel force le temps supplémentaire qui engendre encore plus de manque de personnel par épuisement ou écoeurement, bref le cercle vicieux en spirale descendante. À un patient par jour, et à un ou deux jours par semaine, vous comprenez que la liste d’attente ne baisse pas vite. Il est vrai que j’opère 60% de mes patients en vidéo et que cela coûte plus cher. Dommage que le bloc opératoire ne reçoive pas une ristourne sur les durées de séjour post-opératoires raccourcies. Dommage que les employeurs des gens qui retournent ainsi plus vite au travail ne nous donnent pas une ristourne non plus. Çà ce serait un vrai PPP à l’avantage de la société.
Le recrutement, pas facile...
Le malheur dans mon service cette année est que nous avons eu le bonheur de recruter en janvier un nouveau collègue avec des compétences bien spécifiques qui s’ajoutent à notre éventail de services spécialisés qui forment notre mission. On savait depuis deux ans qu’il arriverait. Plus encore, un autre chirurgien devait se joindre à nous en juillet, mais voyant l’accueil en temps opératoire supplémentaire (0) et en équipement sur-spécialisé (0) au dernier arrivé, il a, sans surprise, décidé de rester en Ontario, où on l’avait envoyé se former pour enrichir notre milieu. Quand, en plus du temps opératoire et de l’équipement, on vous offre un salaire «de base» d’au moins 100 000$ de plus que le nôtre, les décisions de vivre en anglais deviennent plus facile! En parlant de bonheur professionnel qui devient un malheur pour le service, vous aurez compris, j’en suis sûr, que la baisse du nombre de chirurgies pour moi cette année est un effet de dilution dû à l’arrivée d’un nouveau chirurgien, ce qui apporte très peu à la population. Pourtant je vous assure que les besoins sont là et c’est dommage.ComparaisonsPour ne pas vous irriter avec des comparaisons inter-provinciales, ce qui permet d’affirmer plus facilement qu’on «brille parmi les meilleurs», laissez-moi au moins vous dire qu’à l’Institut Mutualiste Montsouris à Paris, où j’ai passé une année sabbatique en 2000, on a opéré en 2005 avec trois pneumologues et trois chirurgiens thoraciques, 750 patients. En 2005 à l’Hôpital Laval, (19 pneumologues et trois chirurgiens) : 559. Cette année nous sommes 20 pneumologues et 4 chirurgiens thoraciques. En date du 18 décembre, nous avons opéré 612 patients. Vendredi, dans trois jours, le bloc sera fermé pour environ deux semaines jusqu’en 2007. Gérer la liste d'attenteDepuis la fin novembre, j’ai commencé à «choisir», au meilleur de mon jugement clinique, les cancers ou autres lésions suspectes qui devraient pouvoir attendre en janvier ou février. Les deux dernières années, j’ai opéré à la fin février-début mars, les derniers cancers d’avant Noël. On verra bien cette année…Que dire de cette frustration fréquente d’opérer des tumeurs qui sont nettement plus grosses que sur les examens radiologiques faits plusieurs semaines plus tôt.Et je ne vous parle pas des patients sur ma liste qui ont — encore le concept bonheur-malheur — la chance de ne pas avoir un cancer mais le malheur d’attendre des mois des chirurgies pulmonaires ou oesophagiennes pour des conditions bénignes, certaines à risque de complications sérieuses, ou qui leur empoisonne leur qualité de vie. Pour les plus jeunes avec des malformations thoraciques sévères, je dois leur dire que mon délai actuel est entre 1an et demi et trois ans. J’essaie de prioriser les patients sur la CSST et la SAAQ que je vois pour une condition spécifique à ma spécialité, mais là encore, les attentes sont en mois.
En cette période pré-électorale je vous direz monsieur Charest : Je suis prêt!
Je suis prêt à opérer plus. Mais cette année, une action concertée m’a obligé à diminuer encore la cadence. D’ailleurs mon revenu baissera en conséquence. Et au cas où vous me diriez que justement, l’augmentation revendiquée par la FMSQ est déraisonnable, je vous répondrez que l’augmentation demandée en mon nom me consolera de me casser la tête à trier mes patients en risques cliniques et à leur expliquer quotidiennement les raisons des nombreux délais et à réviser avec mes trois autres collègues tous les jeudis matin notre liste d’attente pour gérer au mieux le dommage chronique et me faire l’avocat (sans les honoraires) de mon patient pour négocier un examen plus vite ou du temps opératoire supplémentaire. Et cela me consolera pour les fois où je dois vivre avec la déception d’avoir mal anticipé une complication ou une évolution tumorale plus rapide que prévue sur ma liste d’attente. Investir plusQuand on essaie de soigner chaque personne comme si c’était un membre de notre famille, soit la norme de la grande majorité de mes collègues médecins, vous comprendrez mon désarroi. Le Québec est la province qui investit le moins per-capita au pays (désolé pour la comparaison) dans les soins de santé, et çà parait. Et alors que d’autres provinces sont en équilibre budgétaire réel (pas comptable si j’ai bien compris le Vérificateur) malgré ces dépense plus lourdes, je me demande où va l’argent. Et comme c’est vous qui, ultimement, gérez notre argent, vous comprenez pourquoi je m’adresse à vous.En terminant, je me permets de partager cette lettre publiquement, au cas où d’autre personnes auraient de bonnes idées à vous lancer et je vous répète : Je suis prêt
Vais-je aller en prison?
Rosaire Vaillancourt, md frcsc
Chirurgien thoraciqueHôpital Laval, Québec
(À Jean Charest)D’entrée de jeu, je vous demanderai de ne pas pelleter ma lettre dans la cour de Monsieur Couillard. C’est vraiment à vous que je m’adresse. De plus, je vous rassure et vous confirme que cette lettre, une initiative personnelle n’est pas téléguidée par la FMSQ, bien que je supporte la légitime défense dont ils font preuve depuis votre loi de cet été. Je sais qu’il y a de lourdes pénalités prévues pour toute action concertée de la part des spécialistes qui diminuerait l’offre de service aux patients. Avez-vous prévu l’action concertée pour nous forcer à ralentir?En effet, alors que depuis cinq ans et demi que je pratique à l’Hôpital Laval, en chirurgie thoracique, j’opérais 165 à 170 patients par année, en date du 22 décembre prochain, dernière journée opératoire en 2006 pour moi, j’aurai opéré 30 patients de moins qu’en 2005, soit 140. Vais-je aller en prison?
Un cercle vicieux
À ma défense, je vous dirai que la règle d’or qu’on nous force à respecter le plus possible à la salle d’opération, ce n’est pas d’opérer le plus de patients possibles ou selon les besoins cliniques, mais bien de finir d’opérer avant 16h! Ce n’est pas de la mauvaise volonté ni administrative ni des infirmières ni des anesthésiologistes. Le sous-financement chronique fait qu’il manque de personnel et le manque de personnel force le temps supplémentaire qui engendre encore plus de manque de personnel par épuisement ou écoeurement, bref le cercle vicieux en spirale descendante. À un patient par jour, et à un ou deux jours par semaine, vous comprenez que la liste d’attente ne baisse pas vite. Il est vrai que j’opère 60% de mes patients en vidéo et que cela coûte plus cher. Dommage que le bloc opératoire ne reçoive pas une ristourne sur les durées de séjour post-opératoires raccourcies. Dommage que les employeurs des gens qui retournent ainsi plus vite au travail ne nous donnent pas une ristourne non plus. Çà ce serait un vrai PPP à l’avantage de la société.
Le recrutement, pas facile...
Le malheur dans mon service cette année est que nous avons eu le bonheur de recruter en janvier un nouveau collègue avec des compétences bien spécifiques qui s’ajoutent à notre éventail de services spécialisés qui forment notre mission. On savait depuis deux ans qu’il arriverait. Plus encore, un autre chirurgien devait se joindre à nous en juillet, mais voyant l’accueil en temps opératoire supplémentaire (0) et en équipement sur-spécialisé (0) au dernier arrivé, il a, sans surprise, décidé de rester en Ontario, où on l’avait envoyé se former pour enrichir notre milieu. Quand, en plus du temps opératoire et de l’équipement, on vous offre un salaire «de base» d’au moins 100 000$ de plus que le nôtre, les décisions de vivre en anglais deviennent plus facile! En parlant de bonheur professionnel qui devient un malheur pour le service, vous aurez compris, j’en suis sûr, que la baisse du nombre de chirurgies pour moi cette année est un effet de dilution dû à l’arrivée d’un nouveau chirurgien, ce qui apporte très peu à la population. Pourtant je vous assure que les besoins sont là et c’est dommage.ComparaisonsPour ne pas vous irriter avec des comparaisons inter-provinciales, ce qui permet d’affirmer plus facilement qu’on «brille parmi les meilleurs», laissez-moi au moins vous dire qu’à l’Institut Mutualiste Montsouris à Paris, où j’ai passé une année sabbatique en 2000, on a opéré en 2005 avec trois pneumologues et trois chirurgiens thoraciques, 750 patients. En 2005 à l’Hôpital Laval, (19 pneumologues et trois chirurgiens) : 559. Cette année nous sommes 20 pneumologues et 4 chirurgiens thoraciques. En date du 18 décembre, nous avons opéré 612 patients. Vendredi, dans trois jours, le bloc sera fermé pour environ deux semaines jusqu’en 2007. Gérer la liste d'attenteDepuis la fin novembre, j’ai commencé à «choisir», au meilleur de mon jugement clinique, les cancers ou autres lésions suspectes qui devraient pouvoir attendre en janvier ou février. Les deux dernières années, j’ai opéré à la fin février-début mars, les derniers cancers d’avant Noël. On verra bien cette année…Que dire de cette frustration fréquente d’opérer des tumeurs qui sont nettement plus grosses que sur les examens radiologiques faits plusieurs semaines plus tôt.Et je ne vous parle pas des patients sur ma liste qui ont — encore le concept bonheur-malheur — la chance de ne pas avoir un cancer mais le malheur d’attendre des mois des chirurgies pulmonaires ou oesophagiennes pour des conditions bénignes, certaines à risque de complications sérieuses, ou qui leur empoisonne leur qualité de vie. Pour les plus jeunes avec des malformations thoraciques sévères, je dois leur dire que mon délai actuel est entre 1an et demi et trois ans. J’essaie de prioriser les patients sur la CSST et la SAAQ que je vois pour une condition spécifique à ma spécialité, mais là encore, les attentes sont en mois.
En cette période pré-électorale je vous direz monsieur Charest : Je suis prêt!
Je suis prêt à opérer plus. Mais cette année, une action concertée m’a obligé à diminuer encore la cadence. D’ailleurs mon revenu baissera en conséquence. Et au cas où vous me diriez que justement, l’augmentation revendiquée par la FMSQ est déraisonnable, je vous répondrez que l’augmentation demandée en mon nom me consolera de me casser la tête à trier mes patients en risques cliniques et à leur expliquer quotidiennement les raisons des nombreux délais et à réviser avec mes trois autres collègues tous les jeudis matin notre liste d’attente pour gérer au mieux le dommage chronique et me faire l’avocat (sans les honoraires) de mon patient pour négocier un examen plus vite ou du temps opératoire supplémentaire. Et cela me consolera pour les fois où je dois vivre avec la déception d’avoir mal anticipé une complication ou une évolution tumorale plus rapide que prévue sur ma liste d’attente. Investir plusQuand on essaie de soigner chaque personne comme si c’était un membre de notre famille, soit la norme de la grande majorité de mes collègues médecins, vous comprendrez mon désarroi. Le Québec est la province qui investit le moins per-capita au pays (désolé pour la comparaison) dans les soins de santé, et çà parait. Et alors que d’autres provinces sont en équilibre budgétaire réel (pas comptable si j’ai bien compris le Vérificateur) malgré ces dépense plus lourdes, je me demande où va l’argent. Et comme c’est vous qui, ultimement, gérez notre argent, vous comprenez pourquoi je m’adresse à vous.En terminant, je me permets de partager cette lettre publiquement, au cas où d’autre personnes auraient de bonnes idées à vous lancer et je vous répète : Je suis prêt
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5 janvier 2007
une autre cas suspect du centre dentaire anjou

MontréalLe visage brûlé après une visite chez le dentiste
Une fillette de six ans a été gravement brûlée au visage lors d’une visite chez le dentiste tout juste avant Noël.
Le 21 décembre, en compagnie de ses parents, Mégane doit se rendre à la Clinique d'anesthésie 5540 de Montréal. Comme elle est craintive, le dentiste doit l'anesthésier pour retirer deux dents et procéder à une série de réparations.
Selon les notes médicales, Mégane aurait subi une brûlure chimique causée par l'utilisation du Formocresol, un dérivé du formol. Il s’agit d'un produit utilisé pour arrêter les saignements lors d'une intervention.
À Sainte-Justine, où Mégane sera examinée par la suite, les médecins arrivent à la conclusion qu'elle a été brûlée au deuxième degré sur la joue droite, en plus de subir des brûlures profondes aux lèvres.
«J'ai réagi quand on m'a dit que probablement, elle avait besoin d'une chirurgie plastique. C'est révoltant», dit Sonia Quevillon, la mère de Mégane.
La famille demande maintenant réparation.
Le propriétaire de la clinique d'anesthésie reconnaît qu'il y a eu un problème. «Le dentiste qui a traité est bouleversé. L'équipe a pris toutes les précautions normales, mais c'est arrivé quand même», s'explique Jerry Dushkin, propriétaire de la clinique d'anesthésie 5540.
Mégane sera revue à l'hôpital Sainte-Justine afin de déterminer si elle devra subir une chirurgie. C'est à ce moment que l'avocat de la famille déterminera le montant de la réclamation.
L'Ordre des dentistes analyse le dossier et souligne qu'il s'agit d'un cas extrêmement rare.
En vidéo, écoutez le reportage d'Alain Laforest
http://lcn.canoe.com/lcn/sciencesetmedecine/sciences/archives/2007/01/20070105-180435.html
Une fillette de six ans a été gravement brûlée au visage lors d’une visite chez le dentiste tout juste avant Noël.
Le 21 décembre, en compagnie de ses parents, Mégane doit se rendre à la Clinique d'anesthésie 5540 de Montréal. Comme elle est craintive, le dentiste doit l'anesthésier pour retirer deux dents et procéder à une série de réparations.
Selon les notes médicales, Mégane aurait subi une brûlure chimique causée par l'utilisation du Formocresol, un dérivé du formol. Il s’agit d'un produit utilisé pour arrêter les saignements lors d'une intervention.
À Sainte-Justine, où Mégane sera examinée par la suite, les médecins arrivent à la conclusion qu'elle a été brûlée au deuxième degré sur la joue droite, en plus de subir des brûlures profondes aux lèvres.
«J'ai réagi quand on m'a dit que probablement, elle avait besoin d'une chirurgie plastique. C'est révoltant», dit Sonia Quevillon, la mère de Mégane.
La famille demande maintenant réparation.
Le propriétaire de la clinique d'anesthésie reconnaît qu'il y a eu un problème. «Le dentiste qui a traité est bouleversé. L'équipe a pris toutes les précautions normales, mais c'est arrivé quand même», s'explique Jerry Dushkin, propriétaire de la clinique d'anesthésie 5540.
Mégane sera revue à l'hôpital Sainte-Justine afin de déterminer si elle devra subir une chirurgie. C'est à ce moment que l'avocat de la famille déterminera le montant de la réclamation.
L'Ordre des dentistes analyse le dossier et souligne qu'il s'agit d'un cas extrêmement rare.
En vidéo, écoutez le reportage d'Alain Laforest
http://lcn.canoe.com/lcn/sciencesetmedecine/sciences/archives/2007/01/20070105-180435.html
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3 janvier 2007
les promesses ont-elles été tenues ?
La santé est demeurée l'épine au pied des libéraux
Presse Canadienne
Québec
Attendre des heures et des jours à l'urgence. Attendre des mois pour obtenir un rendez-vous avec un médecin spécialiste. Attendre encore le jour béni où la chirurgie requise sera enfin pratiquée. Ces tristes réalités, bien connues de quiconque fréquente le système de santé du Québec, devaient disparaître par enchantement avec l'élection des libéraux en 2003. Mais en cette fin de 2006, force est d'admettre qu'elles font toujours partie du décor, et tout indique qu'il faudra se résigner encore longtemps à vivre avec ces travers du système
Pourtant, l'attente, mot «honni» des libéraux de Jean Charest, ne devait pas seulement être réduite, mais complètement «éliminée» du réseau de la santé. Au moment de se faire élire, M. Charest invitait même la population à juger son futur gouvernement sur sa capacité à remettre le système de santé sur les rails. Si elle le prend au mot, il pourrait avoir de mauvaises surprises lors du prochain scrutin. Car malgré un effort réel et soutenu de la part du gouvernement — qui s'est traduit par un réinvestissement important en santé, une réorganisation du réseau, combien de politiques et de réformes législatives — le monstre ne s'est toujours pas laissé mater. Dans certains cas, les choses vont mieux, dans d'autres, elles sont pires qu'avant. Par exemple, entre 2003 et 2006, le temps médian d'attente entre une consultation chez l'omnipraticien et un rendez-vous avec un spécialiste est passé de huit à 10 semaines, indiquait l'Institut Fraser, en octobre. Par contre, une fois que le spécialiste a été vu, on attend un peu moins pour la chirurgie: 8,3 semaines, au lieu de 10,7. Dans son bilan de session présenté le 18 décembre, le premier ministre Charest se vantait d'avoir pratiquement éliminé les délais d'attente hors norme en radio-oncologie. Il a cependant passé sous silence toutes les autres pathologies où la performance du gouvernement est moins spectaculaire. Actuellement, on compte environ 35 000 personnes dont le nom figure sur la liste des patients qui doivent attendre une chirurgie plus longtemps que la limite jugée médicalement acceptable. C'est quand même une amélioration par rapport à l'époque où le gouvernement a pris le pouvoir, alors qu'on en comptait plus de 44 000. N'empêche, on est loin du compte, si on rappelle que la liste devait être ramenée à zéro. D'ailleurs, devant l'évidence, le gouvernement a fini par ajuster son discours. En septembre dernier, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a déclaré que le gouvernement procédait désormais «par étapes». Pendant ce temps, dans les urgences des hôpitaux, la situation est tout aussi difficile à contrôler. La réorganisation du réseau, qui devait libérer des lits et diminuer la durée des séjours en urgence, n'a pas eu les effets escomptés. En sus des budgets prévus, en cours d'année, le ministre Couillard a donc dû allonger 50 millions $ supplémentaires pour permettre aux hôpitaux de mieux gérer leurs listes d'attente, puis, il y a quelques semaines, il injectait 16 millions $ supplémentaires pour désengorger les urgences, dans certaines régions où la situation devenait alarmante. Mais le gouffre est sans fond et les gains minimes. Entre 2003 et 2006, le nombre de séjours à l'urgence de plus de 48 heures n'a même pas chuté d'un point de pourcentage. Et la proportion de séjours de plus de 24 heures est elle aussi demeurée stable, chutant de 27,7 pour cent à... 26,8 pour cent. À sa décharge, le ministre fait valoir qu'il a au moins réussi à «inverser la tendance», malgré une hausse de l'achalandage associée au vieillissement de la population. Autre changement de discours fort remarqué durant l'année: d'alarmant en début de mandat, le problème du financement à long terme du système de santé a été balayé sous le tapis par le ministre, qui ne juge plus nécessaire de s'y attaquer.Ouverture au privéD'aucuns sont d'avis que la seule façon de réduire l'attente et de rendre le système enfin plus efficace serait d'autoriser une contribution accrue du secteur privé, question explosive s'il en est. D'autres brandissent le spectre de «la santé à deux vitesses» à la moindre allusion à une possible cohabitation public-privé. À ce propos, le gouvernement n'a pas eu le choix d'afficher ses couleurs, en 2006, à la suite de l'arrêt Chaoulli de la Cour suprême, qui annulait l'interdiction de contracter une assurance pour des soins couverts par l'assurance-maladie. Pour se conformer au jugement, Québec a choisi d'entrouvrir la porte au privé, tout en réaffirmant sa foi dans un système public gratuit. Par la loi 33, Québec s'est engagé à fournir «une garantie d'accès» dans un délai déterminé n'excédant pas neuf mois pour trois types de chirurgie (genou, hanche et cataracte). Un autre moyen pris par Québec pour réduire les délais d'attente a été d'ouvrir toutes grandes les portes des facultés de médecine et des départements de techniques ou sciences infirmières, pour maximiser le nombre d'inscriptions. Parmi les autres initiatives du gouvernement cette année, notons l'adoption généralement fort bien accueillie de la loi sur le tabac, qui interdit l'usage du tabac dans les lieux publics. Le ministre Couillard a également fait le ménage dans les centres d'hébergement pour personnes âgées en imposant la certification obligatoire. Depuis trois ans, par ailleurs, les groupes de médecine familiale sont passés de 17 à 116, mais 29 pour cent des Québécois n'ont toujours pas de médecin de famille. Enfin, Québec s'est lancé officiellement dans trois grands chantiers à Montréal, pour un total de 3,6 milliards $: le Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), sur le site de l'Hôpital Saint-Luc, le Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine et le Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Mais malgré les sommes colossales consenties par Québec pour la santé — qui accapare 43 pour cent du budget de l'État — parions que l'opposition se fera un plaisir en 2007 et durant la campagne électorale de rappeler au gouvernement qu'il a failli à ses promesses et que le système de santé est toujours bien mal en point.
http://www.cyberpresse.ca/article/20061223/CPACTUALITES/61223019/1019/CPACTUALITES
Presse Canadienne
Québec
Attendre des heures et des jours à l'urgence. Attendre des mois pour obtenir un rendez-vous avec un médecin spécialiste. Attendre encore le jour béni où la chirurgie requise sera enfin pratiquée. Ces tristes réalités, bien connues de quiconque fréquente le système de santé du Québec, devaient disparaître par enchantement avec l'élection des libéraux en 2003. Mais en cette fin de 2006, force est d'admettre qu'elles font toujours partie du décor, et tout indique qu'il faudra se résigner encore longtemps à vivre avec ces travers du système
Pourtant, l'attente, mot «honni» des libéraux de Jean Charest, ne devait pas seulement être réduite, mais complètement «éliminée» du réseau de la santé. Au moment de se faire élire, M. Charest invitait même la population à juger son futur gouvernement sur sa capacité à remettre le système de santé sur les rails. Si elle le prend au mot, il pourrait avoir de mauvaises surprises lors du prochain scrutin. Car malgré un effort réel et soutenu de la part du gouvernement — qui s'est traduit par un réinvestissement important en santé, une réorganisation du réseau, combien de politiques et de réformes législatives — le monstre ne s'est toujours pas laissé mater. Dans certains cas, les choses vont mieux, dans d'autres, elles sont pires qu'avant. Par exemple, entre 2003 et 2006, le temps médian d'attente entre une consultation chez l'omnipraticien et un rendez-vous avec un spécialiste est passé de huit à 10 semaines, indiquait l'Institut Fraser, en octobre. Par contre, une fois que le spécialiste a été vu, on attend un peu moins pour la chirurgie: 8,3 semaines, au lieu de 10,7. Dans son bilan de session présenté le 18 décembre, le premier ministre Charest se vantait d'avoir pratiquement éliminé les délais d'attente hors norme en radio-oncologie. Il a cependant passé sous silence toutes les autres pathologies où la performance du gouvernement est moins spectaculaire. Actuellement, on compte environ 35 000 personnes dont le nom figure sur la liste des patients qui doivent attendre une chirurgie plus longtemps que la limite jugée médicalement acceptable. C'est quand même une amélioration par rapport à l'époque où le gouvernement a pris le pouvoir, alors qu'on en comptait plus de 44 000. N'empêche, on est loin du compte, si on rappelle que la liste devait être ramenée à zéro. D'ailleurs, devant l'évidence, le gouvernement a fini par ajuster son discours. En septembre dernier, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a déclaré que le gouvernement procédait désormais «par étapes». Pendant ce temps, dans les urgences des hôpitaux, la situation est tout aussi difficile à contrôler. La réorganisation du réseau, qui devait libérer des lits et diminuer la durée des séjours en urgence, n'a pas eu les effets escomptés. En sus des budgets prévus, en cours d'année, le ministre Couillard a donc dû allonger 50 millions $ supplémentaires pour permettre aux hôpitaux de mieux gérer leurs listes d'attente, puis, il y a quelques semaines, il injectait 16 millions $ supplémentaires pour désengorger les urgences, dans certaines régions où la situation devenait alarmante. Mais le gouffre est sans fond et les gains minimes. Entre 2003 et 2006, le nombre de séjours à l'urgence de plus de 48 heures n'a même pas chuté d'un point de pourcentage. Et la proportion de séjours de plus de 24 heures est elle aussi demeurée stable, chutant de 27,7 pour cent à... 26,8 pour cent. À sa décharge, le ministre fait valoir qu'il a au moins réussi à «inverser la tendance», malgré une hausse de l'achalandage associée au vieillissement de la population. Autre changement de discours fort remarqué durant l'année: d'alarmant en début de mandat, le problème du financement à long terme du système de santé a été balayé sous le tapis par le ministre, qui ne juge plus nécessaire de s'y attaquer.Ouverture au privéD'aucuns sont d'avis que la seule façon de réduire l'attente et de rendre le système enfin plus efficace serait d'autoriser une contribution accrue du secteur privé, question explosive s'il en est. D'autres brandissent le spectre de «la santé à deux vitesses» à la moindre allusion à une possible cohabitation public-privé. À ce propos, le gouvernement n'a pas eu le choix d'afficher ses couleurs, en 2006, à la suite de l'arrêt Chaoulli de la Cour suprême, qui annulait l'interdiction de contracter une assurance pour des soins couverts par l'assurance-maladie. Pour se conformer au jugement, Québec a choisi d'entrouvrir la porte au privé, tout en réaffirmant sa foi dans un système public gratuit. Par la loi 33, Québec s'est engagé à fournir «une garantie d'accès» dans un délai déterminé n'excédant pas neuf mois pour trois types de chirurgie (genou, hanche et cataracte). Un autre moyen pris par Québec pour réduire les délais d'attente a été d'ouvrir toutes grandes les portes des facultés de médecine et des départements de techniques ou sciences infirmières, pour maximiser le nombre d'inscriptions. Parmi les autres initiatives du gouvernement cette année, notons l'adoption généralement fort bien accueillie de la loi sur le tabac, qui interdit l'usage du tabac dans les lieux publics. Le ministre Couillard a également fait le ménage dans les centres d'hébergement pour personnes âgées en imposant la certification obligatoire. Depuis trois ans, par ailleurs, les groupes de médecine familiale sont passés de 17 à 116, mais 29 pour cent des Québécois n'ont toujours pas de médecin de famille. Enfin, Québec s'est lancé officiellement dans trois grands chantiers à Montréal, pour un total de 3,6 milliards $: le Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), sur le site de l'Hôpital Saint-Luc, le Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine et le Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Mais malgré les sommes colossales consenties par Québec pour la santé — qui accapare 43 pour cent du budget de l'État — parions que l'opposition se fera un plaisir en 2007 et durant la campagne électorale de rappeler au gouvernement qu'il a failli à ses promesses et que le système de santé est toujours bien mal en point.
http://www.cyberpresse.ca/article/20061223/CPACTUALITES/61223019/1019/CPACTUALITES
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Charest,
Couillard,
soins de santé
les dents c'est important pour les gens en CHSLD aussi.
Oubliée dans les CHSLD
Yannick DonahueJournal de Québec30/12/2006 08h25
L'Association dentaire canadienne (ADC), qui regroupe 18 000 dentistes au pays, s'inquiète de la piètre santé dentaire des bénéficiaires en CHSLD et demande au gouvernement du Québec d'intervenir en adoptant une politique de santé dentaire pour les aînés en institution.
Directeur des services professionnels à l'ADC, Benoit Soucy constate que davantage de personnes âgées entrant en CHSLD possèdent encore leurs dents naturelles alors que la plupart d'entre elles portaient un dentier il n'y a pas si longtemps.
Faute d'entretien, ces personnes qui ont soigné leur dentition toute leur vie doivent trop souvent se les faire arracher un an après leur admission.
L'ADC dénonce ce laisser-aller et réclame que l'État mette en place une stratégie afin que cesse la détérioration de la santé buccodentaire des résidants des CHSLD.
«Ce problème n'est pas unique au Québec, précise M. Soucy. Il affecte toutes les provinces du Canada. Ces milieux de vie assistés ne sont pas équipés pour prendre soin de la santé dentaire de leurs résidants», déplore-t-il.
Selon lui, le personnel de ces établissements éprouve des problèmes à assurer les mesures d'hygiène buccale des patients en perte d'autonomie.
«Le personnel n'a pas le temps, pas la formation, pas les outils nécessaires. L'hygiène dentaire se retrouve en bas de la liste des tâches à accomplir. Alors, elle ne se fait pas», décrie-t-il.
M. Soucy demande à ce qu'un examen dentaire soit réalisé à l'admission d'un bénéficiaire puis un second six mois plus tard, afin de voir s'il y a eu un changement et pour apporter les correctifs au besoin.
Il réclame aussi que le ministère de la Santé fasse la promotion de la dentisterie gériatrique. «Il y a un sérieux problème de main-d'oeuvre, s'attriste-t-il. Ce n'est pas facile de trouver des dentistes qui acceptent d'aller pratiquer en CHSLD.»
Benoit Soucy se désole de ne pas avoir de statistiques officielles pour appuyer les dires de son association. D'ailleurs, il déplore que le gouvernement n'oblige pas la compilation annuelle du taux de carie, chiffres qu'il considère comme essentiels pour guider les actions des intervenants du milieu.
Or, se réjouit-il, le gouvernement fédéral mène actuellement une enquête sur la santé des Canadiens et elle inclut la santé dentaire des résidants des CHSLD. Les résultats seront connus dans deux ans. Il jure qu'ils refléteront ce qu'il dénonce maintenant.
«Des programmes d'hygiène dentaire existent pour les jeunes»
Le réseau de la santé aimerait pouvoir offrir plus de soins dentaires aux aînés en CHSLD.
Alain-Philippe Lemieux, directeur des services professionnels au CSSS de la Vieille Capitale, appuie l'idée d'une politique nationale de soins dentaires pour les personnes âgées vivant en CHSLD. «Des programmes d'hygiène dentaire existent pour les jeunes, affirme-t-il. On ne retrouve pas cela pour les aînés dans l'offre de services de soins prévue par le ministère de la Santé du Québec.»
Il reconnaît que l'hygiène dentaire est laissée à la discrétion des bénéficiaires. «Certains résidants le font, d'autres pas. Nous leur rappelons l'importance de se brosser les dents. Par contre, nous ne le faisons pas à leur place.» Rappelons que la santé dentaire en CHSLD ne constitue pas un service assuré par le MSSS.
Le CSSS Québec-Nord se dit également en faveur d'une telle politique. André Roy, directeur des services médicaux, croit que le gouvernement devrait penser à la gratuité pour les retraités qui, admet-il, gardent leurs dents plus longtemps qu'avant. «Si on rendait ces services accessibles pour les bénéficiaires, ils auraient une meilleure santé buccodentaire.» Toutefois, cela se traduirait par une inévitable hausse des effectifs.
«Je ne crois pas que les bénéficiaires soient soumis à une extraction de dents un an après leur admission», déclare M. Roy. Il faut dire que son centre possède un service de dentisterie qui dessert la clientèle en perte d'autonomie, mis à part le secteur de Charlesbourg qui n'a pas encore droit à ce privilège.
Aucun examen dentaire n'est effectué annuellement à son centre. «Les équipes soignantes se chargent du dépistage», explique-t-il. Ainsi, des infirmières auxiliaires retirent le tartre aussi bien qu'elles ajustent les prothèses.
À l'Agence de santé de la Capitale-Nationale, le porte-parole Pierre Lafleur assure que tous les efforts sont déployés pour que les aînés gardent leurs dents naturelles. Il conteste cependant le constat fait par l'ADC. Selon lui, au moins la moitié des personnes qui entrent en CHSLD présentent des problèmes de santé dentaire.
En revanche, il reconnaît que le défi des dix prochaines années sera effectivement celui des soins dentaires. «Nous accueillerons une génération qui a démontré plus d'intérêt pour la santé dentaire que la précédente», dit-il.
M. Lafleur indique que la Direction de la santé publique de la région de Québec oeuvre à développer un programme de formation sur l'hygiène dentaire pour les préposés aux bénéficiaires, afin de leur montrer notamment comment brosser les dents ou passer la soie dentaire aux personnes en perte d'autonomie. «Elle travaille aussi à développer un programme en dentisterie gériatrique», mentionne-t-il.
http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2006/12/20061230-082500.html
Yannick DonahueJournal de Québec30/12/2006 08h25
L'Association dentaire canadienne (ADC), qui regroupe 18 000 dentistes au pays, s'inquiète de la piètre santé dentaire des bénéficiaires en CHSLD et demande au gouvernement du Québec d'intervenir en adoptant une politique de santé dentaire pour les aînés en institution.
Directeur des services professionnels à l'ADC, Benoit Soucy constate que davantage de personnes âgées entrant en CHSLD possèdent encore leurs dents naturelles alors que la plupart d'entre elles portaient un dentier il n'y a pas si longtemps.
Faute d'entretien, ces personnes qui ont soigné leur dentition toute leur vie doivent trop souvent se les faire arracher un an après leur admission.
L'ADC dénonce ce laisser-aller et réclame que l'État mette en place une stratégie afin que cesse la détérioration de la santé buccodentaire des résidants des CHSLD.
«Ce problème n'est pas unique au Québec, précise M. Soucy. Il affecte toutes les provinces du Canada. Ces milieux de vie assistés ne sont pas équipés pour prendre soin de la santé dentaire de leurs résidants», déplore-t-il.
Selon lui, le personnel de ces établissements éprouve des problèmes à assurer les mesures d'hygiène buccale des patients en perte d'autonomie.
«Le personnel n'a pas le temps, pas la formation, pas les outils nécessaires. L'hygiène dentaire se retrouve en bas de la liste des tâches à accomplir. Alors, elle ne se fait pas», décrie-t-il.
M. Soucy demande à ce qu'un examen dentaire soit réalisé à l'admission d'un bénéficiaire puis un second six mois plus tard, afin de voir s'il y a eu un changement et pour apporter les correctifs au besoin.
Il réclame aussi que le ministère de la Santé fasse la promotion de la dentisterie gériatrique. «Il y a un sérieux problème de main-d'oeuvre, s'attriste-t-il. Ce n'est pas facile de trouver des dentistes qui acceptent d'aller pratiquer en CHSLD.»
Benoit Soucy se désole de ne pas avoir de statistiques officielles pour appuyer les dires de son association. D'ailleurs, il déplore que le gouvernement n'oblige pas la compilation annuelle du taux de carie, chiffres qu'il considère comme essentiels pour guider les actions des intervenants du milieu.
Or, se réjouit-il, le gouvernement fédéral mène actuellement une enquête sur la santé des Canadiens et elle inclut la santé dentaire des résidants des CHSLD. Les résultats seront connus dans deux ans. Il jure qu'ils refléteront ce qu'il dénonce maintenant.
«Des programmes d'hygiène dentaire existent pour les jeunes»
Le réseau de la santé aimerait pouvoir offrir plus de soins dentaires aux aînés en CHSLD.
Alain-Philippe Lemieux, directeur des services professionnels au CSSS de la Vieille Capitale, appuie l'idée d'une politique nationale de soins dentaires pour les personnes âgées vivant en CHSLD. «Des programmes d'hygiène dentaire existent pour les jeunes, affirme-t-il. On ne retrouve pas cela pour les aînés dans l'offre de services de soins prévue par le ministère de la Santé du Québec.»
Il reconnaît que l'hygiène dentaire est laissée à la discrétion des bénéficiaires. «Certains résidants le font, d'autres pas. Nous leur rappelons l'importance de se brosser les dents. Par contre, nous ne le faisons pas à leur place.» Rappelons que la santé dentaire en CHSLD ne constitue pas un service assuré par le MSSS.
Le CSSS Québec-Nord se dit également en faveur d'une telle politique. André Roy, directeur des services médicaux, croit que le gouvernement devrait penser à la gratuité pour les retraités qui, admet-il, gardent leurs dents plus longtemps qu'avant. «Si on rendait ces services accessibles pour les bénéficiaires, ils auraient une meilleure santé buccodentaire.» Toutefois, cela se traduirait par une inévitable hausse des effectifs.
«Je ne crois pas que les bénéficiaires soient soumis à une extraction de dents un an après leur admission», déclare M. Roy. Il faut dire que son centre possède un service de dentisterie qui dessert la clientèle en perte d'autonomie, mis à part le secteur de Charlesbourg qui n'a pas encore droit à ce privilège.
Aucun examen dentaire n'est effectué annuellement à son centre. «Les équipes soignantes se chargent du dépistage», explique-t-il. Ainsi, des infirmières auxiliaires retirent le tartre aussi bien qu'elles ajustent les prothèses.
À l'Agence de santé de la Capitale-Nationale, le porte-parole Pierre Lafleur assure que tous les efforts sont déployés pour que les aînés gardent leurs dents naturelles. Il conteste cependant le constat fait par l'ADC. Selon lui, au moins la moitié des personnes qui entrent en CHSLD présentent des problèmes de santé dentaire.
En revanche, il reconnaît que le défi des dix prochaines années sera effectivement celui des soins dentaires. «Nous accueillerons une génération qui a démontré plus d'intérêt pour la santé dentaire que la précédente», dit-il.
M. Lafleur indique que la Direction de la santé publique de la région de Québec oeuvre à développer un programme de formation sur l'hygiène dentaire pour les préposés aux bénéficiaires, afin de leur montrer notamment comment brosser les dents ou passer la soie dentaire aux personnes en perte d'autonomie. «Elle travaille aussi à développer un programme en dentisterie gériatrique», mentionne-t-il.
http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2006/12/20061230-082500.html
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soins de santé
29 décembre 2006
pour des dents en santé ça passe par l'eau !
La Coalition de Montréal pour des dents en santé salue l’initiative de la Cité de Dorval
La Coalition de Montréal pour des dents en santé est très heureuse de l’annonce faite concernant la reprise de la fluoration de l’eau de consommation dans la Cité de Dorval.
«La reprise de la fluoration à Dorval est une excellente nouvelle, et je salue l’initiative du maire Edgar Rouleau et du député de Marquette, François Ouimet. Voilà une ville responsable, mais malheureusement on ne peut en dire autant de la Ville de Montréal», a affirmé d’emblée la présidente de la Coalition, Dre Stéphane Schwartz, également directrice de la clinique dentaire de l’Hôpital de Montréal pour enfants. Le 28 juin dernier, la Coalition de Montréal pour des dents en santé rendait publiques les plus récentes statistiques de carie pour le territoire de la Cité de Dorval. On constatait alors que la prévalence de carie grave chez les enfants de la maternelle a doublé entre 2003 et 2006 sur le territoire de cette ville où la fluoration a été suspendue depuis 2003 pour une mise à niveau de ses équipements, et le nombre de caries non traitées a presque quintuplé.
Ces données étaient rendues publiques le 20 juin 2006. En juin dernier le Directeur de santé publique de Montréal, le docteur Richard Lessard, recommandait formellement au maire de Montréal de fluorer l’eau dans les meilleurs délais. Comme en fait foi cet extrait de la lettre: «[…] dans le cadre de mes fonctions définies par la Loi de santé publique qui me commandent d’identifier les situations susceptibles de mettre en danger l’ensemble de la population, ou certains groupes en particulier, et de soutenir la mise en œuvre de mesures correctrices […] Suite aux précisions mises de l’avant dans cette présente lettre, je n’ai aucune hésitation à recommander formellement à l’administration municipale que vous dirigez de procéder dans les meilleurs délais à l’instauration d’un programme communautaire de fluoration de l’eau potable sur le territoire de la ville de Montréal». Depuis, la Ville de Montréal fait la sourde oreille et se terre dans un immobilisme politique qui laisse entendre qu’il existe deux classe de citoyens sur l’île de Montréal : les citoyens qui ont droit à une eau qui prévient la carie et les autres. La présidente de la Coalition de Montréal pour des dents en santé s’adressait en ces termes au maire Gérald Tremblay: «Faut-il vous rappeler, Monsieur le maire, que la carie est entre autre due à une bactérie, le streptoccocus mutans qui est transmissible de personne à personne et qui ensuite habite et se multiplie dans la bouche des individus. Je vous demanderai également de lire l’article 106 de la Loi sur la santé publique, qui prévoit qu’en cas de « [...] menace réelle à la santé de la population [...] le Directeur de santé publique peut [...] ordonner toute autre mesure qu'il estime nécessaire pour empêcher que ne s'aggrave une menace à la santé de la population, en diminuer les effets ou l'éliminer». Or, il y a six mois que le Directeur de santé publique de Montréal vous a recommandé formellement de fluorer l’eau et toujours vous ne faites rien. Pendant ce temps, la crise de carie chez nos enfants s’aggrave de jours en jours. Je vous demande de mettre fin à votre silence et vous exhorte à expliquer publiquement les raisons qui vous poussent à ne pas vous plier à la recommandation formelle du Directeur de santé publique ». La Coalition de Montréal pour des dents en santé est une initiative de l’Hôpital de Montréal pour enfants, compte 1000 membres individuels, a comme objectif la fluoration de l’eau de consommation de Montréal, et est appuyée par plusieurs organisations de taille, dont le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, l’Association des pédiatres du Québec, l’Ordre des dentistes du Québec, l’Ordre des hygiénistes dentaires du Québec, le Collège des médecins du Québec, l’Ordre des pharmaciens du Québec, l’Organisation mondiale de la santé, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, la Coalition des médecins pour la justice sociale, pour n’en nommer que quelques-unes.
La Coalition de Montréal pour des dents en santé est très heureuse de l’annonce faite concernant la reprise de la fluoration de l’eau de consommation dans la Cité de Dorval.
«La reprise de la fluoration à Dorval est une excellente nouvelle, et je salue l’initiative du maire Edgar Rouleau et du député de Marquette, François Ouimet. Voilà une ville responsable, mais malheureusement on ne peut en dire autant de la Ville de Montréal», a affirmé d’emblée la présidente de la Coalition, Dre Stéphane Schwartz, également directrice de la clinique dentaire de l’Hôpital de Montréal pour enfants. Le 28 juin dernier, la Coalition de Montréal pour des dents en santé rendait publiques les plus récentes statistiques de carie pour le territoire de la Cité de Dorval. On constatait alors que la prévalence de carie grave chez les enfants de la maternelle a doublé entre 2003 et 2006 sur le territoire de cette ville où la fluoration a été suspendue depuis 2003 pour une mise à niveau de ses équipements, et le nombre de caries non traitées a presque quintuplé.
Ces données étaient rendues publiques le 20 juin 2006. En juin dernier le Directeur de santé publique de Montréal, le docteur Richard Lessard, recommandait formellement au maire de Montréal de fluorer l’eau dans les meilleurs délais. Comme en fait foi cet extrait de la lettre: «[…] dans le cadre de mes fonctions définies par la Loi de santé publique qui me commandent d’identifier les situations susceptibles de mettre en danger l’ensemble de la population, ou certains groupes en particulier, et de soutenir la mise en œuvre de mesures correctrices […] Suite aux précisions mises de l’avant dans cette présente lettre, je n’ai aucune hésitation à recommander formellement à l’administration municipale que vous dirigez de procéder dans les meilleurs délais à l’instauration d’un programme communautaire de fluoration de l’eau potable sur le territoire de la ville de Montréal». Depuis, la Ville de Montréal fait la sourde oreille et se terre dans un immobilisme politique qui laisse entendre qu’il existe deux classe de citoyens sur l’île de Montréal : les citoyens qui ont droit à une eau qui prévient la carie et les autres. La présidente de la Coalition de Montréal pour des dents en santé s’adressait en ces termes au maire Gérald Tremblay: «Faut-il vous rappeler, Monsieur le maire, que la carie est entre autre due à une bactérie, le streptoccocus mutans qui est transmissible de personne à personne et qui ensuite habite et se multiplie dans la bouche des individus. Je vous demanderai également de lire l’article 106 de la Loi sur la santé publique, qui prévoit qu’en cas de « [...] menace réelle à la santé de la population [...] le Directeur de santé publique peut [...] ordonner toute autre mesure qu'il estime nécessaire pour empêcher que ne s'aggrave une menace à la santé de la population, en diminuer les effets ou l'éliminer». Or, il y a six mois que le Directeur de santé publique de Montréal vous a recommandé formellement de fluorer l’eau et toujours vous ne faites rien. Pendant ce temps, la crise de carie chez nos enfants s’aggrave de jours en jours. Je vous demande de mettre fin à votre silence et vous exhorte à expliquer publiquement les raisons qui vous poussent à ne pas vous plier à la recommandation formelle du Directeur de santé publique ». La Coalition de Montréal pour des dents en santé est une initiative de l’Hôpital de Montréal pour enfants, compte 1000 membres individuels, a comme objectif la fluoration de l’eau de consommation de Montréal, et est appuyée par plusieurs organisations de taille, dont le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, l’Association des pédiatres du Québec, l’Ordre des dentistes du Québec, l’Ordre des hygiénistes dentaires du Québec, le Collège des médecins du Québec, l’Ordre des pharmaciens du Québec, l’Organisation mondiale de la santé, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, la Coalition des médecins pour la justice sociale, pour n’en nommer que quelques-unes.
Couillard se defend d'avoir detourné des fonds du fédéral
Le ministre québécois de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a rejeté vendredi les conclusions d'une étude de l'opposition officielle selon lesquelles le gouvernement de Jean Charest a détourné quelque 152 millions de dollars de fonds fédéraux destinés à la santé.
M. Couillard a donné l'assurance que tout l'argent transféré du fédéral avait été placé en santé. Il a affirmé que Québec avait même devancé l'échéance pour certaines dépenses dans ce secteur.
Le ministre a rappelé que la vaste majorité des sommes investies en santé provenaient du Trésor québécois. Philippe Couillard soutient que le financement du réseau québécois de la santé n'a jamais été aussi régulier et prévisible. Il accuse les précédents gouvernements péquistes d'avoir sous-investi en santé pendant plusieurs années.
Comptabilité créative?
Selon l'étude statistique des péquistes citée par le quotidien Le Devoir, le gouvernement Charest, qui s'était engagé en 2003 à faire de la santé sa grande priorité, a détourné quelque 152 millions de dollars de fonds fédéraux destinés à la santé pour les attribuer à d'autres postes.
Ainsi, grâce à de complexes artifices comptables, le gouvernement Charest a été en mesure, depuis son élection, de maintenir une croissance annuelle d'un peu plus de 5 % des crédits à la santé, et ce, sans puiser dans leurs revenus autonomes.
Une augmentation annuelle de 5 % des fonds à la santé ne permet que de couvrir l'augmentation structurelle des coûts, garantissant tout juste le maintien des soins à leur niveau actuel. Pour véritablement améliorer les services, réduire les listes d'attente et désengorger les salles d'urgence, d'autres investissements sont nécessaires.
Et en 2006-2007, Le Devoir constate que si l'on fait abstraction de l'équité salariale, le budget de la santé ne devrait augmenter que de 4,1 %, soit 1 % de moins que le minimum requis pour éviter l'effritement des services actuels.
En fait, la plateforme électorale du gouvernement Charest prévoyait, en 2003, que Québec allait puiser à même ses fonds autonomes et compléter le financement en attribuant à la santé tous les transferts fédéraux.
L'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) note d'ailleurs que c'est au Québec que les investissements en santé, malgré la promesse libérale de prioriser ce secteur, sont les moins élevés au pays.
Si le gouvernement Charest a augmenté en moyenne ses budgets en santé de 5,3 % depuis 2003, l'Ontario les a accrus de 8,1 %. La moyenne canadienne s'établit à 6,8 % et, sans grande surprise, c'est encore une fois le Québec qui ferme la marche, sans être nécessairement la province canadienne la plus pauvre.
M. Couillard a donné l'assurance que tout l'argent transféré du fédéral avait été placé en santé. Il a affirmé que Québec avait même devancé l'échéance pour certaines dépenses dans ce secteur.
Le ministre a rappelé que la vaste majorité des sommes investies en santé provenaient du Trésor québécois. Philippe Couillard soutient que le financement du réseau québécois de la santé n'a jamais été aussi régulier et prévisible. Il accuse les précédents gouvernements péquistes d'avoir sous-investi en santé pendant plusieurs années.
Comptabilité créative?
Selon l'étude statistique des péquistes citée par le quotidien Le Devoir, le gouvernement Charest, qui s'était engagé en 2003 à faire de la santé sa grande priorité, a détourné quelque 152 millions de dollars de fonds fédéraux destinés à la santé pour les attribuer à d'autres postes.
Ainsi, grâce à de complexes artifices comptables, le gouvernement Charest a été en mesure, depuis son élection, de maintenir une croissance annuelle d'un peu plus de 5 % des crédits à la santé, et ce, sans puiser dans leurs revenus autonomes.
Une augmentation annuelle de 5 % des fonds à la santé ne permet que de couvrir l'augmentation structurelle des coûts, garantissant tout juste le maintien des soins à leur niveau actuel. Pour véritablement améliorer les services, réduire les listes d'attente et désengorger les salles d'urgence, d'autres investissements sont nécessaires.
Et en 2006-2007, Le Devoir constate que si l'on fait abstraction de l'équité salariale, le budget de la santé ne devrait augmenter que de 4,1 %, soit 1 % de moins que le minimum requis pour éviter l'effritement des services actuels.
En fait, la plateforme électorale du gouvernement Charest prévoyait, en 2003, que Québec allait puiser à même ses fonds autonomes et compléter le financement en attribuant à la santé tous les transferts fédéraux.
L'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) note d'ailleurs que c'est au Québec que les investissements en santé, malgré la promesse libérale de prioriser ce secteur, sont les moins élevés au pays.
Si le gouvernement Charest a augmenté en moyenne ses budgets en santé de 5,3 % depuis 2003, l'Ontario les a accrus de 8,1 %. La moyenne canadienne s'établit à 6,8 % et, sans grande surprise, c'est encore une fois le Québec qui ferme la marche, sans être nécessairement la province canadienne la plus pauvre.
Sans-abri et nos gouvernement!
J'ai l'habitude de vous parler de santé.... mais quand je lis un article comme celui-ci je ne peux faire autrement que de me demander comment on peux ne pas vouloir entendre et fermer les yeux sur un probleme qui touche 30 000 personnes !
Itinérance : un débat d’urgence s’impose
Martin Lemay
Député de Sainte-Marie-Saint-JacquesPorte-parole de l’Opposition (habitation)
Le 13 décembre dernier, les députés libéraux membres de la Commission des Affaires sociales ont rejeté en bloc l’idée de tenir une commission parlementaire sur l’itinérance formulée par le Parti québécois et appuyée par 140 organismes communautaires impliqués auprès des sans-abri ainsi que par le chanteur Dan Bigras. Les députés libéraux ont choisi de se fermer les yeux face à cette problématique, exactement comme le ministre de la Santé, Philippe Couillard, qui, interpellé à l’Assemblée nationale, ne semblait pas sourire à l’idée d’une telle commission.Pourtant, au cours des dernières années, le phénomène de l’itinérance a pris de l’ampleur au Québec. Comme citoyens et élus, nous constatons que cette réalité ne touche plus uniquement les grandes villes comme Montréal, elle s’étend maintenant dans les quartiers périphériques, les villes de taille moyenne et les régions. Le visage de l’itinérance change. Les jeunes itinérants sont de plus en plus jeunes, le nombre de femmes sans-abri augmente de même que le nombre de personnes âgées vivant de l’itinérance s’accroît. Le passage à la rue est le fruit de problèmes de santé, sociaux ou encore liés à une condition socioéconomique très difficile.
Une situation qui se dégrade
La dernière étude de Santé Québec (1998) évaluait que plus de 28 000 personnes utilisaient des refuges de nuit, des centres de jour et des soupes populaires à Montréal et plus de 11 000 personnes à Québec. Ces chiffres ne sont pas récents, mais les groupes communautaires oeuvrant auprès des itinérants, que nous avons rencontrés récemment, nous indiquent que la situation ne s’est guère améliorée, pire, elle s’est dégradée.Le coût social et humain de l’itinérance est important pour le Québec, que ce soit sur le plan judiciaire, les services reliés à la toxicomanie et l’hébergement. Une étude récente réalisée par la Maison Lauberivière à Québec révèle d’ailleurs que le coût d’un itinérant à la rue est deux fois plus élevé pour les services publics que celui qui est stable dans un logement (24 000 $ par année comparativement à 12 000 $).
Dans un tel contexte, il est urgent d’engager un débat public sur la situation de l’itinérance. Tous les citoyens ont droit à l’espoir et à la dignité. C’est pour cette raison que le 2 novembre dernier nous avons réclamé à l’Assemblée nationale, en présence du Réseau Solidarité Itinérance du Québec, la tenue d’une commission parlementaire portant sur cette question. À ce jour, plus de 140 organismes oeuvrant auprès des itinérants sur tout le territoire québécois ont appuyé notre demande.Une commission parlementaireLe gouvernement libéral fait fausse route en refusant la tenue d’une commission parlementaire sur l’itinérance. Le ministre Couillard préfère s’en tenir à un cadre de référence sur les sans-abri, toujours promis et jamais livré. À l’évidence, le ministre l’a reporté aux calendes grecques. M. Couillard aurait intérêt à se rendre sur le terrain pour constater ce que vivent les 30 000 itinérants au Québec qui réclament un droit de parole. Il est urgent de faire le point sur la situation de l’itinérance et se doter par la suite d’un plan d’action gouvernemental cohérent et concerté pour appuyer ceux et celles qui oeuvrent auprès de ces personnes exclues. À quelques jours de Noël, les sans-abri méritent mieux que de se faire dire non par un gouvernement insensible à leur réalité. Ils ont eux aussi droit de parole dans notre Assemblée nationale.En 2002, l’Assemblée nationale du Québec adoptait à l’unanimité la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Lors de l’adoption de cette loi, le Québec se fixait comme objectif de se retrouver d’ici dix ans dans le peloton de tête des nations industrialisées comptant le moins de pauvreté. Force est de constater que nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre cet objectif. La ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Michelle Courchesne, rendait public récemment le bilan de la deuxième année du plan d’action gouvernemental en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Or, dans ce document de près de 50 pages, deux paragraphes seulement sont consacrés à l’action gouvernementale en matière d’itinérance dont un touche le programme fédéral Initiatives de partenariat en action communautaire (IPAC).Pas une priorité gouvernementaleLa question de l’itinérance n’est clairement pas en tête de liste des priorités gouvernementales. Malheureusement, cette question est éparpillée dans plusieurs ministères sans plan d’ensemble cohérent permettant à l’État d’avoir une action efficace et concertée pour réduire de façon significative l’itinérance au Québec. Le moment est venu de tenir un débat non partisan sur la question de l’itinérance. Cet enjeu ne doit pas être une priorité uniquement à l’approche de la période des fêtes, mais à longueur d’année. Le gouvernement du Québec a donc un rôle essentiel à jouer et doit poser des gestes qui visent à éliminer les inégalités et à soutenir ces personnes les plus démunies de notre société. Comme élus, nous avons la responsabilité de nous mobiliser et de mobiliser les Québécois afin de trouver des solutions pour améliorer la qualité de vie des sans-abri et leur permettre, peu importe leur âge, de retrouver leur dignité.
http://www.cyberpresse.ca/article/20061228/CPSOLEIL/61222091/5287/CPOPINIONS
Itinérance : un débat d’urgence s’impose
Martin Lemay
Député de Sainte-Marie-Saint-JacquesPorte-parole de l’Opposition (habitation)
Le 13 décembre dernier, les députés libéraux membres de la Commission des Affaires sociales ont rejeté en bloc l’idée de tenir une commission parlementaire sur l’itinérance formulée par le Parti québécois et appuyée par 140 organismes communautaires impliqués auprès des sans-abri ainsi que par le chanteur Dan Bigras. Les députés libéraux ont choisi de se fermer les yeux face à cette problématique, exactement comme le ministre de la Santé, Philippe Couillard, qui, interpellé à l’Assemblée nationale, ne semblait pas sourire à l’idée d’une telle commission.Pourtant, au cours des dernières années, le phénomène de l’itinérance a pris de l’ampleur au Québec. Comme citoyens et élus, nous constatons que cette réalité ne touche plus uniquement les grandes villes comme Montréal, elle s’étend maintenant dans les quartiers périphériques, les villes de taille moyenne et les régions. Le visage de l’itinérance change. Les jeunes itinérants sont de plus en plus jeunes, le nombre de femmes sans-abri augmente de même que le nombre de personnes âgées vivant de l’itinérance s’accroît. Le passage à la rue est le fruit de problèmes de santé, sociaux ou encore liés à une condition socioéconomique très difficile.
Une situation qui se dégrade
La dernière étude de Santé Québec (1998) évaluait que plus de 28 000 personnes utilisaient des refuges de nuit, des centres de jour et des soupes populaires à Montréal et plus de 11 000 personnes à Québec. Ces chiffres ne sont pas récents, mais les groupes communautaires oeuvrant auprès des itinérants, que nous avons rencontrés récemment, nous indiquent que la situation ne s’est guère améliorée, pire, elle s’est dégradée.Le coût social et humain de l’itinérance est important pour le Québec, que ce soit sur le plan judiciaire, les services reliés à la toxicomanie et l’hébergement. Une étude récente réalisée par la Maison Lauberivière à Québec révèle d’ailleurs que le coût d’un itinérant à la rue est deux fois plus élevé pour les services publics que celui qui est stable dans un logement (24 000 $ par année comparativement à 12 000 $).
Dans un tel contexte, il est urgent d’engager un débat public sur la situation de l’itinérance. Tous les citoyens ont droit à l’espoir et à la dignité. C’est pour cette raison que le 2 novembre dernier nous avons réclamé à l’Assemblée nationale, en présence du Réseau Solidarité Itinérance du Québec, la tenue d’une commission parlementaire portant sur cette question. À ce jour, plus de 140 organismes oeuvrant auprès des itinérants sur tout le territoire québécois ont appuyé notre demande.Une commission parlementaireLe gouvernement libéral fait fausse route en refusant la tenue d’une commission parlementaire sur l’itinérance. Le ministre Couillard préfère s’en tenir à un cadre de référence sur les sans-abri, toujours promis et jamais livré. À l’évidence, le ministre l’a reporté aux calendes grecques. M. Couillard aurait intérêt à se rendre sur le terrain pour constater ce que vivent les 30 000 itinérants au Québec qui réclament un droit de parole. Il est urgent de faire le point sur la situation de l’itinérance et se doter par la suite d’un plan d’action gouvernemental cohérent et concerté pour appuyer ceux et celles qui oeuvrent auprès de ces personnes exclues. À quelques jours de Noël, les sans-abri méritent mieux que de se faire dire non par un gouvernement insensible à leur réalité. Ils ont eux aussi droit de parole dans notre Assemblée nationale.En 2002, l’Assemblée nationale du Québec adoptait à l’unanimité la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Lors de l’adoption de cette loi, le Québec se fixait comme objectif de se retrouver d’ici dix ans dans le peloton de tête des nations industrialisées comptant le moins de pauvreté. Force est de constater que nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre cet objectif. La ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Michelle Courchesne, rendait public récemment le bilan de la deuxième année du plan d’action gouvernemental en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Or, dans ce document de près de 50 pages, deux paragraphes seulement sont consacrés à l’action gouvernementale en matière d’itinérance dont un touche le programme fédéral Initiatives de partenariat en action communautaire (IPAC).Pas une priorité gouvernementaleLa question de l’itinérance n’est clairement pas en tête de liste des priorités gouvernementales. Malheureusement, cette question est éparpillée dans plusieurs ministères sans plan d’ensemble cohérent permettant à l’État d’avoir une action efficace et concertée pour réduire de façon significative l’itinérance au Québec. Le moment est venu de tenir un débat non partisan sur la question de l’itinérance. Cet enjeu ne doit pas être une priorité uniquement à l’approche de la période des fêtes, mais à longueur d’année. Le gouvernement du Québec a donc un rôle essentiel à jouer et doit poser des gestes qui visent à éliminer les inégalités et à soutenir ces personnes les plus démunies de notre société. Comme élus, nous avons la responsabilité de nous mobiliser et de mobiliser les Québécois afin de trouver des solutions pour améliorer la qualité de vie des sans-abri et leur permettre, peu importe leur âge, de retrouver leur dignité.
http://www.cyberpresse.ca/article/20061228/CPSOLEIL/61222091/5287/CPOPINIONS
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