Libre-Opinion: Péril pour les cliniques externes de pédopsychiatrie
Nicole Nadeau, Pédopsychiatre, Clinique externe de pédopsychiatrie, Hôpital Sainte-Justine
Sylvaine De Plaen, Pédopsychiatre, Clinique externe de pédopsychiatrie, Hôpital Sainte-Justine
Édition du lundi 22 janvier 2007
Mots clés : Philippe Couillard, Plan d'action en santé mentale, médecins psychiatres, Médecin, santé, Québec (province)
Nous joignons nos voix à celles de nos collègues pédopsychiatres de Québec ainsi qu'à celle du président de l'Association des médecins psychiatres du Québec, cités récemment dans Le Devoir («Les Psychiatres s'insurgent», 15 janvier 2007), pour dénoncer le Plan d'action en santé mentale 2005-10 du ministre de la Santé Philippe Couillard.
Constatant, tout comme nous d'ailleurs, l'insuffisance des ressources en santé mentale de l'enfant, le ministre a cru bon y remédier en sabrant les équipes de pédopsychiatrie (les deuxième et troisième ligne) pour aller garnir les équipes de santé mentale de la première ligne: déshabiller Pierre pour habiller Jacques.
Au cours des dernières années, nous avons eu à travailler dans un réseau de santé mentale de plus en plus dépourvu des ressources nécessaires pour répondre adéquatement aux besoins des enfants qui consultent nos cliniques externes de pédopsychiatrie. Cette situation a entraîné une restriction toujours plus grande des services offerts, tant en matière de disponibilité que de durée, chaque équipe comptant sur une autre pour assurer ce moyen ou long terme dont plus personne ne semble pouvoir prendre la responsabilité.
Nous estimons avoir fait des efforts considérables afin de rentabiliser l'utilisation des ressources humaines disponibles et d'articuler nos services spécialisés de pédopsychiatrie avec ceux de la première ligne, c'est-à-dire les CLSC, le réseau scolaire et les services sociaux. Le Plan d'action en santé mentale ne reconnaît pas ces efforts et impose de façon unilatérale des compressions de personnel spécialisé au sein même des cliniques externes de pédopsychiatrie.
Expertise mise à mal
Grâce à nos équipes de professionnels très qualifiés, nous avons développé une expertise tant dans la dispensation de soins directs en pédopsychiatrie que dans le travail de liaison (les soins indirects) entre la pédopsychiatrie et la première ligne. Le maintien de la qualité et de l'expertise des cliniques externes de pédopsychiatrie dépend du bon fonctionnement de nos équipes multidisciplinaires, condition essentielle pour travailler la complexité de nos situations cliniques.
Pour pratiquer de façon adéquate et selon les standards de notre profession, nous avons besoin des professionnels des disciplines connexes que sont la psychologie, la neuropsychologie, l'orthophonie, l'ergothérapie, la psychomotricité, le service social, la psychopédagogie, la psychoéducation, tant pour diagnostiquer que pour traiter nos patients. Ces professionnels sont essentiels à notre fonctionnement, ils sont nos équipements spécialisés. Demanderait-on à un neurochirurgien de continuer à opérer tout en le délestant de son plateau technique?
Comment pouvons-nous assister au démantèlement de nos équipes de professionnels et à la perte d'une expertise unique sans nous indigner? Comment ferons-nous pour recevoir des enfants toujours plus atteints dans leur fonctionnement, donc nécessitant davantage de temps et d'expertise professionnelle, si nos services sont ainsi dégarnis?
Nos professionnels ne doivent pas aller combler des ressources déficientes, mais plutôt servir d'appui aux intervenants de première ligne tout en conservant leur implication dans nos services, condition essentielle au maintien de notre propre fonctionnement.
Spécialité fragile
La pédopsychiatrie demeure une spécialité fragile, trop souvent remise en question. Pourtant, nous savons que les problèmes non traités pendant l'enfance et l'adolescence peuvent persister jusqu'à l'âge adulte et entraver sérieusement le fonctionnement des individus atteints.
À notre avis, c'est le maintien même de notre champ de travail qui risque de se trouver compromis par le plan d'action du ministre Couillard. En restreignant de plus en plus le rôle de pédopsychiatre à celui de consultant, dépourvu de l'expérience et de la responsabilité du suivi clinique, ce plan d'action appauvrira notre discipline plutôt que de l'enrichir, et ce, au détriment des patients.
Les services aux enfants ne doivent pas faire l'objet d'une expérimentation au nom d'une idéologie qui semble opposer la notion de santé mentale à celle de pédopsychiatrie, sans tenir compte de la complexité des réalités cliniques auxquelles nos équipes de pédopsychiatrie sont quotidiennement confrontées et des besoins des premiers concernés, nos jeunes patients et leurs familles. Le Plan d'action en santé mentale vise la mauvaise cible en attaquant les équipes de pédopsychiatrie plutôt que le manque chronique de ressources destinées aux enfants en difficulté.
25 janvier 2007
24 janvier 2007
Couillard et le privé
http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2007/01/20070122-173600.html
Soins de santé
L'ouverture d'un bloc opératoire privé n'est pas une première
Presse Canadienne (PC) Lia Lévesque
22/01/2007 17h36
L'ouverture d'un bloc opératoire privé à Montréal n'est pas une nouveauté, mais le ministre de la Santé Philippe Couillard compte bien favoriser une saine collaboration entre le secteur privé et le réseau public de la santé.
«Le privé, il ne faut pas en avoir peur. Ce n'est pas une catastrophe, ce n'est pas le diable. Il s'agit qu'il soit utilisé au service du réseau public de santé et dans une perspective d'accessibilité», a commenté le ministre Couillard, à son entrée lundi à la réunion du caucus des députés libéraux, à Montréal.
Le quotidien Le Devoir soulignait, dans son édition de lundi, l'ouverture de cette clinique privée toute neuve, avec bloc opératoire et clinique de médecine familiale.
Le ministre Couillard a d'abord signalé qu'il ne s'agissait pas d'une première, puisque plusieurs autres blocs opératoires privés existent au Québec, notamment dans le milieu de la médecine esthétique.
Il a aussi jugé «un peu élastique» de lier cette ouverture d'un autre bloc opératoire privé à sa nouvelle loi 33, puisque celle-ci n'est pas encore entrée en vigueur.
Cette loi est la réponse du gouvernement du Québec au jugement de la Cour suprême sur l'arrêt Chaoulli portant sur l'interdiction de souscrire à une assurance privée pour des soins de santé.
Cette loi doit permettre d'encadrer la qualité des soins qui seront dispensés dans les cliniques privées, en leur imposant un processus d'agrément, de même que la nomination d'un directeur médical, par exemple.
Elle prévoit également la signature de contrats d'association entre de telles cliniques privées et un hôpital, afin que les patients n'aient pas à débourser de frais supplémentaires pour y être soignés.
«Au contraire, la mise en vigueur de la loi 33 va permettre d'encadrer ce type de pratique-là et de la mettre également au service du réseau public», a commenté le ministre de la Santé et des Services sociaux.
M. Couillard a souligné que si nouvelle tendance il y a, elle sera plutôt à la collaboration entre le privé et le public. «La tendance qu'il faut souhaiter dans l'avenir, mais surtout dans les régions urbaines, parce que dans la majorité des régions du Québec, ce ne sera pas nécessaire, c'est justement d'avoir ce type de partenariat entre des cliniques privées et le système de santé, qui fait que les gens peuvent se diriger vers ces cliniques-là pour des chirurgies mineures, sans que ce soit l'occasion pour eux de débourser quoi que ce soit, avec leur carte d'assurance-maladie. Ca, je crois que c'est une tendance, mais une tendance qui sera surtout utilisée et visible dans les régions urbaines plutôt que dans les régions du Québec.»
Soins de santé
L'ouverture d'un bloc opératoire privé n'est pas une première
Presse Canadienne (PC) Lia Lévesque
22/01/2007 17h36
L'ouverture d'un bloc opératoire privé à Montréal n'est pas une nouveauté, mais le ministre de la Santé Philippe Couillard compte bien favoriser une saine collaboration entre le secteur privé et le réseau public de la santé.
«Le privé, il ne faut pas en avoir peur. Ce n'est pas une catastrophe, ce n'est pas le diable. Il s'agit qu'il soit utilisé au service du réseau public de santé et dans une perspective d'accessibilité», a commenté le ministre Couillard, à son entrée lundi à la réunion du caucus des députés libéraux, à Montréal.
Le quotidien Le Devoir soulignait, dans son édition de lundi, l'ouverture de cette clinique privée toute neuve, avec bloc opératoire et clinique de médecine familiale.
Le ministre Couillard a d'abord signalé qu'il ne s'agissait pas d'une première, puisque plusieurs autres blocs opératoires privés existent au Québec, notamment dans le milieu de la médecine esthétique.
Il a aussi jugé «un peu élastique» de lier cette ouverture d'un autre bloc opératoire privé à sa nouvelle loi 33, puisque celle-ci n'est pas encore entrée en vigueur.
Cette loi est la réponse du gouvernement du Québec au jugement de la Cour suprême sur l'arrêt Chaoulli portant sur l'interdiction de souscrire à une assurance privée pour des soins de santé.
Cette loi doit permettre d'encadrer la qualité des soins qui seront dispensés dans les cliniques privées, en leur imposant un processus d'agrément, de même que la nomination d'un directeur médical, par exemple.
Elle prévoit également la signature de contrats d'association entre de telles cliniques privées et un hôpital, afin que les patients n'aient pas à débourser de frais supplémentaires pour y être soignés.
«Au contraire, la mise en vigueur de la loi 33 va permettre d'encadrer ce type de pratique-là et de la mettre également au service du réseau public», a commenté le ministre de la Santé et des Services sociaux.
M. Couillard a souligné que si nouvelle tendance il y a, elle sera plutôt à la collaboration entre le privé et le public. «La tendance qu'il faut souhaiter dans l'avenir, mais surtout dans les régions urbaines, parce que dans la majorité des régions du Québec, ce ne sera pas nécessaire, c'est justement d'avoir ce type de partenariat entre des cliniques privées et le système de santé, qui fait que les gens peuvent se diriger vers ces cliniques-là pour des chirurgies mineures, sans que ce soit l'occasion pour eux de débourser quoi que ce soit, avec leur carte d'assurance-maladie. Ca, je crois que c'est une tendance, mais une tendance qui sera surtout utilisée et visible dans les régions urbaines plutôt que dans les régions du Québec.»
23 janvier 2007
C'est quand les élections au fait????
Vous comme moi ,on est tous témoin
De délais d'attente qui sont trop long pour recevoir les services de santé que l'on est en droit de s'attendre.
De la difficultée que l'on éprouve pour avoir accès a un médecin de famille,et quand on en a un des délais pour avoir un rendez-vous ,car ils sont souvent surchargés.
Des attentes pour les examens et les traitements spécialisés.
Dernièrement j'ai lu un texte qui m'a bouleversée. Je savais que notre système de santé avait des lacunes, a ce point je n'aurais pu me l'imaginer!
Voici la lettre d'un père découragé!
Cette aventure se passe au Saguenay, où aucune urgence en fait d'attente en santé n'a été observée, au contraire...
Hier après midi (jeudi le 25 mai), mon garçon de 12 ans a eu un petit accident à l'école lors d'une partie de soccer. Un copain, sans faire exprès, a donner un coup de pied sur sa main (il gardait les buts). Bon rien de tellement spécial jusqu'à maintenant. Cela arrive dans toutes les familles. La soirée passe bien mais vers 19h30, sa main est très enflée et la douleur devient de plus en plus grande. Mon épouse décide donc de partir pour l'hopital de Jonquière. Elle y restera de 20h00 à environ 1h00 ce matin. Diagnostique: fracture d'une jointure de la main gauche (mon fils est gaucher). On lui a mis un bandage élastique et on a dit à mon épouse que l'on allait la rappeler le lendemain pour un rendez-vous à l'hopital de Chicoutimi (15km d'ici) pour son plâtre.
Le lendemain, mon épouse, vers les 9h00 (on est vendredi), appelle à l'hopital de Chicoutimi pour s'informer. Le petit n'aura pas son plâtre avant mardi le 30 mai; il doit rencontrer le plasticien (on a pas encore parlé de d'orthopédiste...). En tout, 6 jour pour un enfant de 12 ans à endurer la douleur et la non-protection de sa main qui, comme vous vous en douter, se la cogne accidentellement souvent ( on se frappe toujours où l'on a une blessure...).
Il y a 4 ans, le delais était 1 jour MAX. Quelle amélioration! J'aurais payé 200$ pour lui faire mettre un plâtre aujourd'hui avoir eu un endroit... Et pourquoi cet hopital autrefois qui donnais tout les services ne les donnent plus? Je me fous du 15 Km, mais quand on centralise, c'est pour le mieux, non? C'est ça la priorité en santé des libéraux?
C'est quand les élections au fait????
De délais d'attente qui sont trop long pour recevoir les services de santé que l'on est en droit de s'attendre.
De la difficultée que l'on éprouve pour avoir accès a un médecin de famille,et quand on en a un des délais pour avoir un rendez-vous ,car ils sont souvent surchargés.
Des attentes pour les examens et les traitements spécialisés.
Dernièrement j'ai lu un texte qui m'a bouleversée. Je savais que notre système de santé avait des lacunes, a ce point je n'aurais pu me l'imaginer!
Voici la lettre d'un père découragé!
Cette aventure se passe au Saguenay, où aucune urgence en fait d'attente en santé n'a été observée, au contraire...
Hier après midi (jeudi le 25 mai), mon garçon de 12 ans a eu un petit accident à l'école lors d'une partie de soccer. Un copain, sans faire exprès, a donner un coup de pied sur sa main (il gardait les buts). Bon rien de tellement spécial jusqu'à maintenant. Cela arrive dans toutes les familles. La soirée passe bien mais vers 19h30, sa main est très enflée et la douleur devient de plus en plus grande. Mon épouse décide donc de partir pour l'hopital de Jonquière. Elle y restera de 20h00 à environ 1h00 ce matin. Diagnostique: fracture d'une jointure de la main gauche (mon fils est gaucher). On lui a mis un bandage élastique et on a dit à mon épouse que l'on allait la rappeler le lendemain pour un rendez-vous à l'hopital de Chicoutimi (15km d'ici) pour son plâtre.
Le lendemain, mon épouse, vers les 9h00 (on est vendredi), appelle à l'hopital de Chicoutimi pour s'informer. Le petit n'aura pas son plâtre avant mardi le 30 mai; il doit rencontrer le plasticien (on a pas encore parlé de d'orthopédiste...). En tout, 6 jour pour un enfant de 12 ans à endurer la douleur et la non-protection de sa main qui, comme vous vous en douter, se la cogne accidentellement souvent ( on se frappe toujours où l'on a une blessure...).
Il y a 4 ans, le delais était 1 jour MAX. Quelle amélioration! J'aurais payé 200$ pour lui faire mettre un plâtre aujourd'hui avoir eu un endroit... Et pourquoi cet hopital autrefois qui donnais tout les services ne les donnent plus? Je me fous du 15 Km, mais quand on centralise, c'est pour le mieux, non? C'est ça la priorité en santé des libéraux?
C'est quand les élections au fait????
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19 janvier 2007
petite victoire
Je tiens a vous partager la lettre que j'ai envoyé à l'Honorable Stephen Harper.
M.Harper viens tout juste d'annoncer un projet d'étude sur l'attente des enfants en chirurgie.Il y a certaines chirurgies qui sont selectionnées pour l'étude ,et les soins dentaires sous anesthésie sont inclus,un service de santé pour lequel je milite depuis bientot 4 ans.
Les soins dentaires pour enfants je peux vous en parler des heures sans jamais m'arrêtée! Alors je vous épargne ce supplice .
Passons a ma lettre.
Bonjour M.Harper,
Il y a près de 1 an,juste avant votre 1 ère rencontre avec M.Charest, je vous ai écrit pour vous informer d'un problème que vivent plusieurs enfants du Québec ,au niveau de la santé dentaire et les soins de pédodontisterie.
J'ai pu ressentir des effets quelques mois plus tard alors que le ministre de la santé avait décidé d'augmenter les quotas de 25 % pour un seul trimestre et pour tout les dentistes.... ce fut un léger baume pour les enfants en attente.(l'attente pour les urgences est souvent de 3 mois en clinique privé et de 1 an et demi en service hospitalier... et cela sans parler des chirurgies électives! )
Alors la nouvelle d'un projet visant a réduire les listes d'attente pour les enfants m'a plus que réjouis aujourd'hui.
Continuer ce projet malgré ce que vous pourrez ressentir comme pression pour le faire cesser.... les enfants sont sans voix , alors seulement vous pourrez réaliser a quel point ils sont en otages dans notre systeme de santé.
Il est très difficile d'expliquer l'attente a un enfant qui souffrent .... qui voudrait bien aller jouer comme ses amis librement ,sans maladie.
Suzanne Doré
si vous voulez voir d'autres réponses a ce projet de loi...
Vous avez sous le titre: Couillard pas très chaud au projet pilote de Harper... La reponse de notre cher Couillard . http://suzannedore.blogspot.com/2007/01/couillard-pas-trs-chaud-au-projet.html
M.Harper viens tout juste d'annoncer un projet d'étude sur l'attente des enfants en chirurgie.Il y a certaines chirurgies qui sont selectionnées pour l'étude ,et les soins dentaires sous anesthésie sont inclus,un service de santé pour lequel je milite depuis bientot 4 ans.
Les soins dentaires pour enfants je peux vous en parler des heures sans jamais m'arrêtée! Alors je vous épargne ce supplice .
Passons a ma lettre.
Bonjour M.Harper,
Il y a près de 1 an,juste avant votre 1 ère rencontre avec M.Charest, je vous ai écrit pour vous informer d'un problème que vivent plusieurs enfants du Québec ,au niveau de la santé dentaire et les soins de pédodontisterie.
J'ai pu ressentir des effets quelques mois plus tard alors que le ministre de la santé avait décidé d'augmenter les quotas de 25 % pour un seul trimestre et pour tout les dentistes.... ce fut un léger baume pour les enfants en attente.(l'attente pour les urgences est souvent de 3 mois en clinique privé et de 1 an et demi en service hospitalier... et cela sans parler des chirurgies électives! )
Alors la nouvelle d'un projet visant a réduire les listes d'attente pour les enfants m'a plus que réjouis aujourd'hui.
Continuer ce projet malgré ce que vous pourrez ressentir comme pression pour le faire cesser.... les enfants sont sans voix , alors seulement vous pourrez réaliser a quel point ils sont en otages dans notre systeme de santé.
Il est très difficile d'expliquer l'attente a un enfant qui souffrent .... qui voudrait bien aller jouer comme ses amis librement ,sans maladie.
Suzanne Doré
si vous voulez voir d'autres réponses a ce projet de loi...
Vous avez sous le titre: Couillard pas très chaud au projet pilote de Harper... La reponse de notre cher Couillard . http://suzannedore.blogspot.com/2007/01/couillard-pas-trs-chaud-au-projet.html
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un projet de loi que je chéris
Le nouveau gouvernement du Canada annonce un projet pilote pour les garanties de délais d'attente en pédiatrie
11 janvier 2007
Toronto (Ontario)
Le Premier ministre Stephen Harper a annoncé aujourd’hui que le gouvernement investit 2,6 millions de dollars dans un projet pilote de garantie de délais d’attente en chirurgie pédiatrique. Il s’agit d’une autre mesure prise par notre nouveau gouvernement pour faire en sorte que l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens reçoivent des traitements médicaux essentiels dans des délais cliniquement acceptables.
« À terme, l’initiative d’aujourd’hui aboutira à une Garantie de délais d’attente pour tous les enfants », a déclaré le Premier ministre Harper.
Le projet pilote, d’une durée de 15 mois, commencera en janvier 2007. Il prévoit l’élaboration d’un premier système d’information pancanadien qui permettra d’établir les délais imposés pour les chirurgies pédiatriques. Il comportera en outre l’élaboration d’un plan pancanadien de recours clinique lorsque les délais dépassent largement les lignes directrices proposées par la Coalition nationale sur la santé des jeunes et des adolescents (CNSJA) et entérinées par les Paediatric Surgical Chiefs of Canada.
Le projet sera initialement axé sur spécialités cliniques : chirurgie cardiaque, cancer, neurologie, vue, déformation de la colonne vertébrale et traitements dentaires sous anesthésie. Dans un délai d’un an, on choisira l’une de ces spécialités pour mettre à l’essai la garantie qui prévoira un recours pour les patients qui attendent trop longtemps.
« Pour un parent, il n’y a rien de plus déchirant que la souffrance d’un enfant. Comme nos enfants sont l’avenir du Canada, ils méritent les meilleurs soins possibles dans les plus brefs délais possibles », a déclaré le Premier ministre.
Il s’agit du quatrième projet fédéral de garantie de délais d’attente annoncé à ce jour par le nouveau gouvernement du Canada. Il sera mené en partenariat avec 16 centres de santé pédiatrique universitaires sous l’égide des Paediatric Surgical Chiefs of Canada et de l’Hôpital pour enfants.
11 janvier 2007
Toronto (Ontario)
Le Premier ministre Stephen Harper a annoncé aujourd’hui que le gouvernement investit 2,6 millions de dollars dans un projet pilote de garantie de délais d’attente en chirurgie pédiatrique. Il s’agit d’une autre mesure prise par notre nouveau gouvernement pour faire en sorte que l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens reçoivent des traitements médicaux essentiels dans des délais cliniquement acceptables.
« À terme, l’initiative d’aujourd’hui aboutira à une Garantie de délais d’attente pour tous les enfants », a déclaré le Premier ministre Harper.
Le projet pilote, d’une durée de 15 mois, commencera en janvier 2007. Il prévoit l’élaboration d’un premier système d’information pancanadien qui permettra d’établir les délais imposés pour les chirurgies pédiatriques. Il comportera en outre l’élaboration d’un plan pancanadien de recours clinique lorsque les délais dépassent largement les lignes directrices proposées par la Coalition nationale sur la santé des jeunes et des adolescents (CNSJA) et entérinées par les Paediatric Surgical Chiefs of Canada.
Le projet sera initialement axé sur spécialités cliniques : chirurgie cardiaque, cancer, neurologie, vue, déformation de la colonne vertébrale et traitements dentaires sous anesthésie. Dans un délai d’un an, on choisira l’une de ces spécialités pour mettre à l’essai la garantie qui prévoira un recours pour les patients qui attendent trop longtemps.
« Pour un parent, il n’y a rien de plus déchirant que la souffrance d’un enfant. Comme nos enfants sont l’avenir du Canada, ils méritent les meilleurs soins possibles dans les plus brefs délais possibles », a déclaré le Premier ministre.
Il s’agit du quatrième projet fédéral de garantie de délais d’attente annoncé à ce jour par le nouveau gouvernement du Canada. Il sera mené en partenariat avec 16 centres de santé pédiatrique universitaires sous l’égide des Paediatric Surgical Chiefs of Canada et de l’Hôpital pour enfants.
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se faire soigner a Cuba tout inclus.
Une société québécoise facilite l'obtention de soins de santé à Cuba
2007-01-16 18:58:00
--------------------------------------------------------------------------------
MONTREAL (PC) - Une société québécoise offre ses services d'intermédiaire aux Québécois désireux d'obtenir des soins de santé à Cuba, sans longs délais et à quatre heures de vol d'ici.
Comme on pouvait s'y attendre, cette annonce faite en conférence de presse à Québec mardi a suscité quelques commentaires du ministre de la Santé, Philippe Couillard.
Mis à part les interventions lourdes, comme les opérations au coeur, les soins disponibles vont du traitement des cataractes, au remplacement de la hanche jusqu'aux chirurgies esthétiques.
Selon la présidente fondatrice de Services Santé International (SSI), Lucie Vermette, les coûts prévisibles sont de 5000 $ à 6000 $ pour le remplacement d'une hanche et de 2000 $ pour les cataractes.
Les gens intéressés doivent transmettre leur dossier médical et le diagnostic obtenu (il peut n'être que verbal) à SSI qui refile l'information à Cubanacan Turismo y Salud.
Moins de quelque 72 heures plus tard, les médecins cubains indiquent les soins requis et les coûts s'y rattachant. Il revient alors au patient en cause d'acheter un billet d'avion et une assurance et de s'envoler vers Cuba.
Cubanacan est un groupe oeuvrant dans le tourisme cubain avec quelque 70 hôtels. Une de ses divisions est Turismo y Salud (Tourisme et Santé).
SSI demande 200 $ pour s'occuper d'un dossier. Par la suite, SSI se voit remettre par Cubanacan environ dix pour cent de la somme versée pour l'obtention des soins, a indiqué Mme Vermette au cours d'une interview téléphonique.
Cubanacan Turismo y Salud est spécialisée dans les services de santé depuis une quinzaine d'années et fournit ces services de santé aux ressortissants d'une trentaine de pays. "On n'a pas inventé la roue", a commenté la porte-parole de SSI.
"Les soins sont donnés par des médecins de grande compétence, et ce, dans des hôpitaux cinq étoiles", d'assurer Mme Vermette qui s'est rendue à plusieurs reprises à Cuba, a examiné la formation des médecins en question ainsi que leur profil de carrière. Outre l'espagnol, la plupart parlent anglais, certains le français, le russe et l'allemand, a-t-elle assuré.
"Au moment des examens, de la communication du diagnostic et des explications sur l'opération, une personne pourra faire la traduction, si nécessaire", a-t-elle ajouté.
Les tractations de SSI ont commencé il y a un an environ, auprès de l'Ambassade de Cuba, à Ottawa.
La motivation de Mme Vermette lui est venue d'un problème de santé qui l'a inquiétée pendant un bon six mois, le temps d'obtenir une consultation auprès d'un spécialiste. "J'ai déploré d'avoir été angoissée pendant six mois, pour rien", a-t-elle dit.
D'un autre côté, elle comprend "comme l'ensemble des Québécois que le gouvernement n'est pas un magicien et qu'il ne peut inventer des médecins".
Mme Vermette, qui a oeuvré pendant dix ans à la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, a bien hâte que le site Internet de SSI soit complété. Pour l'heure, le bouche à oreille a fait en sorte que déjà trois Québécois sont sur les rangs pour se rendre à Cuba.
Le ministre Couillard n'est sûrement pas de ceux-là. "Jamais je ne me ferais opérer par un chirurgien que je ne peux pas revoir par la suite", a-t-il déclaré.
Le ministre a fait valoir qu'il y avait eu de nettes améliorations depuis quelques mois quant à l'attente pour une chirurgie à la hanche, au genou et aux yeux, pour des cataractes, comme l'ont démontré les agences régionales de la santé.
"Il faut être extrêmement prudent. Les listes d'attente sont en baisse au Québec et les délais sont améliorés pour les chirurgies et c'est là que la solution se trouve", a dit le ministre Couillard
http://nouvelles.sympatico.msn.ca/Une+societe+quebecoise+facilite+lobtention+de+soins+de+sante+a+Cuba/Accueil/ContentPosting.aspx?isfa=1&newsitemid=10966017&feedname=CP-NATIONALES&show=False&number=0&showbyline=False&subtitle=&detect=&abc=abc
2007-01-16 18:58:00
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MONTREAL (PC) - Une société québécoise offre ses services d'intermédiaire aux Québécois désireux d'obtenir des soins de santé à Cuba, sans longs délais et à quatre heures de vol d'ici.
Comme on pouvait s'y attendre, cette annonce faite en conférence de presse à Québec mardi a suscité quelques commentaires du ministre de la Santé, Philippe Couillard.
Mis à part les interventions lourdes, comme les opérations au coeur, les soins disponibles vont du traitement des cataractes, au remplacement de la hanche jusqu'aux chirurgies esthétiques.
Selon la présidente fondatrice de Services Santé International (SSI), Lucie Vermette, les coûts prévisibles sont de 5000 $ à 6000 $ pour le remplacement d'une hanche et de 2000 $ pour les cataractes.
Les gens intéressés doivent transmettre leur dossier médical et le diagnostic obtenu (il peut n'être que verbal) à SSI qui refile l'information à Cubanacan Turismo y Salud.
Moins de quelque 72 heures plus tard, les médecins cubains indiquent les soins requis et les coûts s'y rattachant. Il revient alors au patient en cause d'acheter un billet d'avion et une assurance et de s'envoler vers Cuba.
Cubanacan est un groupe oeuvrant dans le tourisme cubain avec quelque 70 hôtels. Une de ses divisions est Turismo y Salud (Tourisme et Santé).
SSI demande 200 $ pour s'occuper d'un dossier. Par la suite, SSI se voit remettre par Cubanacan environ dix pour cent de la somme versée pour l'obtention des soins, a indiqué Mme Vermette au cours d'une interview téléphonique.
Cubanacan Turismo y Salud est spécialisée dans les services de santé depuis une quinzaine d'années et fournit ces services de santé aux ressortissants d'une trentaine de pays. "On n'a pas inventé la roue", a commenté la porte-parole de SSI.
"Les soins sont donnés par des médecins de grande compétence, et ce, dans des hôpitaux cinq étoiles", d'assurer Mme Vermette qui s'est rendue à plusieurs reprises à Cuba, a examiné la formation des médecins en question ainsi que leur profil de carrière. Outre l'espagnol, la plupart parlent anglais, certains le français, le russe et l'allemand, a-t-elle assuré.
"Au moment des examens, de la communication du diagnostic et des explications sur l'opération, une personne pourra faire la traduction, si nécessaire", a-t-elle ajouté.
Les tractations de SSI ont commencé il y a un an environ, auprès de l'Ambassade de Cuba, à Ottawa.
La motivation de Mme Vermette lui est venue d'un problème de santé qui l'a inquiétée pendant un bon six mois, le temps d'obtenir une consultation auprès d'un spécialiste. "J'ai déploré d'avoir été angoissée pendant six mois, pour rien", a-t-elle dit.
D'un autre côté, elle comprend "comme l'ensemble des Québécois que le gouvernement n'est pas un magicien et qu'il ne peut inventer des médecins".
Mme Vermette, qui a oeuvré pendant dix ans à la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, a bien hâte que le site Internet de SSI soit complété. Pour l'heure, le bouche à oreille a fait en sorte que déjà trois Québécois sont sur les rangs pour se rendre à Cuba.
Le ministre Couillard n'est sûrement pas de ceux-là. "Jamais je ne me ferais opérer par un chirurgien que je ne peux pas revoir par la suite", a-t-il déclaré.
Le ministre a fait valoir qu'il y avait eu de nettes améliorations depuis quelques mois quant à l'attente pour une chirurgie à la hanche, au genou et aux yeux, pour des cataractes, comme l'ont démontré les agences régionales de la santé.
"Il faut être extrêmement prudent. Les listes d'attente sont en baisse au Québec et les délais sont améliorés pour les chirurgies et c'est là que la solution se trouve", a dit le ministre Couillard
http://nouvelles.sympatico.msn.ca/Une+societe+quebecoise+facilite+lobtention+de+soins+de+sante+a+Cuba/Accueil/ContentPosting.aspx?isfa=1&newsitemid=10966017&feedname=CP-NATIONALES&show=False&number=0&showbyline=False&subtitle=&detect=&abc=abc
La santé selon la région
http://www.cyberpresse.ca/article/20070117/CPOPINIONS/70117149/5290/CPOPINIONS
La santé selon la région
Olivier Kaestlé
Trois-Rivières
Depuis le décès de son médecin il y a plus de quatre ans, une Trifluvienne de 90 ans s’est retrouvée sans docteur, comme plusieurs résidents de la Mauricie. N’étant inscrite à aucune clinique sans rendez-vous, elle est « condamnée » à se rendre à l’urgence du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières, de plus en plus le dernier recours des laissés pour compte. L’attente y dure fréquemment jusqu’à 12 heures et plus. Il y a six mois, épuisée, elle a renoncé à voir l’urgentologue, après avoir poiroté pendant dix heures. Une infirmière l’avait informée qu’elle devrait patienter encore de trois à quatre heures.
De leur côté, des parents à elle vivant en banlieue de Montréal se disent très satisfaits de l’accessibilité aux soins de santé dispensés au centre-ville métropolitain. Leur médecin est disponible dans un délai d’une semaine ou moins à des cliniques sans rendez-vous où l’attente ne dépasse pas une heure. La fille de notre nonagénaire traînait quant à elle une infection nécessitant une mammographie depuis des semaines. Sa cousine montréalaise lui a obtenu un rendez-vous en moins de cinq jours.
Ceux qui redoutent l’avènement d’une médecine à deux vitesses pourront voir dans ces exemples un motif supplémentaire d’inquiétude. Ils révèlent une tendance lourde qui ne se limite plus qu’à la problématique connue des régions éloignées. Des données du MSSS confirment que la Mauricie vit la plus forte pénurie de médecins per capita avec ses 80 omnipraticiens et 61 spécialistes par 100 000 habitants devant des moyennes provinciales à 94 omnipraticiens et 94 spécialistes. De son côté, la métropole québécoise se situe clairement au dessus des moyennes avec 100 omnipraticiens et 175 spécialistes par 100 000 habitants.
Comment admettre pareilles fluctuations quand notre gouvernement prétend vouloir préserver l’universalité des soins de santé ? Avant d’être menacée par le privé, leur accessibilité semble déjà compromise par d’importantes disparités régionales. Notre système de santé, qui représente la dépense la plus élevée de l’État québécois, continue à s’éroder bon an, mal an, qu’importe le parti au pouvoir. Les coupures draconiennes des transferts aux provinces, qui avaient placé le péquiste Jean Rochon devant des choix déchirants dès 1995, n’épargnent pas pour autant le fédéraliste Philippe Couillard.
Même l’OMC avait semoncé les libéraux fédéraux en 2005 pour avoir sans cesse sous-estimé leurs revenus. Les surplus étant consacrés intégralement à la dette, la santé pouvait attendre. Après avoir dénoncé énergiquement le déséquilibre fiscal, Stephen Harper prépare de son côté les provinces à ne pas souffler leurs prévisions budgétaires. Sensible aux questions de santé, le NPD ne voit pas pour autant augmenter les intentions de vote à son égard. Stéphane Dion a maintenu quant à lui du bout des lèvres son refus de reconnaître le déséquilibre fiscal. Malgré l’absence de candidats déterminants, il faudra se rappeler son attitude avant de voter pour un parti aussi indifférent à la santé de ses concitoyens qu’il était étranger à l’éthique en gestion des fonds publics.
La santé selon la région
Olivier Kaestlé
Trois-Rivières
Depuis le décès de son médecin il y a plus de quatre ans, une Trifluvienne de 90 ans s’est retrouvée sans docteur, comme plusieurs résidents de la Mauricie. N’étant inscrite à aucune clinique sans rendez-vous, elle est « condamnée » à se rendre à l’urgence du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières, de plus en plus le dernier recours des laissés pour compte. L’attente y dure fréquemment jusqu’à 12 heures et plus. Il y a six mois, épuisée, elle a renoncé à voir l’urgentologue, après avoir poiroté pendant dix heures. Une infirmière l’avait informée qu’elle devrait patienter encore de trois à quatre heures.
De leur côté, des parents à elle vivant en banlieue de Montréal se disent très satisfaits de l’accessibilité aux soins de santé dispensés au centre-ville métropolitain. Leur médecin est disponible dans un délai d’une semaine ou moins à des cliniques sans rendez-vous où l’attente ne dépasse pas une heure. La fille de notre nonagénaire traînait quant à elle une infection nécessitant une mammographie depuis des semaines. Sa cousine montréalaise lui a obtenu un rendez-vous en moins de cinq jours.
Ceux qui redoutent l’avènement d’une médecine à deux vitesses pourront voir dans ces exemples un motif supplémentaire d’inquiétude. Ils révèlent une tendance lourde qui ne se limite plus qu’à la problématique connue des régions éloignées. Des données du MSSS confirment que la Mauricie vit la plus forte pénurie de médecins per capita avec ses 80 omnipraticiens et 61 spécialistes par 100 000 habitants devant des moyennes provinciales à 94 omnipraticiens et 94 spécialistes. De son côté, la métropole québécoise se situe clairement au dessus des moyennes avec 100 omnipraticiens et 175 spécialistes par 100 000 habitants.
Comment admettre pareilles fluctuations quand notre gouvernement prétend vouloir préserver l’universalité des soins de santé ? Avant d’être menacée par le privé, leur accessibilité semble déjà compromise par d’importantes disparités régionales. Notre système de santé, qui représente la dépense la plus élevée de l’État québécois, continue à s’éroder bon an, mal an, qu’importe le parti au pouvoir. Les coupures draconiennes des transferts aux provinces, qui avaient placé le péquiste Jean Rochon devant des choix déchirants dès 1995, n’épargnent pas pour autant le fédéraliste Philippe Couillard.
Même l’OMC avait semoncé les libéraux fédéraux en 2005 pour avoir sans cesse sous-estimé leurs revenus. Les surplus étant consacrés intégralement à la dette, la santé pouvait attendre. Après avoir dénoncé énergiquement le déséquilibre fiscal, Stephen Harper prépare de son côté les provinces à ne pas souffler leurs prévisions budgétaires. Sensible aux questions de santé, le NPD ne voit pas pour autant augmenter les intentions de vote à son égard. Stéphane Dion a maintenu quant à lui du bout des lèvres son refus de reconnaître le déséquilibre fiscal. Malgré l’absence de candidats déterminants, il faudra se rappeler son attitude avant de voter pour un parti aussi indifférent à la santé de ses concitoyens qu’il était étranger à l’éthique en gestion des fonds publics.
Philippe Couillard fait son bilan
Philippe Couillard fait son bilan: "Philippe Couillard fait son bilan
Le député de Mont-Royal et ministre de la Santé, Philippe Couillard, a reçu les médias locaux dans son bureau de circonscription, vendredi dernier, histoire de faire un retour sur la dernière année, ainsi que sur le premier mandat du gouvernement libéral. (Photo: Geneviève Allard) Philippe Couillard fait son bilan
En présence des médias locaux, vendredi dernier, le député provincial de Mont-Royal, Philippe Couillard, a fait un retour sur les accomplissements du gouvernement québécois durant son premier mandat.
À l’aube du déclenchement officiel de la campagne électorale, M. Couillard a qualifié ce bilan d’«exercice annuel». Pour le ministre de la Santé et des Services sociaux, les actions à Mont-Royal ont été diverses.
Que ce soit le projet d’agrandissement de l’école Dunrae Gardens, l’éventuelle rénovation de la piscine Pierre-Laporte ou l’ébauche d’une maison de la culture, le représentant de Mont-Royal à Québec garde l’œil ouvert sur les initiatives de la municipalité.
Dans le cas des demandes de financement pour la piscine et la maison de la culture, M. Couillard attend toujours une décision du ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Jean-Marc Fournier , ainsi que de la ministre de la Culture et des Communications, Line Beauchamp, qui sont en charge des dossiers.
«Il faut voir si le projet se qualifie et si oui, quel est le pourcentage de financement disponible. Je suis là pour aider la population, mais il faudra toutefois que les résidants décident», dit-il en faisant référence à l’éventuelle construction d’une maison de la culture, sujet qui divise la population de Mont-Royal.
En ce qui concerne la gestion de l’agglomération, Philippe Couillard soutient être à l’écoute des revendications de Mont-Royal et des recommandations de la mairesse, Vera Danyluk. «La structure est complexe et il y a de l’insatisfaction dans ce dossier, reconnaît-il, mais je transmets toujours l’information à Nathalie Normandeau [ministre des Affaires municipales].»
M. Couillard mentionne qu’une structure du style de celle de l’agglomération est nécessaire, mais pourrait être plus souple. Le député libéral dit aussi s’être entretenu avec des représentants du secteur Glenmount, qui souhaiteraient voir leur quartier réintégrer Ville de Mont-Royal plutôt que de demeurer au sein de l’arrondissement Côte-des-Neiges—Notre-Dame-de-Grâce. «L’initiative doit venir de Mont-Royal», fait-il savoir.
Un regard global
Pour Phillippe Couillard, le bilan du gouvernement est positif, même si le travail n’est pas terminé. Parmi les grands accomplissements de l’équipe libérale, il souligne l’augmentation de la cote de crédit du Québec, de même que le règlement du dossier de l’équité salariale.
M. Couillard indique en outre que le taux de chômage est à son plus bas niveau en 30 ans, et que 50 000 personnes de moins sont bénéficiaires de l’aide sociale depuis le début du mandat des libéraux à l’Assemblée nationale.
«Notre priorité demeure toujours la santé, et en deuxième l’éducation», rappelle-t-il, avant de confirmer qu’il sera de nouveau candidat aux prochaines élections provinciales.
Le député de Mont-Royal et ministre de la Santé, Philippe Couillard, a reçu les médias locaux dans son bureau de circonscription, vendredi dernier, histoire de faire un retour sur la dernière année, ainsi que sur le premier mandat du gouvernement libéral. (Photo: Geneviève Allard) Philippe Couillard fait son bilan
En présence des médias locaux, vendredi dernier, le député provincial de Mont-Royal, Philippe Couillard, a fait un retour sur les accomplissements du gouvernement québécois durant son premier mandat.
À l’aube du déclenchement officiel de la campagne électorale, M. Couillard a qualifié ce bilan d’«exercice annuel». Pour le ministre de la Santé et des Services sociaux, les actions à Mont-Royal ont été diverses.
Que ce soit le projet d’agrandissement de l’école Dunrae Gardens, l’éventuelle rénovation de la piscine Pierre-Laporte ou l’ébauche d’une maison de la culture, le représentant de Mont-Royal à Québec garde l’œil ouvert sur les initiatives de la municipalité.
Dans le cas des demandes de financement pour la piscine et la maison de la culture, M. Couillard attend toujours une décision du ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Jean-Marc Fournier , ainsi que de la ministre de la Culture et des Communications, Line Beauchamp, qui sont en charge des dossiers.
«Il faut voir si le projet se qualifie et si oui, quel est le pourcentage de financement disponible. Je suis là pour aider la population, mais il faudra toutefois que les résidants décident», dit-il en faisant référence à l’éventuelle construction d’une maison de la culture, sujet qui divise la population de Mont-Royal.
En ce qui concerne la gestion de l’agglomération, Philippe Couillard soutient être à l’écoute des revendications de Mont-Royal et des recommandations de la mairesse, Vera Danyluk. «La structure est complexe et il y a de l’insatisfaction dans ce dossier, reconnaît-il, mais je transmets toujours l’information à Nathalie Normandeau [ministre des Affaires municipales].»
M. Couillard mentionne qu’une structure du style de celle de l’agglomération est nécessaire, mais pourrait être plus souple. Le député libéral dit aussi s’être entretenu avec des représentants du secteur Glenmount, qui souhaiteraient voir leur quartier réintégrer Ville de Mont-Royal plutôt que de demeurer au sein de l’arrondissement Côte-des-Neiges—Notre-Dame-de-Grâce. «L’initiative doit venir de Mont-Royal», fait-il savoir.
Un regard global
Pour Phillippe Couillard, le bilan du gouvernement est positif, même si le travail n’est pas terminé. Parmi les grands accomplissements de l’équipe libérale, il souligne l’augmentation de la cote de crédit du Québec, de même que le règlement du dossier de l’équité salariale.
M. Couillard indique en outre que le taux de chômage est à son plus bas niveau en 30 ans, et que 50 000 personnes de moins sont bénéficiaires de l’aide sociale depuis le début du mandat des libéraux à l’Assemblée nationale.
«Notre priorité demeure toujours la santé, et en deuxième l’éducation», rappelle-t-il, avant de confirmer qu’il sera de nouveau candidat aux prochaines élections provinciales.
17 janvier 2007
Québec prescrit le dégel des prix des médicaments
http://www.cyberpresse.ca/article/20070117/CPACTUALITES/70116254/0
PAS DE GRATUITÉ POUR LES ASSISTÉS SOCIAUX
Denis Lessard
La Presse
Québec
Après des années de représentations auprès du gouvernement du Québec, les pharmaceutiques vont pouvoir crier victoire. Gelés depuis 1994, les prix des médicaments reconnus par le régime public d’assurance pourront augmenter à compter du mois d’avril.
Québec annoncera d’ici un mois un accord de trois ans avec les pharmaceutiques. Les médicaments inscrits sur la liste de la Régie d’assurance maladie du Québec pourront ainsi être majorés au niveau de l’inflation, une hausse qui sera couverte par le régime d’assurance publique qui couvre 3,2 millions de Québécois.
Rien n’empêchera toutefois le manufacturier de monter ses prix au-delà de l’inflation, ce sera alors au consommateur –même s’il est assuré par le régime gouvernemental– de régler la note.
Selon les informations obtenues par La Presse auprès de l’industrie et de l’administration publique, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, va annoncer en février sa nouvelle «politique du médicament» après une consultation marathon qui s’est étendue sur plusieurs mois en 2006.
Mais la politique s’est aussi préparée dans les officines du ministère du Développement économique. Québec a développé «un partenariat avec l’industrie pharmaceutique» affirme-t-on en haut lieu. Le gouvernement a accepté l’argumentaire de l’industrie et, bien qu’il soit impossible à chiffrer précisément, Québec inclut même l’impact fiscal des recettes majorées des compagnies comme retombées positives de sa politique.
Cette politique n’a pas encore pris le chemin des comités ministériels, le passage obligé avant une présentation au Conseil des ministres. Cela compliquera le travail des limiers mandatés cette semaine par les conseillers de Jean Charest pour tenter d’identifier la source de nombreuses fuites récentes à La Presse.
Seul filet de sécurité pour les 3,2 millions d’assurés au régime public d’assurance, le gouvernement se réserve le droit de révoquer l’entente avant son échéance de trois ans, si le comportement des compagnies fait dérailler les prix. Mais même au sein des pharmaceutiques, on convient sous le couvert de l’anonymat qu’après 12 ans de disette, «l’appétit sera fort» dans l’industrie. D’autant plus que les filiales canadiennes de multinationales sont constamment pressées par leurs maisons mères pour hausser leurs prix… et vite.
Les médicaments coûtent 40% de plus aux États-Unis, et des sociétés publiques américaines songent désormais à s’approvisionner au Canada. Le Québec a toujours eu comme politique de payer le prix le plus bas – il n’inscrit pas sur la liste un médicament s’il est vendu moins cher ailleurs au Canada, une stratégie qui tend à maintenir à la baisse les prix partout au pays.
Mécanique
Pour 2007, par exemple, le taux d’inflation prévu est de 2,07%. Québec augmentera d’autant sa couverture mais si le prix d’un médicament montait plus vite, l’assuré devra couvrir la différence.
Actuellement, un assuré du régime public d’assurance ne peut payer plus que 950 $ par année pour ses médicaments. Par exemple, si sa facture de pharmacie est de 100 $ par mois –1200 $ par année–, le gouvernement assume 250 $. Québec couvrira les hausses jusqu’à l’inflation, 2% par exemple, mais si le médicament prescrit augmentait de 10%, l’assuré se retrouverait avec une facture de près de 100 $ de plus par année.
Avec la nouvelle stratégie, le plafond de contribution deviendra bien théorique car l’assuré devra payer les hausses qui dépassent l’inflation.
Jusqu’ici des hausses exceptionnelles avaient été acceptées par Québec, mais le gouvernement conservait le droit d’expulser de la liste des médicaments reconnus, les produits haussés, sans avoir eu le feu vert du Conseil du médicament et du gouvernement.
Un fonds financé par l’industrie
Soucieux de réduire l’impact de sa décision sur les finances publiques, Québec a obtenu que l’association des pharmaceutique crée un fonds d’entre 30 et 50 millions de dollars sur trois ans, pour permettre au gouvernement d’éponger «en grande partie» les hausses de primes du régime public d’assurance. On est perplexe devant ces promesses de l’industrie ; quand François Legault était ministre de la Santé, elles s’étaient engagées à produire 100 millions d’économies en disciplinant la consommation, ce qui ne s’est jamais réalisé.
Avant de pouvoir en augmenter le prix, un médicament devra avoir été inscrit depuis un certain temps sur la liste approuvée par Québec. Au début des discussions, le ministre Couillard voulait réserver ce privilège aux remèdes inscrits depuis cinq ans et plus. Une version de la politique prévoyait trois ans, un délai qui aurait encore diminué dans une version plus récente.
En dépit du gel des prix, la facture globale de médicaments payée par Québec a constamment augmenté – jusqu’à 15 % par année, à cause des nouvelles molécules et du vieillissement de la population. Le régime d’assurance publique payait 1,1 milliard pour des pilules en 1997, lors de sa création. La facture était passée à 2,6 milliards en 2004.
Triomphe modeste S.V.P.
Dans l’industrie, on indique que le gouvernement a déjà passé son message. Les multinationales doivent se garder de crier victoire publiquement. C’est que politiquement, le virage risque d’être difficile à emprunter pour le gouvernement.
Car tout en donnant le feu vert aux hausses, le ministre Couillard devra annoncer une mauvaise nouvelle pour les bénéficiaires de l’aide sociale. Contrairement aux engagements pris par le PLQ, Québec n’assurera pas la gratuité des médicaments pour toutes les personnes recevant l’aide sociale – celles qui ont des contraintes lourdes à l’emploi en bénéficient déjà. La gratuité pour tous les bénéficiaires représentait une facture de 16 millions, mais les études sont nombreuses pour sonner l’alarme quant aux risques de surconsommation de médicaments pour ces clientèles vulnérables, explique-t-on.
Québec voulait donner de l’oxygène aux pharmaceutiques québécoises qui, depuis des années, font l’objet de pressions intenses de la part des sièges sociaux, souvent américains. La pression à la baisse que le gel québécois infligeait aux prix avait des conséquences dans les autres provinces canadiennes. C’était même une des sources du clivage important entre les prix des médicaments au Canada et aux États-Unis – on parle de 40 % environ.
PAS DE GRATUITÉ POUR LES ASSISTÉS SOCIAUX
Denis Lessard
La Presse
Québec
Après des années de représentations auprès du gouvernement du Québec, les pharmaceutiques vont pouvoir crier victoire. Gelés depuis 1994, les prix des médicaments reconnus par le régime public d’assurance pourront augmenter à compter du mois d’avril.
Québec annoncera d’ici un mois un accord de trois ans avec les pharmaceutiques. Les médicaments inscrits sur la liste de la Régie d’assurance maladie du Québec pourront ainsi être majorés au niveau de l’inflation, une hausse qui sera couverte par le régime d’assurance publique qui couvre 3,2 millions de Québécois.
Rien n’empêchera toutefois le manufacturier de monter ses prix au-delà de l’inflation, ce sera alors au consommateur –même s’il est assuré par le régime gouvernemental– de régler la note.
Selon les informations obtenues par La Presse auprès de l’industrie et de l’administration publique, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, va annoncer en février sa nouvelle «politique du médicament» après une consultation marathon qui s’est étendue sur plusieurs mois en 2006.
Mais la politique s’est aussi préparée dans les officines du ministère du Développement économique. Québec a développé «un partenariat avec l’industrie pharmaceutique» affirme-t-on en haut lieu. Le gouvernement a accepté l’argumentaire de l’industrie et, bien qu’il soit impossible à chiffrer précisément, Québec inclut même l’impact fiscal des recettes majorées des compagnies comme retombées positives de sa politique.
Cette politique n’a pas encore pris le chemin des comités ministériels, le passage obligé avant une présentation au Conseil des ministres. Cela compliquera le travail des limiers mandatés cette semaine par les conseillers de Jean Charest pour tenter d’identifier la source de nombreuses fuites récentes à La Presse.
Seul filet de sécurité pour les 3,2 millions d’assurés au régime public d’assurance, le gouvernement se réserve le droit de révoquer l’entente avant son échéance de trois ans, si le comportement des compagnies fait dérailler les prix. Mais même au sein des pharmaceutiques, on convient sous le couvert de l’anonymat qu’après 12 ans de disette, «l’appétit sera fort» dans l’industrie. D’autant plus que les filiales canadiennes de multinationales sont constamment pressées par leurs maisons mères pour hausser leurs prix… et vite.
Les médicaments coûtent 40% de plus aux États-Unis, et des sociétés publiques américaines songent désormais à s’approvisionner au Canada. Le Québec a toujours eu comme politique de payer le prix le plus bas – il n’inscrit pas sur la liste un médicament s’il est vendu moins cher ailleurs au Canada, une stratégie qui tend à maintenir à la baisse les prix partout au pays.
Mécanique
Pour 2007, par exemple, le taux d’inflation prévu est de 2,07%. Québec augmentera d’autant sa couverture mais si le prix d’un médicament montait plus vite, l’assuré devra couvrir la différence.
Actuellement, un assuré du régime public d’assurance ne peut payer plus que 950 $ par année pour ses médicaments. Par exemple, si sa facture de pharmacie est de 100 $ par mois –1200 $ par année–, le gouvernement assume 250 $. Québec couvrira les hausses jusqu’à l’inflation, 2% par exemple, mais si le médicament prescrit augmentait de 10%, l’assuré se retrouverait avec une facture de près de 100 $ de plus par année.
Avec la nouvelle stratégie, le plafond de contribution deviendra bien théorique car l’assuré devra payer les hausses qui dépassent l’inflation.
Jusqu’ici des hausses exceptionnelles avaient été acceptées par Québec, mais le gouvernement conservait le droit d’expulser de la liste des médicaments reconnus, les produits haussés, sans avoir eu le feu vert du Conseil du médicament et du gouvernement.
Un fonds financé par l’industrie
Soucieux de réduire l’impact de sa décision sur les finances publiques, Québec a obtenu que l’association des pharmaceutique crée un fonds d’entre 30 et 50 millions de dollars sur trois ans, pour permettre au gouvernement d’éponger «en grande partie» les hausses de primes du régime public d’assurance. On est perplexe devant ces promesses de l’industrie ; quand François Legault était ministre de la Santé, elles s’étaient engagées à produire 100 millions d’économies en disciplinant la consommation, ce qui ne s’est jamais réalisé.
Avant de pouvoir en augmenter le prix, un médicament devra avoir été inscrit depuis un certain temps sur la liste approuvée par Québec. Au début des discussions, le ministre Couillard voulait réserver ce privilège aux remèdes inscrits depuis cinq ans et plus. Une version de la politique prévoyait trois ans, un délai qui aurait encore diminué dans une version plus récente.
En dépit du gel des prix, la facture globale de médicaments payée par Québec a constamment augmenté – jusqu’à 15 % par année, à cause des nouvelles molécules et du vieillissement de la population. Le régime d’assurance publique payait 1,1 milliard pour des pilules en 1997, lors de sa création. La facture était passée à 2,6 milliards en 2004.
Triomphe modeste S.V.P.
Dans l’industrie, on indique que le gouvernement a déjà passé son message. Les multinationales doivent se garder de crier victoire publiquement. C’est que politiquement, le virage risque d’être difficile à emprunter pour le gouvernement.
Car tout en donnant le feu vert aux hausses, le ministre Couillard devra annoncer une mauvaise nouvelle pour les bénéficiaires de l’aide sociale. Contrairement aux engagements pris par le PLQ, Québec n’assurera pas la gratuité des médicaments pour toutes les personnes recevant l’aide sociale – celles qui ont des contraintes lourdes à l’emploi en bénéficient déjà. La gratuité pour tous les bénéficiaires représentait une facture de 16 millions, mais les études sont nombreuses pour sonner l’alarme quant aux risques de surconsommation de médicaments pour ces clientèles vulnérables, explique-t-on.
Québec voulait donner de l’oxygène aux pharmaceutiques québécoises qui, depuis des années, font l’objet de pressions intenses de la part des sièges sociaux, souvent américains. La pression à la baisse que le gel québécois infligeait aux prix avait des conséquences dans les autres provinces canadiennes. C’était même une des sources du clivage important entre les prix des médicaments au Canada et aux États-Unis – on parle de 40 % environ.
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