Le nouveau gouvernement du Canada annonce un projet pilote pour les garanties de délais d'attente en pédiatrie
11 janvier 2007
Toronto (Ontario)
Le Premier ministre Stephen Harper a annoncé aujourd’hui que le gouvernement investit 2,6 millions de dollars dans un projet pilote de garantie de délais d’attente en chirurgie pédiatrique. Il s’agit d’une autre mesure prise par notre nouveau gouvernement pour faire en sorte que l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens reçoivent des traitements médicaux essentiels dans des délais cliniquement acceptables.
« À terme, l’initiative d’aujourd’hui aboutira à une Garantie de délais d’attente pour tous les enfants », a déclaré le Premier ministre Harper.
Le projet pilote, d’une durée de 15 mois, commencera en janvier 2007. Il prévoit l’élaboration d’un premier système d’information pancanadien qui permettra d’établir les délais imposés pour les chirurgies pédiatriques. Il comportera en outre l’élaboration d’un plan pancanadien de recours clinique lorsque les délais dépassent largement les lignes directrices proposées par la Coalition nationale sur la santé des jeunes et des adolescents (CNSJA) et entérinées par les Paediatric Surgical Chiefs of Canada.
Le projet sera initialement axé sur spécialités cliniques : chirurgie cardiaque, cancer, neurologie, vue, déformation de la colonne vertébrale et traitements dentaires sous anesthésie. Dans un délai d’un an, on choisira l’une de ces spécialités pour mettre à l’essai la garantie qui prévoira un recours pour les patients qui attendent trop longtemps.
« Pour un parent, il n’y a rien de plus déchirant que la souffrance d’un enfant. Comme nos enfants sont l’avenir du Canada, ils méritent les meilleurs soins possibles dans les plus brefs délais possibles », a déclaré le Premier ministre.
Il s’agit du quatrième projet fédéral de garantie de délais d’attente annoncé à ce jour par le nouveau gouvernement du Canada. Il sera mené en partenariat avec 16 centres de santé pédiatrique universitaires sous l’égide des Paediatric Surgical Chiefs of Canada et de l’Hôpital pour enfants.
19 janvier 2007
se faire soigner a Cuba tout inclus.
Une société québécoise facilite l'obtention de soins de santé à Cuba
2007-01-16 18:58:00
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MONTREAL (PC) - Une société québécoise offre ses services d'intermédiaire aux Québécois désireux d'obtenir des soins de santé à Cuba, sans longs délais et à quatre heures de vol d'ici.
Comme on pouvait s'y attendre, cette annonce faite en conférence de presse à Québec mardi a suscité quelques commentaires du ministre de la Santé, Philippe Couillard.
Mis à part les interventions lourdes, comme les opérations au coeur, les soins disponibles vont du traitement des cataractes, au remplacement de la hanche jusqu'aux chirurgies esthétiques.
Selon la présidente fondatrice de Services Santé International (SSI), Lucie Vermette, les coûts prévisibles sont de 5000 $ à 6000 $ pour le remplacement d'une hanche et de 2000 $ pour les cataractes.
Les gens intéressés doivent transmettre leur dossier médical et le diagnostic obtenu (il peut n'être que verbal) à SSI qui refile l'information à Cubanacan Turismo y Salud.
Moins de quelque 72 heures plus tard, les médecins cubains indiquent les soins requis et les coûts s'y rattachant. Il revient alors au patient en cause d'acheter un billet d'avion et une assurance et de s'envoler vers Cuba.
Cubanacan est un groupe oeuvrant dans le tourisme cubain avec quelque 70 hôtels. Une de ses divisions est Turismo y Salud (Tourisme et Santé).
SSI demande 200 $ pour s'occuper d'un dossier. Par la suite, SSI se voit remettre par Cubanacan environ dix pour cent de la somme versée pour l'obtention des soins, a indiqué Mme Vermette au cours d'une interview téléphonique.
Cubanacan Turismo y Salud est spécialisée dans les services de santé depuis une quinzaine d'années et fournit ces services de santé aux ressortissants d'une trentaine de pays. "On n'a pas inventé la roue", a commenté la porte-parole de SSI.
"Les soins sont donnés par des médecins de grande compétence, et ce, dans des hôpitaux cinq étoiles", d'assurer Mme Vermette qui s'est rendue à plusieurs reprises à Cuba, a examiné la formation des médecins en question ainsi que leur profil de carrière. Outre l'espagnol, la plupart parlent anglais, certains le français, le russe et l'allemand, a-t-elle assuré.
"Au moment des examens, de la communication du diagnostic et des explications sur l'opération, une personne pourra faire la traduction, si nécessaire", a-t-elle ajouté.
Les tractations de SSI ont commencé il y a un an environ, auprès de l'Ambassade de Cuba, à Ottawa.
La motivation de Mme Vermette lui est venue d'un problème de santé qui l'a inquiétée pendant un bon six mois, le temps d'obtenir une consultation auprès d'un spécialiste. "J'ai déploré d'avoir été angoissée pendant six mois, pour rien", a-t-elle dit.
D'un autre côté, elle comprend "comme l'ensemble des Québécois que le gouvernement n'est pas un magicien et qu'il ne peut inventer des médecins".
Mme Vermette, qui a oeuvré pendant dix ans à la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, a bien hâte que le site Internet de SSI soit complété. Pour l'heure, le bouche à oreille a fait en sorte que déjà trois Québécois sont sur les rangs pour se rendre à Cuba.
Le ministre Couillard n'est sûrement pas de ceux-là. "Jamais je ne me ferais opérer par un chirurgien que je ne peux pas revoir par la suite", a-t-il déclaré.
Le ministre a fait valoir qu'il y avait eu de nettes améliorations depuis quelques mois quant à l'attente pour une chirurgie à la hanche, au genou et aux yeux, pour des cataractes, comme l'ont démontré les agences régionales de la santé.
"Il faut être extrêmement prudent. Les listes d'attente sont en baisse au Québec et les délais sont améliorés pour les chirurgies et c'est là que la solution se trouve", a dit le ministre Couillard
http://nouvelles.sympatico.msn.ca/Une+societe+quebecoise+facilite+lobtention+de+soins+de+sante+a+Cuba/Accueil/ContentPosting.aspx?isfa=1&newsitemid=10966017&feedname=CP-NATIONALES&show=False&number=0&showbyline=False&subtitle=&detect=&abc=abc
2007-01-16 18:58:00
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MONTREAL (PC) - Une société québécoise offre ses services d'intermédiaire aux Québécois désireux d'obtenir des soins de santé à Cuba, sans longs délais et à quatre heures de vol d'ici.
Comme on pouvait s'y attendre, cette annonce faite en conférence de presse à Québec mardi a suscité quelques commentaires du ministre de la Santé, Philippe Couillard.
Mis à part les interventions lourdes, comme les opérations au coeur, les soins disponibles vont du traitement des cataractes, au remplacement de la hanche jusqu'aux chirurgies esthétiques.
Selon la présidente fondatrice de Services Santé International (SSI), Lucie Vermette, les coûts prévisibles sont de 5000 $ à 6000 $ pour le remplacement d'une hanche et de 2000 $ pour les cataractes.
Les gens intéressés doivent transmettre leur dossier médical et le diagnostic obtenu (il peut n'être que verbal) à SSI qui refile l'information à Cubanacan Turismo y Salud.
Moins de quelque 72 heures plus tard, les médecins cubains indiquent les soins requis et les coûts s'y rattachant. Il revient alors au patient en cause d'acheter un billet d'avion et une assurance et de s'envoler vers Cuba.
Cubanacan est un groupe oeuvrant dans le tourisme cubain avec quelque 70 hôtels. Une de ses divisions est Turismo y Salud (Tourisme et Santé).
SSI demande 200 $ pour s'occuper d'un dossier. Par la suite, SSI se voit remettre par Cubanacan environ dix pour cent de la somme versée pour l'obtention des soins, a indiqué Mme Vermette au cours d'une interview téléphonique.
Cubanacan Turismo y Salud est spécialisée dans les services de santé depuis une quinzaine d'années et fournit ces services de santé aux ressortissants d'une trentaine de pays. "On n'a pas inventé la roue", a commenté la porte-parole de SSI.
"Les soins sont donnés par des médecins de grande compétence, et ce, dans des hôpitaux cinq étoiles", d'assurer Mme Vermette qui s'est rendue à plusieurs reprises à Cuba, a examiné la formation des médecins en question ainsi que leur profil de carrière. Outre l'espagnol, la plupart parlent anglais, certains le français, le russe et l'allemand, a-t-elle assuré.
"Au moment des examens, de la communication du diagnostic et des explications sur l'opération, une personne pourra faire la traduction, si nécessaire", a-t-elle ajouté.
Les tractations de SSI ont commencé il y a un an environ, auprès de l'Ambassade de Cuba, à Ottawa.
La motivation de Mme Vermette lui est venue d'un problème de santé qui l'a inquiétée pendant un bon six mois, le temps d'obtenir une consultation auprès d'un spécialiste. "J'ai déploré d'avoir été angoissée pendant six mois, pour rien", a-t-elle dit.
D'un autre côté, elle comprend "comme l'ensemble des Québécois que le gouvernement n'est pas un magicien et qu'il ne peut inventer des médecins".
Mme Vermette, qui a oeuvré pendant dix ans à la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, a bien hâte que le site Internet de SSI soit complété. Pour l'heure, le bouche à oreille a fait en sorte que déjà trois Québécois sont sur les rangs pour se rendre à Cuba.
Le ministre Couillard n'est sûrement pas de ceux-là. "Jamais je ne me ferais opérer par un chirurgien que je ne peux pas revoir par la suite", a-t-il déclaré.
Le ministre a fait valoir qu'il y avait eu de nettes améliorations depuis quelques mois quant à l'attente pour une chirurgie à la hanche, au genou et aux yeux, pour des cataractes, comme l'ont démontré les agences régionales de la santé.
"Il faut être extrêmement prudent. Les listes d'attente sont en baisse au Québec et les délais sont améliorés pour les chirurgies et c'est là que la solution se trouve", a dit le ministre Couillard
http://nouvelles.sympatico.msn.ca/Une+societe+quebecoise+facilite+lobtention+de+soins+de+sante+a+Cuba/Accueil/ContentPosting.aspx?isfa=1&newsitemid=10966017&feedname=CP-NATIONALES&show=False&number=0&showbyline=False&subtitle=&detect=&abc=abc
La santé selon la région
http://www.cyberpresse.ca/article/20070117/CPOPINIONS/70117149/5290/CPOPINIONS
La santé selon la région
Olivier Kaestlé
Trois-Rivières
Depuis le décès de son médecin il y a plus de quatre ans, une Trifluvienne de 90 ans s’est retrouvée sans docteur, comme plusieurs résidents de la Mauricie. N’étant inscrite à aucune clinique sans rendez-vous, elle est « condamnée » à se rendre à l’urgence du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières, de plus en plus le dernier recours des laissés pour compte. L’attente y dure fréquemment jusqu’à 12 heures et plus. Il y a six mois, épuisée, elle a renoncé à voir l’urgentologue, après avoir poiroté pendant dix heures. Une infirmière l’avait informée qu’elle devrait patienter encore de trois à quatre heures.
De leur côté, des parents à elle vivant en banlieue de Montréal se disent très satisfaits de l’accessibilité aux soins de santé dispensés au centre-ville métropolitain. Leur médecin est disponible dans un délai d’une semaine ou moins à des cliniques sans rendez-vous où l’attente ne dépasse pas une heure. La fille de notre nonagénaire traînait quant à elle une infection nécessitant une mammographie depuis des semaines. Sa cousine montréalaise lui a obtenu un rendez-vous en moins de cinq jours.
Ceux qui redoutent l’avènement d’une médecine à deux vitesses pourront voir dans ces exemples un motif supplémentaire d’inquiétude. Ils révèlent une tendance lourde qui ne se limite plus qu’à la problématique connue des régions éloignées. Des données du MSSS confirment que la Mauricie vit la plus forte pénurie de médecins per capita avec ses 80 omnipraticiens et 61 spécialistes par 100 000 habitants devant des moyennes provinciales à 94 omnipraticiens et 94 spécialistes. De son côté, la métropole québécoise se situe clairement au dessus des moyennes avec 100 omnipraticiens et 175 spécialistes par 100 000 habitants.
Comment admettre pareilles fluctuations quand notre gouvernement prétend vouloir préserver l’universalité des soins de santé ? Avant d’être menacée par le privé, leur accessibilité semble déjà compromise par d’importantes disparités régionales. Notre système de santé, qui représente la dépense la plus élevée de l’État québécois, continue à s’éroder bon an, mal an, qu’importe le parti au pouvoir. Les coupures draconiennes des transferts aux provinces, qui avaient placé le péquiste Jean Rochon devant des choix déchirants dès 1995, n’épargnent pas pour autant le fédéraliste Philippe Couillard.
Même l’OMC avait semoncé les libéraux fédéraux en 2005 pour avoir sans cesse sous-estimé leurs revenus. Les surplus étant consacrés intégralement à la dette, la santé pouvait attendre. Après avoir dénoncé énergiquement le déséquilibre fiscal, Stephen Harper prépare de son côté les provinces à ne pas souffler leurs prévisions budgétaires. Sensible aux questions de santé, le NPD ne voit pas pour autant augmenter les intentions de vote à son égard. Stéphane Dion a maintenu quant à lui du bout des lèvres son refus de reconnaître le déséquilibre fiscal. Malgré l’absence de candidats déterminants, il faudra se rappeler son attitude avant de voter pour un parti aussi indifférent à la santé de ses concitoyens qu’il était étranger à l’éthique en gestion des fonds publics.
La santé selon la région
Olivier Kaestlé
Trois-Rivières
Depuis le décès de son médecin il y a plus de quatre ans, une Trifluvienne de 90 ans s’est retrouvée sans docteur, comme plusieurs résidents de la Mauricie. N’étant inscrite à aucune clinique sans rendez-vous, elle est « condamnée » à se rendre à l’urgence du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières, de plus en plus le dernier recours des laissés pour compte. L’attente y dure fréquemment jusqu’à 12 heures et plus. Il y a six mois, épuisée, elle a renoncé à voir l’urgentologue, après avoir poiroté pendant dix heures. Une infirmière l’avait informée qu’elle devrait patienter encore de trois à quatre heures.
De leur côté, des parents à elle vivant en banlieue de Montréal se disent très satisfaits de l’accessibilité aux soins de santé dispensés au centre-ville métropolitain. Leur médecin est disponible dans un délai d’une semaine ou moins à des cliniques sans rendez-vous où l’attente ne dépasse pas une heure. La fille de notre nonagénaire traînait quant à elle une infection nécessitant une mammographie depuis des semaines. Sa cousine montréalaise lui a obtenu un rendez-vous en moins de cinq jours.
Ceux qui redoutent l’avènement d’une médecine à deux vitesses pourront voir dans ces exemples un motif supplémentaire d’inquiétude. Ils révèlent une tendance lourde qui ne se limite plus qu’à la problématique connue des régions éloignées. Des données du MSSS confirment que la Mauricie vit la plus forte pénurie de médecins per capita avec ses 80 omnipraticiens et 61 spécialistes par 100 000 habitants devant des moyennes provinciales à 94 omnipraticiens et 94 spécialistes. De son côté, la métropole québécoise se situe clairement au dessus des moyennes avec 100 omnipraticiens et 175 spécialistes par 100 000 habitants.
Comment admettre pareilles fluctuations quand notre gouvernement prétend vouloir préserver l’universalité des soins de santé ? Avant d’être menacée par le privé, leur accessibilité semble déjà compromise par d’importantes disparités régionales. Notre système de santé, qui représente la dépense la plus élevée de l’État québécois, continue à s’éroder bon an, mal an, qu’importe le parti au pouvoir. Les coupures draconiennes des transferts aux provinces, qui avaient placé le péquiste Jean Rochon devant des choix déchirants dès 1995, n’épargnent pas pour autant le fédéraliste Philippe Couillard.
Même l’OMC avait semoncé les libéraux fédéraux en 2005 pour avoir sans cesse sous-estimé leurs revenus. Les surplus étant consacrés intégralement à la dette, la santé pouvait attendre. Après avoir dénoncé énergiquement le déséquilibre fiscal, Stephen Harper prépare de son côté les provinces à ne pas souffler leurs prévisions budgétaires. Sensible aux questions de santé, le NPD ne voit pas pour autant augmenter les intentions de vote à son égard. Stéphane Dion a maintenu quant à lui du bout des lèvres son refus de reconnaître le déséquilibre fiscal. Malgré l’absence de candidats déterminants, il faudra se rappeler son attitude avant de voter pour un parti aussi indifférent à la santé de ses concitoyens qu’il était étranger à l’éthique en gestion des fonds publics.
Philippe Couillard fait son bilan
Philippe Couillard fait son bilan: "Philippe Couillard fait son bilan
Le député de Mont-Royal et ministre de la Santé, Philippe Couillard, a reçu les médias locaux dans son bureau de circonscription, vendredi dernier, histoire de faire un retour sur la dernière année, ainsi que sur le premier mandat du gouvernement libéral. (Photo: Geneviève Allard) Philippe Couillard fait son bilan
En présence des médias locaux, vendredi dernier, le député provincial de Mont-Royal, Philippe Couillard, a fait un retour sur les accomplissements du gouvernement québécois durant son premier mandat.
À l’aube du déclenchement officiel de la campagne électorale, M. Couillard a qualifié ce bilan d’«exercice annuel». Pour le ministre de la Santé et des Services sociaux, les actions à Mont-Royal ont été diverses.
Que ce soit le projet d’agrandissement de l’école Dunrae Gardens, l’éventuelle rénovation de la piscine Pierre-Laporte ou l’ébauche d’une maison de la culture, le représentant de Mont-Royal à Québec garde l’œil ouvert sur les initiatives de la municipalité.
Dans le cas des demandes de financement pour la piscine et la maison de la culture, M. Couillard attend toujours une décision du ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Jean-Marc Fournier , ainsi que de la ministre de la Culture et des Communications, Line Beauchamp, qui sont en charge des dossiers.
«Il faut voir si le projet se qualifie et si oui, quel est le pourcentage de financement disponible. Je suis là pour aider la population, mais il faudra toutefois que les résidants décident», dit-il en faisant référence à l’éventuelle construction d’une maison de la culture, sujet qui divise la population de Mont-Royal.
En ce qui concerne la gestion de l’agglomération, Philippe Couillard soutient être à l’écoute des revendications de Mont-Royal et des recommandations de la mairesse, Vera Danyluk. «La structure est complexe et il y a de l’insatisfaction dans ce dossier, reconnaît-il, mais je transmets toujours l’information à Nathalie Normandeau [ministre des Affaires municipales].»
M. Couillard mentionne qu’une structure du style de celle de l’agglomération est nécessaire, mais pourrait être plus souple. Le député libéral dit aussi s’être entretenu avec des représentants du secteur Glenmount, qui souhaiteraient voir leur quartier réintégrer Ville de Mont-Royal plutôt que de demeurer au sein de l’arrondissement Côte-des-Neiges—Notre-Dame-de-Grâce. «L’initiative doit venir de Mont-Royal», fait-il savoir.
Un regard global
Pour Phillippe Couillard, le bilan du gouvernement est positif, même si le travail n’est pas terminé. Parmi les grands accomplissements de l’équipe libérale, il souligne l’augmentation de la cote de crédit du Québec, de même que le règlement du dossier de l’équité salariale.
M. Couillard indique en outre que le taux de chômage est à son plus bas niveau en 30 ans, et que 50 000 personnes de moins sont bénéficiaires de l’aide sociale depuis le début du mandat des libéraux à l’Assemblée nationale.
«Notre priorité demeure toujours la santé, et en deuxième l’éducation», rappelle-t-il, avant de confirmer qu’il sera de nouveau candidat aux prochaines élections provinciales.
Le député de Mont-Royal et ministre de la Santé, Philippe Couillard, a reçu les médias locaux dans son bureau de circonscription, vendredi dernier, histoire de faire un retour sur la dernière année, ainsi que sur le premier mandat du gouvernement libéral. (Photo: Geneviève Allard) Philippe Couillard fait son bilan
En présence des médias locaux, vendredi dernier, le député provincial de Mont-Royal, Philippe Couillard, a fait un retour sur les accomplissements du gouvernement québécois durant son premier mandat.
À l’aube du déclenchement officiel de la campagne électorale, M. Couillard a qualifié ce bilan d’«exercice annuel». Pour le ministre de la Santé et des Services sociaux, les actions à Mont-Royal ont été diverses.
Que ce soit le projet d’agrandissement de l’école Dunrae Gardens, l’éventuelle rénovation de la piscine Pierre-Laporte ou l’ébauche d’une maison de la culture, le représentant de Mont-Royal à Québec garde l’œil ouvert sur les initiatives de la municipalité.
Dans le cas des demandes de financement pour la piscine et la maison de la culture, M. Couillard attend toujours une décision du ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Jean-Marc Fournier , ainsi que de la ministre de la Culture et des Communications, Line Beauchamp, qui sont en charge des dossiers.
«Il faut voir si le projet se qualifie et si oui, quel est le pourcentage de financement disponible. Je suis là pour aider la population, mais il faudra toutefois que les résidants décident», dit-il en faisant référence à l’éventuelle construction d’une maison de la culture, sujet qui divise la population de Mont-Royal.
En ce qui concerne la gestion de l’agglomération, Philippe Couillard soutient être à l’écoute des revendications de Mont-Royal et des recommandations de la mairesse, Vera Danyluk. «La structure est complexe et il y a de l’insatisfaction dans ce dossier, reconnaît-il, mais je transmets toujours l’information à Nathalie Normandeau [ministre des Affaires municipales].»
M. Couillard mentionne qu’une structure du style de celle de l’agglomération est nécessaire, mais pourrait être plus souple. Le député libéral dit aussi s’être entretenu avec des représentants du secteur Glenmount, qui souhaiteraient voir leur quartier réintégrer Ville de Mont-Royal plutôt que de demeurer au sein de l’arrondissement Côte-des-Neiges—Notre-Dame-de-Grâce. «L’initiative doit venir de Mont-Royal», fait-il savoir.
Un regard global
Pour Phillippe Couillard, le bilan du gouvernement est positif, même si le travail n’est pas terminé. Parmi les grands accomplissements de l’équipe libérale, il souligne l’augmentation de la cote de crédit du Québec, de même que le règlement du dossier de l’équité salariale.
M. Couillard indique en outre que le taux de chômage est à son plus bas niveau en 30 ans, et que 50 000 personnes de moins sont bénéficiaires de l’aide sociale depuis le début du mandat des libéraux à l’Assemblée nationale.
«Notre priorité demeure toujours la santé, et en deuxième l’éducation», rappelle-t-il, avant de confirmer qu’il sera de nouveau candidat aux prochaines élections provinciales.
17 janvier 2007
Québec prescrit le dégel des prix des médicaments
http://www.cyberpresse.ca/article/20070117/CPACTUALITES/70116254/0
PAS DE GRATUITÉ POUR LES ASSISTÉS SOCIAUX
Denis Lessard
La Presse
Québec
Après des années de représentations auprès du gouvernement du Québec, les pharmaceutiques vont pouvoir crier victoire. Gelés depuis 1994, les prix des médicaments reconnus par le régime public d’assurance pourront augmenter à compter du mois d’avril.
Québec annoncera d’ici un mois un accord de trois ans avec les pharmaceutiques. Les médicaments inscrits sur la liste de la Régie d’assurance maladie du Québec pourront ainsi être majorés au niveau de l’inflation, une hausse qui sera couverte par le régime d’assurance publique qui couvre 3,2 millions de Québécois.
Rien n’empêchera toutefois le manufacturier de monter ses prix au-delà de l’inflation, ce sera alors au consommateur –même s’il est assuré par le régime gouvernemental– de régler la note.
Selon les informations obtenues par La Presse auprès de l’industrie et de l’administration publique, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, va annoncer en février sa nouvelle «politique du médicament» après une consultation marathon qui s’est étendue sur plusieurs mois en 2006.
Mais la politique s’est aussi préparée dans les officines du ministère du Développement économique. Québec a développé «un partenariat avec l’industrie pharmaceutique» affirme-t-on en haut lieu. Le gouvernement a accepté l’argumentaire de l’industrie et, bien qu’il soit impossible à chiffrer précisément, Québec inclut même l’impact fiscal des recettes majorées des compagnies comme retombées positives de sa politique.
Cette politique n’a pas encore pris le chemin des comités ministériels, le passage obligé avant une présentation au Conseil des ministres. Cela compliquera le travail des limiers mandatés cette semaine par les conseillers de Jean Charest pour tenter d’identifier la source de nombreuses fuites récentes à La Presse.
Seul filet de sécurité pour les 3,2 millions d’assurés au régime public d’assurance, le gouvernement se réserve le droit de révoquer l’entente avant son échéance de trois ans, si le comportement des compagnies fait dérailler les prix. Mais même au sein des pharmaceutiques, on convient sous le couvert de l’anonymat qu’après 12 ans de disette, «l’appétit sera fort» dans l’industrie. D’autant plus que les filiales canadiennes de multinationales sont constamment pressées par leurs maisons mères pour hausser leurs prix… et vite.
Les médicaments coûtent 40% de plus aux États-Unis, et des sociétés publiques américaines songent désormais à s’approvisionner au Canada. Le Québec a toujours eu comme politique de payer le prix le plus bas – il n’inscrit pas sur la liste un médicament s’il est vendu moins cher ailleurs au Canada, une stratégie qui tend à maintenir à la baisse les prix partout au pays.
Mécanique
Pour 2007, par exemple, le taux d’inflation prévu est de 2,07%. Québec augmentera d’autant sa couverture mais si le prix d’un médicament montait plus vite, l’assuré devra couvrir la différence.
Actuellement, un assuré du régime public d’assurance ne peut payer plus que 950 $ par année pour ses médicaments. Par exemple, si sa facture de pharmacie est de 100 $ par mois –1200 $ par année–, le gouvernement assume 250 $. Québec couvrira les hausses jusqu’à l’inflation, 2% par exemple, mais si le médicament prescrit augmentait de 10%, l’assuré se retrouverait avec une facture de près de 100 $ de plus par année.
Avec la nouvelle stratégie, le plafond de contribution deviendra bien théorique car l’assuré devra payer les hausses qui dépassent l’inflation.
Jusqu’ici des hausses exceptionnelles avaient été acceptées par Québec, mais le gouvernement conservait le droit d’expulser de la liste des médicaments reconnus, les produits haussés, sans avoir eu le feu vert du Conseil du médicament et du gouvernement.
Un fonds financé par l’industrie
Soucieux de réduire l’impact de sa décision sur les finances publiques, Québec a obtenu que l’association des pharmaceutique crée un fonds d’entre 30 et 50 millions de dollars sur trois ans, pour permettre au gouvernement d’éponger «en grande partie» les hausses de primes du régime public d’assurance. On est perplexe devant ces promesses de l’industrie ; quand François Legault était ministre de la Santé, elles s’étaient engagées à produire 100 millions d’économies en disciplinant la consommation, ce qui ne s’est jamais réalisé.
Avant de pouvoir en augmenter le prix, un médicament devra avoir été inscrit depuis un certain temps sur la liste approuvée par Québec. Au début des discussions, le ministre Couillard voulait réserver ce privilège aux remèdes inscrits depuis cinq ans et plus. Une version de la politique prévoyait trois ans, un délai qui aurait encore diminué dans une version plus récente.
En dépit du gel des prix, la facture globale de médicaments payée par Québec a constamment augmenté – jusqu’à 15 % par année, à cause des nouvelles molécules et du vieillissement de la population. Le régime d’assurance publique payait 1,1 milliard pour des pilules en 1997, lors de sa création. La facture était passée à 2,6 milliards en 2004.
Triomphe modeste S.V.P.
Dans l’industrie, on indique que le gouvernement a déjà passé son message. Les multinationales doivent se garder de crier victoire publiquement. C’est que politiquement, le virage risque d’être difficile à emprunter pour le gouvernement.
Car tout en donnant le feu vert aux hausses, le ministre Couillard devra annoncer une mauvaise nouvelle pour les bénéficiaires de l’aide sociale. Contrairement aux engagements pris par le PLQ, Québec n’assurera pas la gratuité des médicaments pour toutes les personnes recevant l’aide sociale – celles qui ont des contraintes lourdes à l’emploi en bénéficient déjà. La gratuité pour tous les bénéficiaires représentait une facture de 16 millions, mais les études sont nombreuses pour sonner l’alarme quant aux risques de surconsommation de médicaments pour ces clientèles vulnérables, explique-t-on.
Québec voulait donner de l’oxygène aux pharmaceutiques québécoises qui, depuis des années, font l’objet de pressions intenses de la part des sièges sociaux, souvent américains. La pression à la baisse que le gel québécois infligeait aux prix avait des conséquences dans les autres provinces canadiennes. C’était même une des sources du clivage important entre les prix des médicaments au Canada et aux États-Unis – on parle de 40 % environ.
PAS DE GRATUITÉ POUR LES ASSISTÉS SOCIAUX
Denis Lessard
La Presse
Québec
Après des années de représentations auprès du gouvernement du Québec, les pharmaceutiques vont pouvoir crier victoire. Gelés depuis 1994, les prix des médicaments reconnus par le régime public d’assurance pourront augmenter à compter du mois d’avril.
Québec annoncera d’ici un mois un accord de trois ans avec les pharmaceutiques. Les médicaments inscrits sur la liste de la Régie d’assurance maladie du Québec pourront ainsi être majorés au niveau de l’inflation, une hausse qui sera couverte par le régime d’assurance publique qui couvre 3,2 millions de Québécois.
Rien n’empêchera toutefois le manufacturier de monter ses prix au-delà de l’inflation, ce sera alors au consommateur –même s’il est assuré par le régime gouvernemental– de régler la note.
Selon les informations obtenues par La Presse auprès de l’industrie et de l’administration publique, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, va annoncer en février sa nouvelle «politique du médicament» après une consultation marathon qui s’est étendue sur plusieurs mois en 2006.
Mais la politique s’est aussi préparée dans les officines du ministère du Développement économique. Québec a développé «un partenariat avec l’industrie pharmaceutique» affirme-t-on en haut lieu. Le gouvernement a accepté l’argumentaire de l’industrie et, bien qu’il soit impossible à chiffrer précisément, Québec inclut même l’impact fiscal des recettes majorées des compagnies comme retombées positives de sa politique.
Cette politique n’a pas encore pris le chemin des comités ministériels, le passage obligé avant une présentation au Conseil des ministres. Cela compliquera le travail des limiers mandatés cette semaine par les conseillers de Jean Charest pour tenter d’identifier la source de nombreuses fuites récentes à La Presse.
Seul filet de sécurité pour les 3,2 millions d’assurés au régime public d’assurance, le gouvernement se réserve le droit de révoquer l’entente avant son échéance de trois ans, si le comportement des compagnies fait dérailler les prix. Mais même au sein des pharmaceutiques, on convient sous le couvert de l’anonymat qu’après 12 ans de disette, «l’appétit sera fort» dans l’industrie. D’autant plus que les filiales canadiennes de multinationales sont constamment pressées par leurs maisons mères pour hausser leurs prix… et vite.
Les médicaments coûtent 40% de plus aux États-Unis, et des sociétés publiques américaines songent désormais à s’approvisionner au Canada. Le Québec a toujours eu comme politique de payer le prix le plus bas – il n’inscrit pas sur la liste un médicament s’il est vendu moins cher ailleurs au Canada, une stratégie qui tend à maintenir à la baisse les prix partout au pays.
Mécanique
Pour 2007, par exemple, le taux d’inflation prévu est de 2,07%. Québec augmentera d’autant sa couverture mais si le prix d’un médicament montait plus vite, l’assuré devra couvrir la différence.
Actuellement, un assuré du régime public d’assurance ne peut payer plus que 950 $ par année pour ses médicaments. Par exemple, si sa facture de pharmacie est de 100 $ par mois –1200 $ par année–, le gouvernement assume 250 $. Québec couvrira les hausses jusqu’à l’inflation, 2% par exemple, mais si le médicament prescrit augmentait de 10%, l’assuré se retrouverait avec une facture de près de 100 $ de plus par année.
Avec la nouvelle stratégie, le plafond de contribution deviendra bien théorique car l’assuré devra payer les hausses qui dépassent l’inflation.
Jusqu’ici des hausses exceptionnelles avaient été acceptées par Québec, mais le gouvernement conservait le droit d’expulser de la liste des médicaments reconnus, les produits haussés, sans avoir eu le feu vert du Conseil du médicament et du gouvernement.
Un fonds financé par l’industrie
Soucieux de réduire l’impact de sa décision sur les finances publiques, Québec a obtenu que l’association des pharmaceutique crée un fonds d’entre 30 et 50 millions de dollars sur trois ans, pour permettre au gouvernement d’éponger «en grande partie» les hausses de primes du régime public d’assurance. On est perplexe devant ces promesses de l’industrie ; quand François Legault était ministre de la Santé, elles s’étaient engagées à produire 100 millions d’économies en disciplinant la consommation, ce qui ne s’est jamais réalisé.
Avant de pouvoir en augmenter le prix, un médicament devra avoir été inscrit depuis un certain temps sur la liste approuvée par Québec. Au début des discussions, le ministre Couillard voulait réserver ce privilège aux remèdes inscrits depuis cinq ans et plus. Une version de la politique prévoyait trois ans, un délai qui aurait encore diminué dans une version plus récente.
En dépit du gel des prix, la facture globale de médicaments payée par Québec a constamment augmenté – jusqu’à 15 % par année, à cause des nouvelles molécules et du vieillissement de la population. Le régime d’assurance publique payait 1,1 milliard pour des pilules en 1997, lors de sa création. La facture était passée à 2,6 milliards en 2004.
Triomphe modeste S.V.P.
Dans l’industrie, on indique que le gouvernement a déjà passé son message. Les multinationales doivent se garder de crier victoire publiquement. C’est que politiquement, le virage risque d’être difficile à emprunter pour le gouvernement.
Car tout en donnant le feu vert aux hausses, le ministre Couillard devra annoncer une mauvaise nouvelle pour les bénéficiaires de l’aide sociale. Contrairement aux engagements pris par le PLQ, Québec n’assurera pas la gratuité des médicaments pour toutes les personnes recevant l’aide sociale – celles qui ont des contraintes lourdes à l’emploi en bénéficient déjà. La gratuité pour tous les bénéficiaires représentait une facture de 16 millions, mais les études sont nombreuses pour sonner l’alarme quant aux risques de surconsommation de médicaments pour ces clientèles vulnérables, explique-t-on.
Québec voulait donner de l’oxygène aux pharmaceutiques québécoises qui, depuis des années, font l’objet de pressions intenses de la part des sièges sociaux, souvent américains. La pression à la baisse que le gel québécois infligeait aux prix avait des conséquences dans les autres provinces canadiennes. C’était même une des sources du clivage important entre les prix des médicaments au Canada et aux États-Unis – on parle de 40 % environ.
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15 janvier 2007
les listes d'attente chiffrées
La liste d'attente en santé baisse de 13 %
Par Jean-Marc Tremblay
L'annonce d'un investissement supplémentaire de 3,9M $ pour réduire les listes d'attente en chirurgie faite par le ministre de la Santé Philippe Couillard en octobre dernier, rapporte déjà ses dividendes.
En effet, le nombre de patients en attente d'une chirurgie (d'un jour et avec hospitalisation) dans les cinq hôpitaux de la région a diminué de 13 %. Cela représente 554 cas en moins lors des trois derniers mois de 2006, passant de 4432 à 3878. Pourtant, le total de personnes en attente entre janvier et octobre avait connu une légère hausse de 177, soit 4255 à 4432.
L'annonce du ministre Philippe Couillard en octobre rapporte déjà des résultats avec une diminution de 13 % des listes d'attente.
Le nombre de chirurgies d'un jour, qui avait augmenté de 22 entre janvier et octobre, a subi une baisse de 10 % entre octobre et décembre, passant de 3073 à 2642. Du côté des chirurgies avec hospitalisation, l'amélioration a été de 14 % (-131) avec 1229 en décembre comparativement à 1360 en octobre. Il y avait eu une hausse de 156 cas lors des dix mois précédents avec 1204 personnes en attente en janvier 2006.
C'est à l'Hôpital de Chicoutimi que l'on note la plus grosse amélioration sur les listes d'attente avec une diminution totale de 441 cas (-20 %), avec 1868 patients en décembre, comparativement à 2309 en octobre, et 2187 en janvier 2006. À Jonquière, il ne reste que 69 personnes en attente d'une chirurgie d'un jour (comparativement à 127 en octobre et 176 en janvier), et 32 en chirurgie avec hospitalisation (+2 par rapport au mois d'octobre et - 21 comparativement à janvier).
Spécialités
Du côté des spécialités, les chirurgies générales ont été les plus actives avec une baisse de 102 noms sur les listes d'attente en trois mois pour un total de 600. Suivent dans l'ordre l'urologie (-78), l'otorhinologie (-67), l'orthopédie (-61), l'ophtalmologie (-57), et la gynécologie (-52).
Finalement, toutes ces performances ont également permis de diminuer le nombre de cas en attente en dehors du délai raisonnable de six mois. En effet, en décembre dernier, on y retrouvait 850 cas (dont 578 à Chicoutimi), 99 de moins qu'en octobre, et 315 de moins qu'en janvier.
http://www.hebdosquebecor.com/rej/01142007/rej_01142007_A13.shtml
Par Jean-Marc Tremblay
L'annonce d'un investissement supplémentaire de 3,9M $ pour réduire les listes d'attente en chirurgie faite par le ministre de la Santé Philippe Couillard en octobre dernier, rapporte déjà ses dividendes.
En effet, le nombre de patients en attente d'une chirurgie (d'un jour et avec hospitalisation) dans les cinq hôpitaux de la région a diminué de 13 %. Cela représente 554 cas en moins lors des trois derniers mois de 2006, passant de 4432 à 3878. Pourtant, le total de personnes en attente entre janvier et octobre avait connu une légère hausse de 177, soit 4255 à 4432.
L'annonce du ministre Philippe Couillard en octobre rapporte déjà des résultats avec une diminution de 13 % des listes d'attente.
Le nombre de chirurgies d'un jour, qui avait augmenté de 22 entre janvier et octobre, a subi une baisse de 10 % entre octobre et décembre, passant de 3073 à 2642. Du côté des chirurgies avec hospitalisation, l'amélioration a été de 14 % (-131) avec 1229 en décembre comparativement à 1360 en octobre. Il y avait eu une hausse de 156 cas lors des dix mois précédents avec 1204 personnes en attente en janvier 2006.
C'est à l'Hôpital de Chicoutimi que l'on note la plus grosse amélioration sur les listes d'attente avec une diminution totale de 441 cas (-20 %), avec 1868 patients en décembre, comparativement à 2309 en octobre, et 2187 en janvier 2006. À Jonquière, il ne reste que 69 personnes en attente d'une chirurgie d'un jour (comparativement à 127 en octobre et 176 en janvier), et 32 en chirurgie avec hospitalisation (+2 par rapport au mois d'octobre et - 21 comparativement à janvier).
Spécialités
Du côté des spécialités, les chirurgies générales ont été les plus actives avec une baisse de 102 noms sur les listes d'attente en trois mois pour un total de 600. Suivent dans l'ordre l'urologie (-78), l'otorhinologie (-67), l'orthopédie (-61), l'ophtalmologie (-57), et la gynécologie (-52).
Finalement, toutes ces performances ont également permis de diminuer le nombre de cas en attente en dehors du délai raisonnable de six mois. En effet, en décembre dernier, on y retrouvait 850 cas (dont 578 à Chicoutimi), 99 de moins qu'en octobre, et 315 de moins qu'en janvier.
http://www.hebdosquebecor.com/rej/01142007/rej_01142007_A13.shtml
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12 janvier 2007
Couillard pas très chaud au projet pilote de Harper
Le jeudi 11 janvier 2007
Philippe Couillard, ministre de la Santé.
Couillard prudent à l'annonce d'un projet-pilote d'Ottawa en chirurgie
Presse Canadienne
Montréal
Le ministre québécois de la Santé, Philippe Couillard, réagit avec prudence au projet-pilote fédéral visant à réduire les listes d'attente en chirurgie pédiatrique au Canada.
Le ministre soutient que toute annonce positive pour le système de santé est toujours bien accueillie, notamment s'il s'agit en bout de ligne d'un investissement supplémentaire pour améliorer l'accès à la chirurgie.
Toutefois, en entrevue téléphonique à NTR, il a pris soin de rappeler à ses collègues fédéraux que le Québec demeure entièrement libre d'établir ses propres choix et priorités en matière de santé. Il n'est donc pas question pour le Québec, selon le ministre Couillard, d'adhérer à des normes ou des programmes pan-canadiens.
Le projet-pilote annoncé jeudi à Toronto par le premier ministre Stephen Harper est d'une durée de 15 mois. Il doit établir une base de données pan-canadienne sur les attentes en chirurgie auxquelles sont soumis les enfants, dans le but d'élaborer ultérieurement une liste de garanties d'attente raisonnable en pédiatrie.
Les provinces gèrent déjà des programmes de réduction d'attente chirurgicale dans cinq secteurs d'intervention, dont les chirurgies cardiaques et de la hanche, et l'enlèvement des cataractes.
Certains semblent critiquer l'initiative d'Ottawa en raison d'une ampleur trop faible et d'un impact qui risque d'être limité sur les listes d'attente.
Ainsi, la ministre ontarienne des Affaires intergouvernementales, Marie Bountrogianni, n'y voit qu'une insignifiante contribution à la santé des quelque trois millions d'enfants de sa province.
http://www.cyberpresse.ca/article/20070111/CPACTUALITES/70111131/5025/CPDMINUTE
A mon avis il serait très mal vu de ne pas adhérer a un programme pan-Canadiens de réductions d'attente des chirurgies pour les enfants!
On a beau avoir un programme de réduction des listes d'attente pour les opérations des genoux ou de la hanches qui favorisent un traitement plus rapide pour les gens qui ont souvent un probleme d'obésité(voir le texte sur les opérations des genoux et des hanches),ou encore des cataractes qui profite plus aux ainés.Qu'est-ce que l'on a pour améliorer l'attente de 3200 enfants en réadaptation? Qu'est-ce qu'on a pour réduire l'attente en soins de santé dentaire qui sont hors des délais acceptables?
Vous devriez vous inspirer des normes Canadiennes de la santé qui sont souvent plus sévères qu'au Québec.... après tout nous sommes aussi Canadien!
On doit juger le gouvernement présent sur le rendement de son mandat, avec ses promesses d'éliminer l'attente!.... et bien on attend encore un changement significatif pour les patients, et non pas une nouvelle façon de calculer nos temps d'attentes acceptables, ou de se servir de nouveaux termes comme salle de debordement pour déplacer les chiffres dans une autre colonnes!
Vous voulez etre jugé sur votre dernier mandat et bien moi je dis ÉCHEC TOTAL .... et ne compter pas sur moi pour vous offrir un deuxieme mandat qui vous donnerait droit a votre pension!
Philippe Couillard, ministre de la Santé.
Couillard prudent à l'annonce d'un projet-pilote d'Ottawa en chirurgie
Presse Canadienne
Montréal
Le ministre québécois de la Santé, Philippe Couillard, réagit avec prudence au projet-pilote fédéral visant à réduire les listes d'attente en chirurgie pédiatrique au Canada.
Le ministre soutient que toute annonce positive pour le système de santé est toujours bien accueillie, notamment s'il s'agit en bout de ligne d'un investissement supplémentaire pour améliorer l'accès à la chirurgie.
Toutefois, en entrevue téléphonique à NTR, il a pris soin de rappeler à ses collègues fédéraux que le Québec demeure entièrement libre d'établir ses propres choix et priorités en matière de santé. Il n'est donc pas question pour le Québec, selon le ministre Couillard, d'adhérer à des normes ou des programmes pan-canadiens.
Le projet-pilote annoncé jeudi à Toronto par le premier ministre Stephen Harper est d'une durée de 15 mois. Il doit établir une base de données pan-canadienne sur les attentes en chirurgie auxquelles sont soumis les enfants, dans le but d'élaborer ultérieurement une liste de garanties d'attente raisonnable en pédiatrie.
Les provinces gèrent déjà des programmes de réduction d'attente chirurgicale dans cinq secteurs d'intervention, dont les chirurgies cardiaques et de la hanche, et l'enlèvement des cataractes.
Certains semblent critiquer l'initiative d'Ottawa en raison d'une ampleur trop faible et d'un impact qui risque d'être limité sur les listes d'attente.
Ainsi, la ministre ontarienne des Affaires intergouvernementales, Marie Bountrogianni, n'y voit qu'une insignifiante contribution à la santé des quelque trois millions d'enfants de sa province.
http://www.cyberpresse.ca/article/20070111/CPACTUALITES/70111131/5025/CPDMINUTE
A mon avis il serait très mal vu de ne pas adhérer a un programme pan-Canadiens de réductions d'attente des chirurgies pour les enfants!
On a beau avoir un programme de réduction des listes d'attente pour les opérations des genoux ou de la hanches qui favorisent un traitement plus rapide pour les gens qui ont souvent un probleme d'obésité(voir le texte sur les opérations des genoux et des hanches),ou encore des cataractes qui profite plus aux ainés.Qu'est-ce que l'on a pour améliorer l'attente de 3200 enfants en réadaptation? Qu'est-ce qu'on a pour réduire l'attente en soins de santé dentaire qui sont hors des délais acceptables?
Vous devriez vous inspirer des normes Canadiennes de la santé qui sont souvent plus sévères qu'au Québec.... après tout nous sommes aussi Canadien!
On doit juger le gouvernement présent sur le rendement de son mandat, avec ses promesses d'éliminer l'attente!.... et bien on attend encore un changement significatif pour les patients, et non pas une nouvelle façon de calculer nos temps d'attentes acceptables, ou de se servir de nouveaux termes comme salle de debordement pour déplacer les chiffres dans une autre colonnes!
Vous voulez etre jugé sur votre dernier mandat et bien moi je dis ÉCHEC TOTAL .... et ne compter pas sur moi pour vous offrir un deuxieme mandat qui vous donnerait droit a votre pension!
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11 janvier 2007
comment porter plainte à un ordre professionnel?
Lorsque vous croyez qu’un professionnel a fait preuve d’incompétence ou de négligence à votre égard, a enfreint une loi ou un règlement professionnels ou vous a causé des dommages, vous avez des recours auprès de son ordre professionnel ou des tribunaux civils. Selon le cas, vous pouvez bénéficier d’un recours auprès de chacune de ces deux instances. Lorsque vous vous adressez à l’ordre professionnel, le syndic de l’ordre fait enquête sur la conduite du professionnel et le Comité de discipline dispose de la plainte si celle-ci est confirmée par le syndic.
Selon le cas, vous bénéficiez d’un recours auprès du syndic de l’ordre professionnel visé ou des tribunaux. Parfois, les faits ou les manquements du professionnel peuvent justifier que vous vous adressiez en même temps au syndic de l’ordre pour ce qui concerne la conduite du professionnel et aux tribunaux pour lui réclamer des dommages et intérêts.
Vous pouvez donc signaler, habituellement par écrit, au syndic d’un ordre professionnel toute conduite que vous estimez contraire aux règles déontologiques ou aux autres devoirs et obligations imposés par la législation professionnelle. Lorsqu’il reçoit une telle plainte, le syndic est obligé de faire enquête. Il communique en général avec le professionnel pour lui demander sa version de la situation, et il étudie le dossier.
Lorsque le syndic décide de porter plainte au Comité de discipline, il achemine une requête écrite en ce sens exposant la nature et les circonstances de l’infraction reprochée au professionnel. Le professionnel a ensuite le droit de contester par écrit les fautes que vous lui reprochez et d’être représenté par un avocat devant le Comité de discipline.
Après avoir entendu toute la preuve, le Comité de discipline rend sa décision et établit si le professionnel a commis ou non une infraction à ses obligations imposées par les lois professionnelles.
Lorsque le professionnel est déclaré coupable, une autre audience a lieu pour déterminer la sanction devant lui être imposée. Après avoir entendu le syndic et le professionnel, le Comité de discipline peut imposer les sanctions suivantes :
une réprimande;
une radiation temporaire ou permanente du tableau de l’ordre;
une amende variant entre 600 $ et 6 000 $ pour chaque infraction;
l’obligation de vous remettre une somme d’argent que le professionnel détenait pour vous;
une révocation de son permis;
une révocation de permis de spécialiste;
une limitation ou une suspension du droit d’exercer des activités professionnelles.
Il se peut que la faute que vous reprochez à un professionnel vous ait occasionné des frais ou causé des dommages. Dans ce cas, vous pouvez lui réclamer une indemnité financière. En premier lieu, vous devez vous adresser au professionnel en cause, en le faisant vous-même ou par l’entremise d’un avocat. Il s’agit à cette étape de réclamer directement au professionnel, par voie de mise en demeure, les dommages et intérêts auxquels vous croyez avoir droit.
Si cette démarche n’aboutit pas, vous devez alors avoir recours aux tribunaux et faire la même réclamation. Si la somme que vous demandez au professionnel ne dépasse pas les 7 000 $, vous pouvez vous adresser vous-même à la Division des petites créances de la Cour du Québec . Au-delà de cette somme, votre demande devra être introduite en Cour du Québec (division civile) pour une réclamation de moins de 70 000 $ et en Cour supérieure pour une réclamation de 70 000 $ et plus. Il est fortement recommandé d’être représenté par avocat devant ces deux cours.
http://www.educaloi.qc.ca/loi/nos_autres_capsules/103/
Selon le cas, vous bénéficiez d’un recours auprès du syndic de l’ordre professionnel visé ou des tribunaux. Parfois, les faits ou les manquements du professionnel peuvent justifier que vous vous adressiez en même temps au syndic de l’ordre pour ce qui concerne la conduite du professionnel et aux tribunaux pour lui réclamer des dommages et intérêts.
Vous pouvez donc signaler, habituellement par écrit, au syndic d’un ordre professionnel toute conduite que vous estimez contraire aux règles déontologiques ou aux autres devoirs et obligations imposés par la législation professionnelle. Lorsqu’il reçoit une telle plainte, le syndic est obligé de faire enquête. Il communique en général avec le professionnel pour lui demander sa version de la situation, et il étudie le dossier.
Lorsque le syndic décide de porter plainte au Comité de discipline, il achemine une requête écrite en ce sens exposant la nature et les circonstances de l’infraction reprochée au professionnel. Le professionnel a ensuite le droit de contester par écrit les fautes que vous lui reprochez et d’être représenté par un avocat devant le Comité de discipline.
Après avoir entendu toute la preuve, le Comité de discipline rend sa décision et établit si le professionnel a commis ou non une infraction à ses obligations imposées par les lois professionnelles.
Lorsque le professionnel est déclaré coupable, une autre audience a lieu pour déterminer la sanction devant lui être imposée. Après avoir entendu le syndic et le professionnel, le Comité de discipline peut imposer les sanctions suivantes :
une réprimande;
une radiation temporaire ou permanente du tableau de l’ordre;
une amende variant entre 600 $ et 6 000 $ pour chaque infraction;
l’obligation de vous remettre une somme d’argent que le professionnel détenait pour vous;
une révocation de son permis;
une révocation de permis de spécialiste;
une limitation ou une suspension du droit d’exercer des activités professionnelles.
Il se peut que la faute que vous reprochez à un professionnel vous ait occasionné des frais ou causé des dommages. Dans ce cas, vous pouvez lui réclamer une indemnité financière. En premier lieu, vous devez vous adresser au professionnel en cause, en le faisant vous-même ou par l’entremise d’un avocat. Il s’agit à cette étape de réclamer directement au professionnel, par voie de mise en demeure, les dommages et intérêts auxquels vous croyez avoir droit.
Si cette démarche n’aboutit pas, vous devez alors avoir recours aux tribunaux et faire la même réclamation. Si la somme que vous demandez au professionnel ne dépasse pas les 7 000 $, vous pouvez vous adresser vous-même à la Division des petites créances de la Cour du Québec . Au-delà de cette somme, votre demande devra être introduite en Cour du Québec (division civile) pour une réclamation de moins de 70 000 $ et en Cour supérieure pour une réclamation de 70 000 $ et plus. Il est fortement recommandé d’être représenté par avocat devant ces deux cours.
http://www.educaloi.qc.ca/loi/nos_autres_capsules/103/
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un projet visant a réduire les listes d'attente pour les enfants.
Le jeudi 11 janvier 2007
Harper lance un projet sur l'attente des enfants pour des chirurgies
Presse Canadienne
Toronto
Le gouvernement du Canada établit un projet pilote visant à réduire les listes d'attente pour les chirurgies pédiatriques au Canada.
Le premier ministre Stephen Harper précise que le projet d'une durée de 15 mois établira une base de données pancanadienne sur les attentes en chirurgie auxquelles sont soumis les enfants, dans le but d'établir ultérieurement une liste de garanties d'attente raisonnable en pédiatrie.
Le projet risque toutefois de heurter les susceptibilités des provinces qui, déjà, gèrent des programmes de réduction d'attente chirurgicale dans cinq secteurs d'intervention, dont les chirurgies cardiaques et de la hanche, et l'enlèvement des cataractes.
La ministre ontarienne des Affaires intergouvernementales, Marie Bountrogianni, estime que ce projet pilote n'est qu'une insignifiante contribution à la santé des quelque trois millions d'enfants de sa province. L'initiative subit aussi d'autres critiques, à propos de sa trop faible ampleur dont l'impact sur les listes d'attente risque d'être limité.
http://www.cyberpresse.ca/article/20070111/CPACTUALITES/70111087/1019/CPACTUALITES#haut
Harper lance un projet sur l'attente des enfants pour des chirurgies
Presse Canadienne
Toronto
Le gouvernement du Canada établit un projet pilote visant à réduire les listes d'attente pour les chirurgies pédiatriques au Canada.
Le premier ministre Stephen Harper précise que le projet d'une durée de 15 mois établira une base de données pancanadienne sur les attentes en chirurgie auxquelles sont soumis les enfants, dans le but d'établir ultérieurement une liste de garanties d'attente raisonnable en pédiatrie.
Le projet risque toutefois de heurter les susceptibilités des provinces qui, déjà, gèrent des programmes de réduction d'attente chirurgicale dans cinq secteurs d'intervention, dont les chirurgies cardiaques et de la hanche, et l'enlèvement des cataractes.
La ministre ontarienne des Affaires intergouvernementales, Marie Bountrogianni, estime que ce projet pilote n'est qu'une insignifiante contribution à la santé des quelque trois millions d'enfants de sa province. L'initiative subit aussi d'autres critiques, à propos de sa trop faible ampleur dont l'impact sur les listes d'attente risque d'être limité.
http://www.cyberpresse.ca/article/20070111/CPACTUALITES/70111087/1019/CPACTUALITES#haut
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8 janvier 2007
lettre d'un medecin a Charest
http://www.cyberpresse.ca/article/20061220/CPSOLEIL/61220113/5287/CPOPINIONS
Vais-je aller en prison?
Rosaire Vaillancourt, md frcsc
Chirurgien thoraciqueHôpital Laval, Québec
(À Jean Charest)D’entrée de jeu, je vous demanderai de ne pas pelleter ma lettre dans la cour de Monsieur Couillard. C’est vraiment à vous que je m’adresse. De plus, je vous rassure et vous confirme que cette lettre, une initiative personnelle n’est pas téléguidée par la FMSQ, bien que je supporte la légitime défense dont ils font preuve depuis votre loi de cet été. Je sais qu’il y a de lourdes pénalités prévues pour toute action concertée de la part des spécialistes qui diminuerait l’offre de service aux patients. Avez-vous prévu l’action concertée pour nous forcer à ralentir?En effet, alors que depuis cinq ans et demi que je pratique à l’Hôpital Laval, en chirurgie thoracique, j’opérais 165 à 170 patients par année, en date du 22 décembre prochain, dernière journée opératoire en 2006 pour moi, j’aurai opéré 30 patients de moins qu’en 2005, soit 140. Vais-je aller en prison?
Un cercle vicieux
À ma défense, je vous dirai que la règle d’or qu’on nous force à respecter le plus possible à la salle d’opération, ce n’est pas d’opérer le plus de patients possibles ou selon les besoins cliniques, mais bien de finir d’opérer avant 16h! Ce n’est pas de la mauvaise volonté ni administrative ni des infirmières ni des anesthésiologistes. Le sous-financement chronique fait qu’il manque de personnel et le manque de personnel force le temps supplémentaire qui engendre encore plus de manque de personnel par épuisement ou écoeurement, bref le cercle vicieux en spirale descendante. À un patient par jour, et à un ou deux jours par semaine, vous comprenez que la liste d’attente ne baisse pas vite. Il est vrai que j’opère 60% de mes patients en vidéo et que cela coûte plus cher. Dommage que le bloc opératoire ne reçoive pas une ristourne sur les durées de séjour post-opératoires raccourcies. Dommage que les employeurs des gens qui retournent ainsi plus vite au travail ne nous donnent pas une ristourne non plus. Çà ce serait un vrai PPP à l’avantage de la société.
Le recrutement, pas facile...
Le malheur dans mon service cette année est que nous avons eu le bonheur de recruter en janvier un nouveau collègue avec des compétences bien spécifiques qui s’ajoutent à notre éventail de services spécialisés qui forment notre mission. On savait depuis deux ans qu’il arriverait. Plus encore, un autre chirurgien devait se joindre à nous en juillet, mais voyant l’accueil en temps opératoire supplémentaire (0) et en équipement sur-spécialisé (0) au dernier arrivé, il a, sans surprise, décidé de rester en Ontario, où on l’avait envoyé se former pour enrichir notre milieu. Quand, en plus du temps opératoire et de l’équipement, on vous offre un salaire «de base» d’au moins 100 000$ de plus que le nôtre, les décisions de vivre en anglais deviennent plus facile! En parlant de bonheur professionnel qui devient un malheur pour le service, vous aurez compris, j’en suis sûr, que la baisse du nombre de chirurgies pour moi cette année est un effet de dilution dû à l’arrivée d’un nouveau chirurgien, ce qui apporte très peu à la population. Pourtant je vous assure que les besoins sont là et c’est dommage.ComparaisonsPour ne pas vous irriter avec des comparaisons inter-provinciales, ce qui permet d’affirmer plus facilement qu’on «brille parmi les meilleurs», laissez-moi au moins vous dire qu’à l’Institut Mutualiste Montsouris à Paris, où j’ai passé une année sabbatique en 2000, on a opéré en 2005 avec trois pneumologues et trois chirurgiens thoraciques, 750 patients. En 2005 à l’Hôpital Laval, (19 pneumologues et trois chirurgiens) : 559. Cette année nous sommes 20 pneumologues et 4 chirurgiens thoraciques. En date du 18 décembre, nous avons opéré 612 patients. Vendredi, dans trois jours, le bloc sera fermé pour environ deux semaines jusqu’en 2007. Gérer la liste d'attenteDepuis la fin novembre, j’ai commencé à «choisir», au meilleur de mon jugement clinique, les cancers ou autres lésions suspectes qui devraient pouvoir attendre en janvier ou février. Les deux dernières années, j’ai opéré à la fin février-début mars, les derniers cancers d’avant Noël. On verra bien cette année…Que dire de cette frustration fréquente d’opérer des tumeurs qui sont nettement plus grosses que sur les examens radiologiques faits plusieurs semaines plus tôt.Et je ne vous parle pas des patients sur ma liste qui ont — encore le concept bonheur-malheur — la chance de ne pas avoir un cancer mais le malheur d’attendre des mois des chirurgies pulmonaires ou oesophagiennes pour des conditions bénignes, certaines à risque de complications sérieuses, ou qui leur empoisonne leur qualité de vie. Pour les plus jeunes avec des malformations thoraciques sévères, je dois leur dire que mon délai actuel est entre 1an et demi et trois ans. J’essaie de prioriser les patients sur la CSST et la SAAQ que je vois pour une condition spécifique à ma spécialité, mais là encore, les attentes sont en mois.
En cette période pré-électorale je vous direz monsieur Charest : Je suis prêt!
Je suis prêt à opérer plus. Mais cette année, une action concertée m’a obligé à diminuer encore la cadence. D’ailleurs mon revenu baissera en conséquence. Et au cas où vous me diriez que justement, l’augmentation revendiquée par la FMSQ est déraisonnable, je vous répondrez que l’augmentation demandée en mon nom me consolera de me casser la tête à trier mes patients en risques cliniques et à leur expliquer quotidiennement les raisons des nombreux délais et à réviser avec mes trois autres collègues tous les jeudis matin notre liste d’attente pour gérer au mieux le dommage chronique et me faire l’avocat (sans les honoraires) de mon patient pour négocier un examen plus vite ou du temps opératoire supplémentaire. Et cela me consolera pour les fois où je dois vivre avec la déception d’avoir mal anticipé une complication ou une évolution tumorale plus rapide que prévue sur ma liste d’attente. Investir plusQuand on essaie de soigner chaque personne comme si c’était un membre de notre famille, soit la norme de la grande majorité de mes collègues médecins, vous comprendrez mon désarroi. Le Québec est la province qui investit le moins per-capita au pays (désolé pour la comparaison) dans les soins de santé, et çà parait. Et alors que d’autres provinces sont en équilibre budgétaire réel (pas comptable si j’ai bien compris le Vérificateur) malgré ces dépense plus lourdes, je me demande où va l’argent. Et comme c’est vous qui, ultimement, gérez notre argent, vous comprenez pourquoi je m’adresse à vous.En terminant, je me permets de partager cette lettre publiquement, au cas où d’autre personnes auraient de bonnes idées à vous lancer et je vous répète : Je suis prêt
Vais-je aller en prison?
Rosaire Vaillancourt, md frcsc
Chirurgien thoraciqueHôpital Laval, Québec
(À Jean Charest)D’entrée de jeu, je vous demanderai de ne pas pelleter ma lettre dans la cour de Monsieur Couillard. C’est vraiment à vous que je m’adresse. De plus, je vous rassure et vous confirme que cette lettre, une initiative personnelle n’est pas téléguidée par la FMSQ, bien que je supporte la légitime défense dont ils font preuve depuis votre loi de cet été. Je sais qu’il y a de lourdes pénalités prévues pour toute action concertée de la part des spécialistes qui diminuerait l’offre de service aux patients. Avez-vous prévu l’action concertée pour nous forcer à ralentir?En effet, alors que depuis cinq ans et demi que je pratique à l’Hôpital Laval, en chirurgie thoracique, j’opérais 165 à 170 patients par année, en date du 22 décembre prochain, dernière journée opératoire en 2006 pour moi, j’aurai opéré 30 patients de moins qu’en 2005, soit 140. Vais-je aller en prison?
Un cercle vicieux
À ma défense, je vous dirai que la règle d’or qu’on nous force à respecter le plus possible à la salle d’opération, ce n’est pas d’opérer le plus de patients possibles ou selon les besoins cliniques, mais bien de finir d’opérer avant 16h! Ce n’est pas de la mauvaise volonté ni administrative ni des infirmières ni des anesthésiologistes. Le sous-financement chronique fait qu’il manque de personnel et le manque de personnel force le temps supplémentaire qui engendre encore plus de manque de personnel par épuisement ou écoeurement, bref le cercle vicieux en spirale descendante. À un patient par jour, et à un ou deux jours par semaine, vous comprenez que la liste d’attente ne baisse pas vite. Il est vrai que j’opère 60% de mes patients en vidéo et que cela coûte plus cher. Dommage que le bloc opératoire ne reçoive pas une ristourne sur les durées de séjour post-opératoires raccourcies. Dommage que les employeurs des gens qui retournent ainsi plus vite au travail ne nous donnent pas une ristourne non plus. Çà ce serait un vrai PPP à l’avantage de la société.
Le recrutement, pas facile...
Le malheur dans mon service cette année est que nous avons eu le bonheur de recruter en janvier un nouveau collègue avec des compétences bien spécifiques qui s’ajoutent à notre éventail de services spécialisés qui forment notre mission. On savait depuis deux ans qu’il arriverait. Plus encore, un autre chirurgien devait se joindre à nous en juillet, mais voyant l’accueil en temps opératoire supplémentaire (0) et en équipement sur-spécialisé (0) au dernier arrivé, il a, sans surprise, décidé de rester en Ontario, où on l’avait envoyé se former pour enrichir notre milieu. Quand, en plus du temps opératoire et de l’équipement, on vous offre un salaire «de base» d’au moins 100 000$ de plus que le nôtre, les décisions de vivre en anglais deviennent plus facile! En parlant de bonheur professionnel qui devient un malheur pour le service, vous aurez compris, j’en suis sûr, que la baisse du nombre de chirurgies pour moi cette année est un effet de dilution dû à l’arrivée d’un nouveau chirurgien, ce qui apporte très peu à la population. Pourtant je vous assure que les besoins sont là et c’est dommage.ComparaisonsPour ne pas vous irriter avec des comparaisons inter-provinciales, ce qui permet d’affirmer plus facilement qu’on «brille parmi les meilleurs», laissez-moi au moins vous dire qu’à l’Institut Mutualiste Montsouris à Paris, où j’ai passé une année sabbatique en 2000, on a opéré en 2005 avec trois pneumologues et trois chirurgiens thoraciques, 750 patients. En 2005 à l’Hôpital Laval, (19 pneumologues et trois chirurgiens) : 559. Cette année nous sommes 20 pneumologues et 4 chirurgiens thoraciques. En date du 18 décembre, nous avons opéré 612 patients. Vendredi, dans trois jours, le bloc sera fermé pour environ deux semaines jusqu’en 2007. Gérer la liste d'attenteDepuis la fin novembre, j’ai commencé à «choisir», au meilleur de mon jugement clinique, les cancers ou autres lésions suspectes qui devraient pouvoir attendre en janvier ou février. Les deux dernières années, j’ai opéré à la fin février-début mars, les derniers cancers d’avant Noël. On verra bien cette année…Que dire de cette frustration fréquente d’opérer des tumeurs qui sont nettement plus grosses que sur les examens radiologiques faits plusieurs semaines plus tôt.Et je ne vous parle pas des patients sur ma liste qui ont — encore le concept bonheur-malheur — la chance de ne pas avoir un cancer mais le malheur d’attendre des mois des chirurgies pulmonaires ou oesophagiennes pour des conditions bénignes, certaines à risque de complications sérieuses, ou qui leur empoisonne leur qualité de vie. Pour les plus jeunes avec des malformations thoraciques sévères, je dois leur dire que mon délai actuel est entre 1an et demi et trois ans. J’essaie de prioriser les patients sur la CSST et la SAAQ que je vois pour une condition spécifique à ma spécialité, mais là encore, les attentes sont en mois.
En cette période pré-électorale je vous direz monsieur Charest : Je suis prêt!
Je suis prêt à opérer plus. Mais cette année, une action concertée m’a obligé à diminuer encore la cadence. D’ailleurs mon revenu baissera en conséquence. Et au cas où vous me diriez que justement, l’augmentation revendiquée par la FMSQ est déraisonnable, je vous répondrez que l’augmentation demandée en mon nom me consolera de me casser la tête à trier mes patients en risques cliniques et à leur expliquer quotidiennement les raisons des nombreux délais et à réviser avec mes trois autres collègues tous les jeudis matin notre liste d’attente pour gérer au mieux le dommage chronique et me faire l’avocat (sans les honoraires) de mon patient pour négocier un examen plus vite ou du temps opératoire supplémentaire. Et cela me consolera pour les fois où je dois vivre avec la déception d’avoir mal anticipé une complication ou une évolution tumorale plus rapide que prévue sur ma liste d’attente. Investir plusQuand on essaie de soigner chaque personne comme si c’était un membre de notre famille, soit la norme de la grande majorité de mes collègues médecins, vous comprendrez mon désarroi. Le Québec est la province qui investit le moins per-capita au pays (désolé pour la comparaison) dans les soins de santé, et çà parait. Et alors que d’autres provinces sont en équilibre budgétaire réel (pas comptable si j’ai bien compris le Vérificateur) malgré ces dépense plus lourdes, je me demande où va l’argent. Et comme c’est vous qui, ultimement, gérez notre argent, vous comprenez pourquoi je m’adresse à vous.En terminant, je me permets de partager cette lettre publiquement, au cas où d’autre personnes auraient de bonnes idées à vous lancer et je vous répète : Je suis prêt
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